<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741</id><updated>2012-01-09T18:13:58.000+01:00</updated><title type='text'>Scribere&amp;Amare&amp;Viare</title><subtitle type='html'>Ces trois mots représentent ma vie, présente et future. Ce blog, je l'espère, dévoilera qui je suis, ou plutôt ce que je suis.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Flo</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04624935008148073354</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>28</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-2578105359274801516</id><published>2010-12-10T01:43:00.001+01:00</published><updated>2011-07-20T01:46:14.439+02:00</updated><title type='text'>Korag Hache-Furieuse</title><content type='html'>&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"&gt;&lt;i&gt;Je m'appelle Korag Hache-Furieuse, chef du clan des Hache-Furieuses et fils de Lortog Hache-Furieuse lâchement assassiné par un chien puant. Je crache sur son honneur. Enfin il n'en a pas, tous ceux de mon clan le savent, c'est pourquoi ils me respectent malgré...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;i&gt;Je ne suis pas orc à pleurer et pourtant des larmes de haine pourraient aisément se répandre sur mes joues marquées par la guerre. Je ne m'épanche jamais, personne ne sait ce que je pense vraiment mais des flammes dansent dans mes yeux et au combat, je hurle vengeance. Les chiens me craignent, ils savent. Je ne comprends pas pourquoi ils restent avec ce lâche sans honneur. Mais peu importe, ils mourront.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je me lève de mon siège tandis que les anciens prient pour la bataille du lendemain. Il me faut aller encourager les guerriers. Ils sont féroces et bien entraînés mais nous serons inférieurs en nombre. Je sais que nous pouvons vaincre, les chiens sont à l'image de leur chef de meute : miteux et lâches. Pitoyable. Je salue les anciens d'un geste de profond respect et me dirige vers l'élite des Hache-Furieuses.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Salut  Korag ! m'adresse Gorg. Nos haches sont affutées et notre coeur est  prêt. Les crocs des Loup-Noirs ne nous atteindront pas.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Salut  Gorg, les loups sont devenus des chiens à la mort de leur ancien  chef. N'aie aucune pitié pour eux, ils ne méritent pas le nom  d'orc. Un orc sans honneur est comme une hache à la lame cassée,  il faut la jeter ou la réparer.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je me détourne et m'approche des plus jeunes et plus fougueux. Ils sont impatients d'en découdre. J'ai moi-même appris l'art du combat à certains d'entre eux et tous savent qu'il faut aborder la bataille avec calme. Mais, pour mes premiers affrontements, je n'étais pas différent. Je ne leur parle pas mais ma présence les enhardit encore.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Chef,  ils mourront ou nous mourrons, ces chiens ne méritent rien d'autre.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je fais un signe de tête à mes guerriers et je me dirige vers ma tente. Mon armure habille un mannequin de bois. Seul le pavois et la hache sont posés soigneusement sur une table. Je regarde quelques minutes l'héritage que mon père m'a laissé.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Korag  ? Viens ici.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Oui  Père.&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Tu  vois cette armure, ton grand-père la portait lorsqu'il a rejoint  les terres ancestrales. Moi-même, je mourrais aussi en la portant,  c'est ainsi qu'il faut périr. Dans les honneurs et les armes. Tu  comprends ?&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Oui,  je comprends Père. Mais j'ai pas envie que tu meures.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Lortog Hache-Furieuse lâcha un rire gras tandis qu'il ébouriffait mes cheveux. Lortog était mon père et à l'époque, j'avais quelques étés. Tout juste la force de lever une hache. Il avait décidé de me raconter une histoire qui devrait me servir quand je deviendrais chef du clan des Hache-Furieuses. Elle parle de l'armure qu'il me légua et que mes ancêtres ont portée sur bien des générations.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;- Tu  sais Fils. Ce métal est un trésor et il est la preuve que nous  sommes les maîtres des lieux. Personne ne pourra nous contredire  tant que nous possèderons cette armure. Le premier Hache-Furieuse  est venu s'installer ici après un long exode. Il cherchait une  terre d'accueil pour les siens et il l'a trouvée. Ce n'est que bien  des décennies plus tard que d'autres clans se sont établis sur les  terres voisines. Quoiqu'il en soit, en explorant aux alentours de  son campement, il découvrit ce qu'il pensa être une pierre mais en  réalité il constata vite que c'était un métal aux propriétés  uniques. Il rassembla tous les échantillons qu'il trouva sur le  site. Une fois qu'il fut sûr qu'il n'en restait pas, il se forgea  lui-même une armure, un bouclier et une hache. Depuis, cet héritage  passe de père en fils et chaque génération la porte avec fierté  car elle représente l'honneur du clan. Quand un ennemi la regarde  de trop près, c'est qu'il va mourir sous peu. Et beaucoup ont eu la  chance de la toucher jusqu'à maintenant.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Il me jeta alors un regard si plein d'orgueil qu'il lui était inutile d'exprimer sa pensée. Je n'oublierais jamais ce qu'il signifiait et je mettrais toujours un point d'honneur à retrouver le sentiment que j'ai éprouvé en posant mes yeux dans les siens.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Il  faut que tu saches une chose Korag. Bientôt, je vais unifier les  clans. La guerre dure depuis trop longtemps, la famine nous guette  et si notre peuple est trop affaibli, nous seront vulnérables pour  longtemps. Le fait est qu'avec cet héritage il me sera facile de  convaincre les chefs de clans. La plupart sont nos alliés mais  certains seront plus réticents. L'Armure Noire est le symbole de la  venue des orcs sur ces terres. Les autres clans savent qu'ils sont  tributaires de notre découverte. Notre nom et ce métal le leur  rappelle. C'est pourquoi il est impératif qu'elle reste dans notre  famille. Il ne faut surtout pas qu'un autre clan s'en empare car  elle est le meilleure moyen de fédérer les clans et cette tâche  doit nous revenir à nous ! A personne d'autre !&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Ce qu'il ne m'a pas dit à ce moment-là c'est que Loup-Noir voulait s'en emparer. S'il m'avait prévenu, j'aurais sûrement pu le sauver.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;Je sors brusquement de mes pensées en entendant un bruit au dehors. Je m'empare d'une peau afin de lustrer chaque parcelle du métal noir dont sont faites les différentes pièces de l'armure lourde qui me protègera. Elles sont ornées d'excroissances métalliques servant autant à intimider l'adversaire qu'à le blesser. Je m'occupe ensuite de nettoyer le pavois, lui aussi couverts de piques maintenant à bonne distance mes ennemis. Je saisis enfin ma hache afin d'en aiguiser les tranchants. Il lui faudra fendre parfaitement ces animaux puants.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="CENTER" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'aube se lève sur la plaine. Les Hache-Furieuses sont déjà prêts, les Loup-Noirs aussi. Nous nous faisons face. Personne ne demande une entrevue. C'est inutile. Aucun orc ne signera de reddition. J'exulte de rage et d'impatience. Chaque parcelle de mon corps tressaille à l'idée du combat à venir. Je réclame le sang de la vengeance tout comme mes frères. Je mets à hurler puissamment et ce cri de guerre terrifie mes ennemis. Mon clan entier me suit. Nous faisons un bruit monstrueux mais cela nous donne de la force. J'entends les chiens hurler à leur tour. Ils imitent le loup. Je souris férocement. Ils vont mourir.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je lève ma hache et j'ajuste mon pavois. Mes guerriers passent à l'offensive, mais à la manière des Hache-Furieuses, d'un pas lent et cadencé pour faire trembler le sol et pour économiser nos forces pour le combat. La meute de loups, elle, nous charge. Ils auront le privilège de la vitesse et nous, celui de la stabilité. Ils vont s'agglutiner sur le mur de nos boucliers et beaucoup vont périr. Les miens m'avaient demandé de rester en arrière-garde mais ça ne serait pas digne d'un Hache-Furieuse. Mon père était toujours en première ligne, contrairement au Loup-Noir qui tremble de peur et préfère rester dans l'ombre.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ils arrivent. Je me campe sur mes jambes et me protège avec mon rempart. Le premier vint s'empaler dessus, poussés par les siens. Je hurle de rage et j'abaisse ma hache sur le deuxième puis le troisième. Déjà un mont de cadavre se forme sur la première rangée. L'odeur du sang et de la mort m'enivre complètement. J'avance dans les rangs adverses avec la même efficacité meurtrière. Ils tombent tous autour de moi, aucun ne semble résister au tranchant de ma hache.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Alors que j'esquive l'attaque d'un des loups, je vois arriver un orc particulièrement svelte. Il avance vers moi d'un pas léger et rapide. Il ne s'occupe de personne et vient directement à ma rencontre. Mon adversaire s'arrête de me harceler lorsqu'il aperçoit le géant. Un calme malsain s'établit autour de nous tandis que nous nous faisons face. Je resserre mon emprise sur ma hache, réajuste mon bouclier et me campe sur mes jambes. Je lance un regard de défi à mon adverse.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ce dernier m'observe apparemment très sereinement. Il porte une armure d'un noir orangé particulièrement harmonieuse avec sa stature. Je sens qu'il dégage quelque chose de singulier. Un pressentiment inhabituel me saisit tandis qu'il tire de leurs fourreaux deux sabres ornés de runes étranges. Mon adversaire est donc un ambidextre ce qui fait de lui un fou ou un maître. Je penche instinctivement sur la deuxième solution et m'apprête à livrer un combat passionnant et difficile. Je lui souris, ravi d'avoir à affronter un ennemi de valeur.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Soudain, il se meut d'une manière si gracieuse qu'il semble m'hypnotiser mais je me rends vite compte qu'il s'approche dangereusement vite de moi. J'ai juste le temps de parer sa première attaque avant de recevoir un coup du deuxième sabre qui glisse sur mon épaulière. Je riposte immédiatement mais il est si rapide que ma hache fend le vide ce qui me déséquilibre. Je réagis immédiatement et je propulse mon bras gauche vers lui. Je réussis à parer son attaque et par un mouvement adroit de mon rempart je le désarme du premier sabre. Il est propulsé quelques mètres plus loin.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'entends mon adversaire rire. Il semble prendre autant de plaisir que moi à ce duel plutôt inattendu. Je lui lance un regard amusé avant de charger à mon tour. Le fait de n'avoir qu'un seul sabre ne semble pas trop le perturber. Il esquive une fois encore mon attaque et cette fois-ci il m'est impossible de parer un éventuel coup. Il aurait pu aisément me tuer mais il m'inflige une simple blessure superficiel. Je me relève immédiatement et plutôt que de me poser la question je lui rentre dedans avec mon rempart bardé de piques. Son armure amortit le coup mais il bascule sur le dos dans un râle surpris. Je suis moi-même quelque peu étourdi par le choc.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Korag  ! Vient vite ! C'est ton père, il vient d'être attaqué !&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Je me précipitai vers le lieu des cris, la peur au ventre, je dois le reconnaître. Mon père était sur le point de réussir son objectif, il ne restait que quelques clans à convaincre de le rejoindre. Les membres du clans s'écartèrent sur mon passage. Nous étions à quelques centaines de mètres de notre village, dans une clairière. Mon père était parti couper du bois comme tout orc se doit de le faire dans le clan. Il n'ordonnait jamais si lui-même ne le faisait pas. Il était respecté des siens car il avait le coeur juste.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Père  ! Hurlai-je. Père ! Réponds-moi !&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Un rapide coup d'oeil à sa blessure m'apprit qu'il ne survivrait pas. Ses poumons se remplissaient de sang et sa respiration était sifflante.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Père,  qui était-ce ? Dis-le moi ! Père !&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Loup-Noir...  Korag... Réussis là où... là où j'ai échoué.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp; &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Son corps tressaillit tandis qu'il rendait son dernier souffle. Je me mis à hurler ma haine et ma rage. Je voulais le venger tout de suite mais Nrirt, le vieux chaman, vint m'apaiser et me dit qu'il fallait nous préparer pour les rites funéraires. Je regardais l'ancien, les yeux dans le vague.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Il  est mort sans son armure. Un lâche l'a assassiné. Il ne pourra pas  aller aux terres ancestrales.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Personne ne répondit. Je me dirigeai vers ma tente, mon père dans les bras. Je le déposai sur mon lit.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le poing de mon adversaire vient frapper mon heaume, offrant à mes oreilles une résonnance qui me sort immédiatement de mes pensées. Je secoue la tête et je me mets à rire en regardant de plus près la protection crânienne de mon ennemi. Elle lui recouvre entièrement le visage et dessine une grimace parfaitement immonde.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Est-ce  une blague ?&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Je ne  pense pas. Bouge de là qu'on continue de se battre.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Hors de  question. Qui es-tu ? Tu sembles avoir plus d'honneur et de talent  que tous ces chiens réunis.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Qu'est-ce  que ça peut bien faire ? On m'a demandé de te tuer.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Tu en  as eu l'occasion et je me retrouve avec une griffe de chat.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Je suis  mercenaire. Loup-Noir m'a payé pour participer à cette bataille  dans l'unique but de me battre contre toi et de te ridiculiser.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Quelle  réussite...&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- En te  voyant combattre, je me suis demandé pourquoi il disait que tu  n'avais pas d'honneur. Du coup j'ai fait durer un peu le combat. Et  je pense qu'il ment.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- C'est  une longue histoire. Bon c'est pas tout ça mais des chiens  attendent impatiemment de goûter ma hache. Puisque tu es  mercenaire, rejoins mes rangs et je te pais le double de l'imbécile  qui m'a envoyé un demi-orc mercenaire comme adversaire.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Impossible...&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Allons  bon... fait pas le difficile... déjà que tu ressembles à un elfe  en dansant comme ça, m'oblige pas en plus à te tuer. Mon instinct  me dit que ça pourrait être une erreur.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Fais-moi  prisonnier alors...&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Pas de  quartier désolé...&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Dommage,  j'vais devoir te tuer.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- J'ai du  mal à voir comment.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il émet un rire féroce tandis que ses jambes se resserrent sur ma taille, me coupant ainsi le souffle.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Les  jambes des danseurs sont très musclées. Fais-moi prisonnier et je  relâche mon étreinte.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- C'est...  contre... mes principes ! Que je meurre.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Serais-tu  lâche finalement ?&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Que...  veux-tu... dire ?&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Que  mourir maintenant serait abandonner la tâche que t'as confié ton  père...&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Comment  sais...&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Peu  importe, fais-moi prisonnier et mets-les en déroute...&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- D'accord  !&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je me relève et tends la main à mon prisonnier. Je jette un coup d'oeil autour de moi et m'aperçoit que toute la scène n'a duré que cinq minutes. Je pars d'un rire franc.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Bon...  rends-toi à mon campement et va voir Nrirt, raconte lui ce qui de  se passer. Récupère tes armes, je ne te crains pas.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je m'élance au pas de course vers le groupe de combattants le plus proche et je me jette avec joie dans la mêlée. Bien que je ressente une certaine fatigue, le duel m'a redonné des forces ainsi que de l'espoir.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La matinée est déjà bien avancée quand j'entends les tambours battre la retraite. L'ennemi a perdu. Je tue tous ceux qui passent sous le fil de ma hache. Mes ordres sont clairs : pas de quartier. Je montre l'exemple. Il n'y a pas de place pour ces chiens. Je regarde autour de moi et je vois de nombreux frères morts. La victoire aura un goût amer pour longtemps mais j'ai prouvé à ma race que je ne suis pas un lâche, que j'ai de l'honneur mais ça ne suffira sûrement pas. Ils nous ont demandé de partir, de quitter les terres que nous leur avons trouvées.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="CENTER" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Une procession arrivait dans mon village. La mort de mon père avait vite fait le tour des différents clans et un chaos semblait vouloir s'installer car Lortog s'apprêtait à fédérer tous les orcs afin de faire régner quelques années de paix pour permettre à chaque tribu de se ressourcer. J'aperçus rapidement que ce n'était pas une simple visite de courtoisie. Je vis de nombreux chamans, Loup-Noir et une escorte de guerrier. Les miens s'emparaient déjà de leurs armes mais d'un geste je leur fis savoir de rester tranquille.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Je m'avançai vers eux accompagné de Gorg et Nrirt. Je les saluai tandis qu'ils m'opposaient un visage sévère.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Est-ce  ainsi que l'on salue un hôte, étrangers ? demandai-je, offensé  par leur manque de politesse.&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Nous  ne saluons pas un orc déshonoré, Korag Hache-Furieuse.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp; &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Bien que je sois habitué à garder un visage stoïque je ne pus pas cacher mon étonnement. Comme je ne répondais pas Loup-Noir prit la parole.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Tu  es bien silencieux Hache-Furieuse. Aurais-tu peur de quelque chose ?&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- De  quoi je me mêle sale chien ?&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Il  suffit ! C'est toi le chien Korag ! m'adressa un des chamans.  Comment oses-tu lui adresser la parole ?&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Et  depuis quand dois-je me plier à vos ordres alors que je suis chez  moi ?&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Ton  père est un orc sans honneur qui a assassiné la femme de Loup-Noir  alors qu'elle dormait.&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;J'accusais le coup avec une certaine difficulté ce qui dut se lire sur mon visage, car les chamans me fixèrent avec attention.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Comment  osez-vous porter une telle accusation ?&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Ce  guerrier dit avoir vu ton père pénétrer dans sa tente.&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Je fixai Loup-Noir droit dans les yeux et y vit une lueur de triomphe. Je compris ce que ce chien avait fait. Et cela me dégoûta profondément.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Il  ment, dis-je simplement. Comment croirai-je un vassal de Loup-Noir  alors que ce même Loup-Noir accuse mon père d'assassinat.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp; &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;L'un des chamans s'avança, s'appuyant sur son bâton afin de traîner ses faibles jambes vers moi. Je le laissai approcher.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Les  esprits ne mentent pas Korag. Et ils disent que ton père est bien  l'assassin de cette orque.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Je n'avais rien à répliquer. Que pouvais-je dire face à l'accusation des esprits eux-mêmes ? Ecœuré, je voulus m'en retourner vers ma tente mais Loup-Noir me retint.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Etant  donné que ton père est coupable d'assassinat et de manquement à  l'honneur, il est évident que tu ne peux prétendre fédérer les  orcs. Tu ne peux que partir de ces terres. Nous avons décidé de te  bannir, ton clan et toi. Nous te laissons un mois. Les chamans ont  aussi émis l'idée que tu laisses l'armure de ta famille car les  clans ne voudront jamais s'unir s'ils ne se retrouvent pas autour de  ce symbole.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Je ne pus m'empêcher de rire aux éclats en entendant cela. Il faut avouer que c'était très subtilement joué mais jamais je ne laisserais l'héritage de ma famille à qui que ce soit d'autre que mon fils.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Allez-vous  en... Je ne veux plus vous voir. Et... prépare tes guerriers...,  ajoutai-je en me tournant vers le chien galeux, je refuse de partir  sans laver le déshonneur qui tu as jeté sur mon clan. Nous nous  battrons contre ton clan et nous vaincrons.&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Cela  ne réparera pas la faute de ton père. Tu devras partir, objecta un  chaman.&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;- Tais-toi  vieux singe. Tu te laisses berner par les mauvais esprits que  t'envoies ce sorcier. Je ne saurais tolérer que tu m'adresses la  parole. Vous êtes tous devenus aveugles pour penser que mon père  ait pu s'abaisser à pareil acte. Vous ne méritez guère qu'on vous  sauve de la famine qui vous guette. Vous mourrez tous dans la honte  car quand vous devrez aller aux terres ancestrales, la porte vous  sera fermée et seuls les maîtres de ce sorcier, les démons, vous  accueilleront dans leurs tourments. Je crache sur vous, qui n'avez  rien d'autres que la bêtise pour guide.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Perdu dans mes souvenirs, je n'entends pas arriver Nrirt. Il pose une main sur mon épaule, comme s'il devine ce que je pense.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Korag,  nous n'avons pas le choix.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Je  sais, dis-je, résigné.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Tu dois  donner l'ordre de l'exode, les autres clans vont perdre patience.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Je  déteste fuir. C'est comme si je confirmais le fait que je n'ai pas  d'honneur.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Tu sais  que ce n'est pas le cas. Tu fais preuve de sagesse en sauvant ton  clan d'une mort certaine. Et nous savons tous les deux que tu n'as  pas perdu ton honneur. Le chien les a manipulé.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Ne  perdons-nous pas notre honneur quand les autres pensent que nous  n'en avons pas ? Peu importe la vérité, chacun voit ce qu'il veut.  Le chien les hypnotise, on dirait un serpent.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le vieux chaman se lève. Cela met fin à la discussion et me signifie qu'il est temps pour moi de sauver mon peuple.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;- Je vais  partir en avant avec quelques guerriers. Gorg prendra le  commandemant du clan pendant que je nous cherche une terre.&lt;/div&gt;- Korag ?  Que devons-nous faire du mercenaire ?&lt;br /&gt;- Rendez-lui  sa liberté. Il est brave. Qu'il fasse ce qu'il veut.&lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je sors de la tente et part donner mes ordres. Gorg remplira parfaitement son rôle de régent. Il m'a toujours été fidèle. Je sais qu'il aimerait m'accompagner mais je préfère savoir mon clan bien protégé. Je laisse les vétérans avec lui et je demande à deux jeunes guerriers de se préparer. Je les sais téméraire et sans peur. Ils seront à la hauteur.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="CENTER" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Cela fait des jours que nous parcourons les terres à la recherche d'un endroit où vivre. Mes deux compagnons sont courageux mais encore jeunes et faibles. Je n'aurais pas dû les emmener. Les conditions de voyage sont très rudes et ils s'affaiblissent de jour en jour. L'un deux s'est blessé en combattant un jeune loup affamé. Il avance courageusement mais sa blessure est infectée et je sens que la gangrène le gagne. Il faudrait l'amputer mais il ne pourrait plus marcher. Je ne sais trop quoi faire. Je décide de nous installer quelques jours au même endroit. J'ordonne aux deux guerriers de rester ensemble prêt du feu et de se reposer pendant que je vais chercher de quoi manger.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;Je mets une bonne heure pour attraper deux lapins. De quoi se faire un petit ragoût. Je reviens au campement que je retrouve ravager et aucune trace de mes deux compagnons. A voir les traces de sang au sol, je ne prends même pas la peine de les appeler. Ils sont morts ou pas loin de l'être. Je n'ai pas le temps de m'apitoyer sur mon sort. Je ne dois pas rester ici. Je fais mon paquetage et je continue d'avancer... Seul.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-2578105359274801516?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/2578105359274801516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=2578105359274801516&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/2578105359274801516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/2578105359274801516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2010/12/korag-hache-furieuse.html' title='Korag Hache-Furieuse'/><author><name>Gwen Paine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15910937510955210678</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-5204458688584194219</id><published>2010-05-11T16:39:00.058+02:00</published><updated>2010-05-20T02:14:52.370+02:00</updated><title type='text'>Maintenant, ces crédits sont à moi</title><content type='html'>Je vous présente un WIP d'un artiste du nom de &lt;a href="http://www.gregcervall.com/Bienvenue_Welcome.html"&gt;Greg Cervall&lt;/a&gt;. Il a réalisé une oeuvre sur le thème de Star Wars : The Old Republic en s'inspirant d'une nouvelle en cours d'écriture sur laquelle je travaille en tant que lectrice-correctrice. A la suite, vous aurez ses commentaires et son avancée dans le travail. Il y a trois topics concernant ce travail sur le forum de TOR : &lt;a href="http://www.swtor.com/fr/community/showthread.php?t=118139"&gt;Topic français 1&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.swtor.com/fr/community/showthread.php?t=133395"&gt;Topic français 2&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.swtor.com/fr/community/showthread.php?t=137935"&gt;Topic français 3&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.swtor.com/fr/community/showthread.php?t=118244"&gt;Topic anglais 1&lt;/a&gt;,  &lt;a href="http://www.swtor.com/fr/community/showthread.php?t=133397&amp;amp;highlight=lyn-me+surool"&gt;Topic anglais 2&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.swtor.com/fr/community/showthread.php?t=137940&amp;amp;highlight=lyn-me+surool"&gt;Topic anglais 3&lt;/a&gt;. Il est parti d'un sondage pour réaliser son illustration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;u&gt;15/02/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, je me lance. J'ai enfin récupéré un stylet qui marche pour ma  palette graphique et je vais essayer de m'en servir correctement !...&lt;br /&gt;Je lance ce post pour un petit "step by step" de la réalisation d'un  illustration que j'ai intitulé "Now, the credits are mine..." - pour  ceux que l'anglais rebute "Maintenant, c'est crédits sont à moi..." -.  Si l'on devait donner une petite histoire à ce dessin, disons que  l'héroïne est une jeune Twi’lek, contrebandière de son état, en escale  sur la planète Ord Mantell... Son nom est Lyn-Me Surool. Je vous laisse  imaginer l'histoire qui se passe dans une mauvaise cantina avec des  joueurs de Pazzak (ou de Sabacc, à vous de choisir) plutôt mauvais  joueurs ! Ça pourrait faire un bon post pour celui qui sait raconter de  belles histoires !&lt;br /&gt;Mais revenons à cette illustration...&lt;br /&gt;Je ne suis pas très rapide pour réaliser des oeuvres graphiques, mais  j'aimerai apporter une petite contribution à notre univers préféré !&lt;br /&gt;Donc, c'est parti... Voilà le premier croquis de mise en place :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-luQSzkJUI/AAAAAAAAAAw/Sb2sSpuhFX0/s1600/1.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470024448623256898" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-luQSzkJUI/AAAAAAAAAAw/Sb2sSpuhFX0/s320/1.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut imaginer la scène pour le moment ! Quelques lumières blafardes,  une ambiance enfumée, les cartes et les crédits sur la table... Et une  superbe Twi'lek qui se lève de sa chaise et brandit un pistolet  blaster... Glurps... Il n'est pas trop gros pour vos petites mains  délicates mademoiselle ??? Non ?... D'accord !... Oui, oui, je la  ferme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;18/02/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà où en est mon dessin. L'orientation du sondage FR / US* tend  plutôt à voir Lyn-Me en tenue "Sexy et Dangereuse" (76,47% pour les  Français et 59,46% pour les Anglophones) donc, vous pouvez découvrir  ci-dessous sa tenue pour l'occasion.&lt;br /&gt;Néanmoins, si la tendance change, je ferai les aménagements qui  conviennent !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-lu77e14hI/AAAAAAAAAA4/oWUD2fHZHEI/s1600/2.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470025198276567570" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-lu77e14hI/AAAAAAAAAA4/oWUD2fHZHEI/s320/2.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour ceux qui se demanderaient comment elle fait pour respirer - on  pourrait croire que sa cage thoracique est un petit peu entravée par son  bustier -, sachez que son costume est fait d'une matière  particulièrement élastique... et moulant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;22/02/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je pensais avancer un peu plus mon crayonné définitif ce week-end, mais  quelque chose me chiffonnait dans ma composition.&lt;br /&gt;J'ai changé quelque peu mon illustration pour qu'on voit l'un des  tricheurs pirates - un Zabrak tué -. Ça me travaillait trop qu'on ne  voit pas un cadavre fumant ! ;-)&lt;br /&gt;Dans cette histoire, si je ne montre pas de cadavre, on pourrait croire  que Lyn-Me se veut juste menaçante avec son blaster. Mais, en fait non.  Elle vient de frôler la mort et a eu la chance d'être plus rapide que  son adversaire... Et elle reste très froide, très maître de la  situation... Et là, on sait qu'elle ne rigole pas du tout !&lt;br /&gt;Vous pourrez remarqué le détail du trou au travers de la chaise du  joueur pirate. Fumée et odeur de cochon grillé garantie !&lt;br /&gt;J'ai rajouté également un joueur humain qui à le regard tourné vers le  cadavre fumant du Zabrak. Le 2e pirate, qui devrait se trouver à  l'extrémité droite de la table, reste hors champ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-lwQHsqWfI/AAAAAAAAABA/-ND85aTUGcY/s1600/3.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470026644664769010" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-lwQHsqWfI/AAAAAAAAABA/-ND85aTUGcY/s320/3.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;u&gt;23/02/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Amix, sur le post américain, m'a fait les remarques suivantes :  j'ai changé l'unité D2 pour une unité T comme celle qu'il y a dans  KOTOR. Il trouvait dommage que je n'ai pas dessiné une vue différente de  celle qu'on trouve partout sur le net... En fait, c'est vrai, je me  suis basé sur une vue de T3-M4. C'est assez difficile de trouver des  vues différentes de ce genre de droïde et je n'avais pas trop envie de  passer du temps à dessiner une pose originale. Je suis un peu fainéant  là dessus... Désolé !&lt;br /&gt;Il écrivait également que le blaster de Lyn-Me ressemblait trop à celui  de Han Solo et que, vu que la scène se déroule à l'époque de TOR, il  n'avait pas tort ! J'ai utilisé une vue d'un Merr Sonn Model 57. Le  pistolet blaster Merr-Sonn Model 57 est une arme similaire en apparence  au pistolet blaster lourd  BlasTech DL-44 de Han.&lt;br /&gt;J'ai donc travaillé sur un modèle de pistolet blaster lourd Mandalorien  qu'on trouve dans KOTOR. J'espère que le changement vous plaira.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l1ca5jXQI/AAAAAAAAABI/7_4AB94BXKI/s1600/4.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470032353535679746" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l1ca5jXQI/AAAAAAAAABI/7_4AB94BXKI/s320/4.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 179px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques personnages humains commencent à voir le jour sur  l'illustration : à l'extrémité gauche : Bant Fest , explorateur  survivaliste, bourru mais pas méchant, fumant l'équivalent d'un  cigare... Et au fond de la cantina, on aperçoit Neug Runwonder. C'est un  humain, jedi consulaire, solitaire et ami occasionnel de Lyn-Me.&lt;br /&gt;Saiyenara, qui est à l'origine de la création de ces  personnages, me les a décrit très précisément. Ils ne sont donc qu'à  l'étape d'ébauches, car j'ai un peu de travail dessus.&lt;br /&gt;Je continue de peaufiner mon crayonné. J'aime passer du temps sur les  petits détails - ceux qui disparaitront certainement lors de la mise en  couleur ! -, c'est relaxant et ça fait oublier les ennuis quotidiens et  le stress de la journée de boulot !&lt;br /&gt;L'étape suivante de ce crayonné sera une colorisation en niveaux de gris  de l'illustration. Cela me permet de bien localiser les futures  lumières et divers éclairages qui donneront vie à cette scène.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;24/02/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai bossé jusqu'à 2 heures du matin pour avancer un peu l'illustration.  J'ai fait un rapide placement 3D de la table et des chaises sous Cinema  4D pour avoir une perspective correcte des objets par rapport au décor  et à mes personnages. J'ai rajouté des crédits, des cartes et un verre  sur la table.&lt;br /&gt;Je pense que je vais faire tenir ce verre avec la main gauche de Bant  Fest, l'explorateur survivaliste qui se trouve à gauche de  l'illustration. Je vais commencer à détailler les costumes de tous les  joueurs de Sabbac de la table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ci-dessous, deux petites images du travail 3D pour placer les éléments  et le rendu en sketch &amp;amp; toon de la scène :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l2cPohE3I/AAAAAAAAABQ/2hVENGoReTw/s1600/5.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470033450023064434" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l2cPohE3I/AAAAAAAAABQ/2hVENGoReTw/s320/5.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 194px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l2cBvNJ3I/AAAAAAAAABY/OAKEc8nMb6U/s1600/6.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470033446293022578" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l2cBvNJ3I/AAAAAAAAABY/OAKEc8nMb6U/s320/6.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l2cBvNJ3I/AAAAAAAAABY/OAKEc8nMb6U/s1600/6.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;Et ici, l'intégration du décor dans l'illustration...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l28yipfcI/AAAAAAAAABg/Ut9C1Tr2xGs/s1600/7.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470034009149504962" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l28yipfcI/AAAAAAAAABg/Ut9C1Tr2xGs/s320/7.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai presque terminé le pistolet blaster, mais, mes paupières se  fermaient toute seule et j'ai dû arrêter là ! Je continue ce midi à ma  pose... Ça avance, doucement, mais surement !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Hop... Voilà la dernière mise à jour.&lt;br /&gt;Bant Fest est pratiquement finalisé. Le pistolet blaster de Lyn-Me  également. Voilà l'avancée de l'illustration :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l3QejB-6I/AAAAAAAAABo/p49dQS6xK5o/s1600/8.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470034347379784610" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l3QejB-6I/AAAAAAAAABo/p49dQS6xK5o/s320/8.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je joue le gros fainéant et je fais une pose. Je m'y remets  demain...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;26/02/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vous glisse ici des gros plans de Lyn-Me, de Bant Fest, l'explorateur  survivaliste à gauche, et du pistolet blaster de notre belle Twi'lek.  J'espère que vous apprécierez les détails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l3o5pMsyI/AAAAAAAAABw/vSCl6ou3mBs/s1600/9.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470034766970270498" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l3o5pMsyI/AAAAAAAAABw/vSCl6ou3mBs/s320/9.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 108px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voilà l'illustration à son stade actuelle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l3xIovEXI/AAAAAAAAAB4/AAfQxAAJoEY/s1600/10.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470034908433813874" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l3xIovEXI/AAAAAAAAAB4/AAfQxAAJoEY/s320/10.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a eu quelques petits changements presque imperceptibles. J'ai  décalé un peu Lyn-Me sur la gauche car l'angle du fauteuil tombait  exactement sur la courbe de sa cuisse. C'était pas terrible... De même  que le fauteuil du joueur Rodien, car, avec la position qu'il avait, il  ne pouvait pas être physiquement assis dessus. Ce qui est, là aussi, pas  terrible !&lt;br /&gt;Je continue d'avancer ce soir. J'espère pouvoir terminer notre ami  Rodien qui s'appelle Mak Ilo dans notre histoire... et avancer Hay'ko  Rul, le pirate Zabrak que Lyn-Me vient d'abattre.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;28/02/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;Petite mise à jour du week-end. Tous les personnages au premier plan  sont terminés. Je commence à m'attaquer sérieusement à ceux derrière.  Voilà où j'en suis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l4KXwvJBI/AAAAAAAAACA/a8Rf34kVwKs/s1600/11.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470035341990634514" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l4KXwvJBI/AAAAAAAAACA/a8Rf34kVwKs/s320/11.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai eu du mal à être satisfait de mon Rodien. J'ai passé trop de temps  dessus au final !... Mais j'en suis enfin satisfait : il n'est pas si  mal, non ? Le Zabrak est bel et bien mort... Vu le trou derrière son  crane. Snif... J'espère qu'il n'avait pas de famille ! ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;02/03/2010&lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;J'ai passé un peu de temps sur la modélisation de la cantina, avec des  essais d'éclairages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l4m6eu2WI/AAAAAAAAACI/FM0IxpfkV_E/s1600/12.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470035832346696034" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l4m6eu2WI/AAAAAAAAACI/FM0IxpfkV_E/s320/12.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 168px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je pense partir sur cette base d'ambiance pour l'illustration&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l4wj5WTGI/AAAAAAAAACQ/Ct7SA2dsFmY/s1600/13.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470035998083009634" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l4wj5WTGI/AAAAAAAAACQ/Ct7SA2dsFmY/s320/13.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 192px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'ai pas eu le temps d'intégrer les personnages, mais je vous laisse  imaginer le résultat !&lt;br /&gt;Ça sera ma prochaine étape, avec les premiers essais de lumière sur les  personnages...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;05/03/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai arrangé un peu l'éclairage et l'ambiance au niveau du décor 3D et  je crois que maintenant, je tiens une bonne base de travail.&lt;br /&gt;J'ai intégré les personnages et je vais pouvoir commencer à rechercher  les éclairages qui conviendront le mieux pour la scène.&lt;br /&gt;Et pour ceux qui seraient aveugle, oui, j'ai fait une symétrie de mon  illustration... Cela me choquait trop que Lyn-Me soit gauchère... Désolé  ! Et en fait, je m'aperçois que cette nouvelle vision de mon travail  marche bien de ce côté là également.&lt;br /&gt;Dites moi ce que vous en pensez :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l5H7hVsnI/AAAAAAAAACY/dcgCIQd_8Yk/s1600/14.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470036399561749106" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l5H7hVsnI/AAAAAAAAACY/dcgCIQd_8Yk/s320/14.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;06/03/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je profite de ce nouveau post pour expliquer un peu  mieux pourquoi j'ai réaliser une symétrie de l'illustration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce choix n'est pas innocent et n'a rien à voir avec le fait que Lyn-Me  puisse être droitière ou gauchère - comme j'ai pu l'écrire plus haut -.  Désolé pour ceux qui auraient pû croire que je n'aimais pas les gauchés !  ;-)&lt;br /&gt;En image, ça serait mieux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l5p7-SpLI/AAAAAAAAACg/MHB14IvIPIw/s1600/15.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470036983798736050" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l5p7-SpLI/AAAAAAAAACg/MHB14IvIPIw/s320/15.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans un premier temps, comme vous l'avez découvert tout au long de ce  post, la composition plaçait Lyn-Me à gauche (A). Si vous regardez les &lt;a href="http://www.absolut-photo.com/cours/composition/compo_4.php" target="_blank"&gt;lignes de force &lt;/a&gt;de cette illustration (B - lignes en  vert) et celle d'un découpage classique centrale (B - en rouge),  j'avais placé Lyn-Me sur celle de gauche et le Zabbrak mort sur celle de  droite. La lecture d'une image se fait toujours en Z (C), de gauche à  droite puis en descendant. Ma composition était en angle fermée (D) : on  découvrait d'abord le personnage principal à gauche, et notre sens de  lecture nous amenait naturellement à finir la lecture sur le Zabbrak  mort. Mais du coup, l'illustration se fermait. La synthèse de la  signification de mon croquis donnait donc : 1. On découvre Lyn-Me, 2.  qui tient un blaster, 3. parce qu'elle vient de tuer un Zabbrak qui  tentait de la voler en trichant...&lt;br /&gt;Maintenant, regardons cette nouvelle composition (E) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l6M8Ccj8I/AAAAAAAAACo/d8fu40CPrQk/s1600/16.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470037585111584706" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l6M8Ccj8I/AAAAAAAAACo/d8fu40CPrQk/s320/16.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les personnages sont toujours placés sur les &lt;a href="http://www.absolut-photo.com/cours/composition/compo_4.php" target="_blank"&gt;lignes de force &lt;/a&gt; de l'illustration (F), mais cette  fois ci, en suivant le balayage de l'illustration (G), on tombe en  premier sur le visage de Lyn-Me qui regarde le Zabbrak mort, et on voit  les Crédits à la fin. L'illustration se compose mieux car, elle s'ouvre  vers Lyn-Me, comme on peut le voir en (H).&lt;br /&gt;Vous vous rappelez sans doute que l'illustration s'intitule "Maintenant,  ces Crédits sont à moi"... Hé bien, si on regarde la première moitié  gauche de l'illustration, on a : "Maintenant [que tu es mort]" et pour  la deuxième moitié droite "ces Crédits [que tu as essayé de me voler]  sont à moi [moi : Lyn-Me]...&lt;br /&gt;Tout ça semble plus logique au final comme composition.&lt;br /&gt;Je fais régulièrement des symétries de mes crayonnés. Cela me permet  d'avoir un oeil neuf sur mon travail. Les erreurs me sautent aux yeux  !... Et c'est pour ça que j'ai préféré faire cette modification.&lt;br /&gt;J'ai été un peu long pour une bête explication... Désolé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;09/03/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon... J'ai beaucoup hésité à poster cette mise à jour de mon  illustration, parce que, pour le moment ça ne ressemble à pas grand  chose !...&lt;br /&gt;Je cherche les couleurs, je pose les ombres... Tout cela avance à petits  pas...&lt;br /&gt;Le gros du travail va commencer demain car je vais entamer l'étape de  réalisation finale.&lt;br /&gt;Pour l'instant, voilà les différentes stades de l'illustration que j'ai  faite :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/ Dans un premier temps, j'ai choisi la couleur de fond de la cantina,  qui sera dans des teintes bleues, ce qui contrastera pas mal avec la  table où Lyn-Me se trouve, qui elle est censée diffuser une lumière plus  chaude. Je pose les premières couleurs des personnages :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l6o91rR6I/AAAAAAAAACw/M0Kszt1D8-U/s1600/17.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470038066631231394" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l6o91rR6I/AAAAAAAAACw/M0Kszt1D8-U/s320/17.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;2/ Ensuite, je pose vite fait les ombres. Comme la lumière et les ombres  fonctionnent mieux en contraste également, je choisi des ombres froides  pour les personnages autour de la table et des ombres chaudes pour ceux  en arrière plan, qui eux, se trouvent baignés dans une lumière froide :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l6yZ4FXjI/AAAAAAAAAC4/L5FIogRdaNk/s1600/18.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470038228776345138" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l6yZ4FXjI/AAAAAAAAAC4/L5FIogRdaNk/s320/18.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;3/ Je redonne une teinte particulière sur certaines parties de  l'illustration, qui correspond à celle du fond ou des matériaux dont la  couleur se diffuse sur les autres éléments proches. Un peu de lumière et  de fumée pour agrémenter le tout :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l675amv_I/AAAAAAAAADA/34jFmiqjgVA/s1600/19.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470038391861460978" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l675amv_I/AAAAAAAAADA/34jFmiqjgVA/s320/19.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je vous l'écrivais plus haut, ça ne ressemble pas encore à grand  chose. Mais c'est une étape intermédiaire importante. Je pense que les  suivantes seront plus flagrantes et certainement plus appréciables !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;11/03/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;Bon... J'ai tout remis à plat au niveau de mes couleurs. Comme je  n'étais pas vraiment encore convaincu, j'ai préféré travailler sur le  décor. J'ai texturé et finalisé les murs, changé la couleur pour un bleu  plus électrique... Là, on peut dire que le fond est fini. Je peux  entamer les personnages...&lt;br /&gt;Je savais bien qu'il ne fallait pas que je montre cette étape !!! ;-)&lt;br /&gt;Pour ce qui est du blaster, comme je l'expliquais plus haut, ce ne sont  que des couleurs de base. Ma méthode de travail est de partir très foncé  et de monter les volumes en éclaircissant au fur et à mesure. Je  termine par les reflets et les choses très brillantes. Je vous redonne  un lien &lt;a href="http://greg.cervall.website.free.fr/gregcervall/index.php?2008/06/22/35-arthas-deuillegivre-arthas-frostmourne" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; pour vous montrer un exemple avec une ancienne  illustration.&lt;br /&gt;C'est assez difficile de donner une idée car mon travail évolue pas mal  en court de réalisation. Voilà le décor en l'état actuel :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l7hZJJWsI/AAAAAAAAADI/B0Etj4C8ZoM/s1600/20.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470039036033325762" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l7hZJJWsI/AAAAAAAAADI/B0Etj4C8ZoM/s320/20.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et un petit gros plan pour rigoler !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l7oxn-6WI/AAAAAAAAADQ/wXe07YMaoKE/s1600/21.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470039162864200034" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l7oxn-6WI/AAAAAAAAADQ/wXe07YMaoKE/s320/21.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 190px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il manque encore un peu de travail sur les accessoires au dessus du bar,  genre tuyaux, etc. Ça viendra un peu plus tard.&lt;br /&gt;Maintenant que le fond me plait plus, je vais enfin pouvoir commencer  les personnages en arrière plan... Ça va être sympa, j'en salive  d'avance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;12/03/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu le temps de bien avancer notre ami Jedi, Neug Runwonder, en  arrière plan.&lt;br /&gt;Voilà un gros plan de lui, l'image est presque à 100% ici  :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l8YHJdgII/AAAAAAAAADg/wTK-DlFlDSw/s1600/21+bis.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470039976095613058" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l8YHJdgII/AAAAAAAAADg/wTK-DlFlDSw/s320/21+bis.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 202px;" /&gt;&lt;/a&gt;Doucement, ça avance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;16/03/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai un peu avancé sur l'Ithorien en arrière plan. Voilà un gros plan de  l'illustration :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l8BD5NptI/AAAAAAAAADY/T3OX1ihx34o/s1600/22.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470039580085167826" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l8BD5NptI/AAAAAAAAADY/T3OX1ihx34o/s320/22.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 153px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je viens de finaliser le Gran et j'ai apporté quelques petites  modifications sur l'Ithorien et Neug.&lt;br /&gt;Voilà l'illustration en cours :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l8-T9XrRI/AAAAAAAAADo/B2f--5SYcbU/s1600/23.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470040632369589522" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l8-T9XrRI/AAAAAAAAADo/B2f--5SYcbU/s320/23.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 83px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;18/03/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai un peu de mal à travailler rapidement cette illustration en ce  moment... Rhume et fatigue... J'espère que vous m'excuserez de ne pas  vous la montrer plus avancée !...&lt;br /&gt;J'ai testé un petit logiciel de capture d'écran sur Mac. Ça s'appelle  iShowU et c'est vraiment sympa. Je m'achèterai une licence en avril ; je  pourrais enfin vous montrer en vidéo comment je travaille !...&lt;br /&gt;En attendant, voilà le process de réalisation du droïde T3-R4 en  plusieurs étapes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l9Sm0nIfI/AAAAAAAAADw/frkxuKb8Rok/s1600/24.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470040981030511090" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l9Sm0nIfI/AAAAAAAAADw/frkxuKb8Rok/s320/24.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 135px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A. Je pars toujours de mon crayonné de base pour commencer ;&lt;br /&gt;B. Je pose ensuite une première couche de la couleur la presque plus  foncé de mon illustration ;&lt;br /&gt;C. Je commence à éclaircir la teinte et à mettre les éclairages et  autres détails ;&lt;br /&gt;D. Ici, on voit qu'avec l'éclairage de la table, le droïd prend un autre  aspect. Il n'est pas encore terminé mais les détails apparaissent dans  les lueurs de la cantina... J'ai quand même pas mal de boulot avant  qu'il soit parfait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;22/03/2010&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Bon... J'ai fait une petite vidéo de mon travail de ce midi. 1h30 en  tout, mais accélérer à 700%, on arrive à 10 minutes de vidéo pour être  mis sous YouTube. C'est pas encore super génial, vous allez juste voir  le pointeur de la souris aller et venir... et l'illustration de T3-R4 se  finaliser devant vos yeux ! J'aurais aimé faire un bref commentaire  audio, mais je n'ai pas eu le temps. Je le ferai plus tard, pour vous  expliquer comment je fais quoi - pour ceux que ça intéresse - .&lt;br /&gt;Voilà le &lt;a href="http://greg.cervall.website.free.fr/gregcervall/index.php?2010/03/22/52-first-video" target="_blank"&gt;lien&lt;/a&gt; pour visionner la vidéo. C'est du vite fait,  soyez tolérant ! C'est assez long à charger, mais ça marche... Regardez  la en plein écran !&lt;br /&gt;Et voilà un gros plan de T3-R4 finalisé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l9zsebzdI/AAAAAAAAAD4/9sZScx0SzZQ/s1600/25.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470041549483789778" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l9zsebzdI/AAAAAAAAAD4/9sZScx0SzZQ/s320/25.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 279px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Encore un peu de lumière sur son arrière et il sera vraiment fini. J'ai  mis un effet toile sur mon illustration. Je trouve ça très sympa quand  j'en sors une version papier, car on dirait qu'elle a été réalisée sur  une toile de peinture et peinte à l'huile...&lt;br /&gt;Demain, j'attaque Bant Fest, le joueur humain à droite de la table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;24/03/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hop... Une toute petite mise à jour de mon travail de ce midi...&lt;br /&gt;Comme je l'écrivais hier, j'ai commencé Bant Fest. Voilà, à 14 heures,  où j'en étais :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l-LPuZuOI/AAAAAAAAAEA/av8Eorv27RI/s1600/26.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470041954082994402" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l-LPuZuOI/AAAAAAAAAEA/av8Eorv27RI/s320/26.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 226px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai également mis en ligne la vidéo de cette partie de mon travail &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=9toKaObWiok" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Rien d'extraordinaire, c'est juste pour alimenter un peu ce post !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;26/03/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vrouuuuuuuummmm...&lt;br /&gt;Bant Fest avance. J'ai finalisé son visage ce midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l-wDhDbvI/AAAAAAAAAEI/qI66rq_uN_8/s1600/27.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470042586460942066" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l-wDhDbvI/AAAAAAAAAEI/qI66rq_uN_8/s320/27.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 226px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez également visionner la vidéo &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=l3KVN8vQ5Cc" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Maintenant, il faut que je m'attaque à sa tenue, ses mains et le contenu  de son verre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;30/03/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pffffffffffffffffff ! J'ai enfin finalisé notre ami Bant Fest...&lt;br /&gt;Ça a été long et j'ai passé beaucoup trop de temps sur lui... Beaucoup  de retouches de couleur avant d'avoir la teinte que je voulais.&lt;br /&gt;Voilà un gros plan de lui :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l_BrYVFjI/AAAAAAAAAEQ/lQknCUZI5qo/s1600/28.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470042889219544626" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l_BrYVFjI/AAAAAAAAAEQ/lQknCUZI5qo/s320/28.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 162px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et voilà où en est l'illustration dans son ensemble :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l_4rFWhQI/AAAAAAAAAEg/UMlBKXIzOoM/s1600/29.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470043834032751874" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-l_4rFWhQI/AAAAAAAAAEg/UMlBKXIzOoM/s320/29.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;02/04/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. J'ai pas mal réfléchi et j'ai essayé une autre méthode de travail.  En fait, je n'arrivais pas à être satisfait de mes premières couleurs  sur Mak Ilo, le joueur rodien.&lt;br /&gt;J'ai donc choisi de recommencer à travailler en niveau de gris. Sans me  préoccuper de cette fichue couleur, je peux me concentrer sur la lumière  et l'éclairage sur Mak Ilo.&lt;br /&gt;J'avais déjà expérimenté cette technique avec cette &lt;a href="http://greg.cervall.website.free.fr/gregcervall/images/Billet_OEUF_CUBE_102007/image6.jpg" target="_blank"&gt;illustration&lt;/a&gt; - vous pouvez trouver le descriptif  complet de cette illustration &lt;a href="http://greg.cervall.website.free.fr/gregcervall/index.php?2007/11/22/6-pin-up-l-oeuf-cube-oeuf-cube-s-pin-up" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; -, et le décor de fond d'&lt;a href="http://greg.cervall.website.free.fr/gregcervall/images/Billet_Arthas_Deuillegivre/Arthas_Step2/image2.jpg" target="_blank"&gt;Arthas&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;En fait, je m'aperçois que j'aurais dû rester sur cette méthode de  travail beaucoup plus tôt, et notamment sur Bant Fest.&lt;br /&gt;Mais bon... C'est en faisant des erreurs qu'on progresse. Et puis, je  suis toujours à la recherche d'une méthode de travail efficace. Ça  m'aidera pour plus tard, quand je ferai d'autres illustrations, j'espère  !&lt;br /&gt;Vous pouvez découvrir la vidéo HD de cette première étape de travail sur  Mak Ilo &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=P0mfNBWHjh8" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; - vidéo YouTube -.&lt;br /&gt;1h30 de travail ce midi, accélérée à 1000%... Zoooouuuuuu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;06/04/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;Mak Ilo est en bonne voie!...&lt;br /&gt;Le fait d'avoir recommencé à le traiter en niveau de gris m'a beaucoup  aidé.&lt;br /&gt;Voilà un petit aperçu de sa réalisation en cours :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mA5eeVoMI/AAAAAAAAAEo/exWU1Fehizg/s1600/30.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470044947339387074" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mA5eeVoMI/AAAAAAAAAEo/exWU1Fehizg/s320/30.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 288px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas attaqué les éclairages sur ses "cheveux", mais les volumes  de ce personnage commencent à bien se dessiner.&lt;br /&gt;C'est assez drôle de visualiser sa propre illustration en noir et blanc.  Je vous le recommande chaudement, tout comme le fait de faire des  symétrie, car cela donne vraiment un oeil neuf sur l'ensemble du  contraste et de la luminosité de votre travail.&lt;br /&gt;Je continue ce midi, car ce week-end, j'ai été assez fainéant et je n'ai  pas beaucoup avancé.&lt;br /&gt;Honte sur moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hop... Mise à jour du mardi soir.&lt;br /&gt;Mak Ilo est pratiquement finalisé. Je le stop là pour le moment et je  ferai comme pour Bant Fest, je réglerai les derniers détails quand tout  sera fini !&lt;br /&gt;Voilà un gros plan de lui :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mBW2jtsmI/AAAAAAAAAEw/ncPSWZJwIWc/s1600/31.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470045452020593250" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mBW2jtsmI/AAAAAAAAAEw/ncPSWZJwIWc/s320/31.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 312px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et voilà où en est l'illustration dans son ensemble :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mBgUTj6wI/AAAAAAAAAE4/3T0Z2QauAS8/s1600/32.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470045614624729858" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mBgUTj6wI/AAAAAAAAAE4/3T0Z2QauAS8/s320/32.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;07/04/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mise à jour du mercredi 7 avril...&lt;br /&gt;Ce midi, j'ai commencé à travailler sur le pirate zabrak mort : Hay'ko  Rul. Je continue ma méthode de réalisation en niveau de gris car ça  marche plutôt pas mal. Je monte les ombres doucement. Ça prend forme...&lt;br /&gt;J'ai également cherché de la documentation visuelle sur des crédits et  des cartes de sabaac. J'ai trouvé mon bonheur et je pense intégrer tout  cela prochainement à l'illustration, après les avoir redessinés au  propre.&lt;br /&gt;Pour le moment, ce soir, je me suis fait un petit plaisir en travaillant  sur des petits détails, comme le trou fait par le blaster de Lyn-Me  dans la chaise du zabrak et des tuyaux en arrière plan du bar de la  cantina.&lt;br /&gt;Rien de spécial donc, mais ça détend !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mCHC-lItI/AAAAAAAAAFA/Uo2xufpWS3c/s1600/33.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470046279988224722" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mCHC-lItI/AAAAAAAAAFA/Uo2xufpWS3c/s320/33.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 222px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;08/04/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;Hier soir, je ne vous avez pas montré Hay'ko Rul car je ne l'avais pas  assez avancé.&lt;br /&gt;Voilà donc les premiers volumes et couleurs. J'ai à présent une bonne  base de travail pour le terminer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mDh4oAXWI/AAAAAAAAAFI/JjlDHulz4_g/s1600/34.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470047840577281378" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mDh4oAXWI/AAAAAAAAAFI/JjlDHulz4_g/s320/34.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mak Ilo a subit quelques changements au niveau de sa tête. Sa  morphologie ne me plaisait pas encore assez...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;12/04/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;Une toute petite mise à jour pour vous montrer le travail sur le design  des crédits et des cartes de Sabacc. Je vous ai fait une vue 3D  différente de celle de l'illustration pour que vous puissiez mieux voir  les détails sur ces petits objets :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mD-zjexfI/AAAAAAAAAFQ/61tWXQwZsJM/s1600/35.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470048337432331762" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mD-zjexfI/AAAAAAAAAFQ/61tWXQwZsJM/s320/35.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 262px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Rien d'extraordinaire me direz-vous, surtout qu'en plus, on les voit à  peine sur l'illustration finale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mENRH-_iI/AAAAAAAAAFY/VeGvU24iXkc/s1600/36.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470048585888235042" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mENRH-_iI/AAAAAAAAAFY/VeGvU24iXkc/s320/36.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 65px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mais bon... C'est rigolo à faire !&lt;br /&gt;Ce soir, je devrais finaliser Hay'ko Rul...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;13/04/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;Hop... Voilà Hay'ko Rul finalisé... Ce mauvais pirate zabrak n'avait  qu'à pas se frotter à Lyn-Me ! Il a joué et perdu !... Vous en serez  plus dans la nouvelle que Saiyenara est en train de finaliser de son côté.&lt;br /&gt;Voilà un gros plan de lui :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mEo03NiiI/AAAAAAAAAFg/l94xN5IRMkA/s1600/37.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470049059338029602" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mEo03NiiI/AAAAAAAAAFg/l94xN5IRMkA/s320/37.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 170px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et comme d'habitude, l'illustration dans son ensemble...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mE0LUnGKI/AAAAAAAAAFo/iCr5uyGe6Rc/s1600/38.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470049254345480354" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mE0LUnGKI/AAAAAAAAAFo/iCr5uyGe6Rc/s320/38.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Oups... On dirait qu'il ne manque plus que notre belle twi'lek à l'appel  !...&lt;br /&gt;Vivement ce soir que j'y travaille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;15/04/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hop, me revoilà...&lt;br /&gt;Voilà pour vous, en avant première mondiale - bande de veinards !  - les premiers volumes  de Lyn-Me.&lt;br /&gt;Depuis lundi soir, je filme les étapes de mon travail sur ma jolie  twi'lek. Je créerai une vidéo avec des commentaires quand elle sera  finie, tout spécialement dédiée à sa réalisation. J'en salive d'avance  !!!&lt;br /&gt;Pour le moment, j'ai juste placé quelques éclairages discrets et j'ai  fait la même chose pour les ombres, toujours en commençant avec un  travail en niveau de gris. Il y a encore pas mal de réglages à faire  quand même !&lt;br /&gt;J'ai laissé le crayonné de Lyn-Me par dessus pour que vous puissiez  mieux vous rendre compte des différents volumes. Sans le crayonné, c'est  moins... sympa, je dirai !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mFtbKf_jI/AAAAAAAAAFw/tRr9xPHyKhE/s1600/38+bis.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470050237850582578" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mFtbKf_jI/AAAAAAAAAFw/tRr9xPHyKhE/s320/38+bis.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;19/04/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;Mise à jour de lundi 19 avril...&lt;br /&gt;Lyn-Me commence à prendre forme. Ses volumes se dessinent de plus en  plus nettement et j'ai posé les bases de sa couleur définitive. Encore  pas mal de boulot avant la fin, mais ça avance...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mF9wun2WI/AAAAAAAAAF4/KntJjnZgQ1g/s1600/39.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470050518517143906" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mF9wun2WI/AAAAAAAAAF4/KntJjnZgQ1g/s320/39.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 218px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il reste énormément de détails à faire, notamment sur son blaster, ses  vêtements... Son visage également. Je dois assombrir encore pas mal  certaines zones pour avoir le volume idéal... Et les lumières  définitives arriveront en dernier.&lt;br /&gt;Pas évident tout cela. Entre l'éclairage du bas, les autres diffus tout  autour, pour choisir la bonne lumière je me bats contre moi-même !!!  Ombres propres, ombres portées, réflexion de la lumière et des  couleurs... Au secours !!!&lt;br /&gt;Mais j'y arriverai, nom d'un bantha !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;21/04/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;Ce midi, je m'étais concentré sur la poitrine de Lyn-Me... et ce soir  sur son blaster !&lt;br /&gt;Sans doute pour reposer mes yeux !&lt;br /&gt;Le blaster commence à avoir de la gueule. Voilà un gros plan du travail  en cours dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mGPzYdBnI/AAAAAAAAAGA/U44wt4yXEJg/s1600/40.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470050828467111538" src="http://4.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mGPzYdBnI/AAAAAAAAAGA/U44wt4yXEJg/s320/40.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 286px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;23/04/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;Hop... C'est le Fan Friday, alors voilà une petite mise à jour de  l'illustration.&lt;br /&gt;D'abord, j'ai beaucoup éclaircie le blaster. Encore un peu de travail  dessus et il sera terminé.&lt;br /&gt;Pour Lyn-Me, j'ai redessiné les ombres et les volumes apparaissent  mieux. Il manque maintenant les lumières, beaucoup de travail sur le  visage - lèvres, etc. - et ses accessoires.&lt;br /&gt;Sinon, pour avoir réfléchi sur un tatoo... Pourquoi pas ?!!&lt;br /&gt;Et si c'était un tatouage qui rappellais un dragon Krayt ? Histoire  vécue ? Emblème de famille ???&lt;br /&gt;Je laisse l'imagination de mes deux compères Saiyenara et GwenPaine travailler dessus...&lt;br /&gt;Voilà un essai :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mGuYqe1iI/AAAAAAAAAGI/nOWfRDVl0Ns/s1600/41.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470051353870915106" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mGuYqe1iI/AAAAAAAAAGI/nOWfRDVl0Ns/s320/41.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Alors ? Elle vous plait toujours ma petite twi'lek ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;25/04/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Un nouveau sondage pour choisir le tatouage de Lyn-me. Illustration et explication des différents tatoos)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mHiDevJGI/AAAAAAAAAGQ/AXk9Jnnv8_0/s1600/41+bis.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470052241537705058" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mHiDevJGI/AAAAAAAAAGQ/AXk9Jnnv8_0/s320/41+bis.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 320px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 270px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà mon interprétation personnelle de ces tatouages :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A. Ce tatouage a une inspiration directe tribal &amp;amp; dragon. Dans  l'histoire de Lyn-Me, il pourrait être lié à un dragon Krayt, animal  monstrueux originaire de Tatooine. Comment ? Pourquoi ? Si vous voter  pour celui là, vous aurez la surprise de le découvrir dans la future  nouvelle consacrée à Lyn-Me ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B. Ce tatouage plus discret et féminin est directement lié à l'histoire  familiale de Lyn-Me. Marque de famille ? Qui sait... Il est fin, et son  symbole reste empli de mystère ! Là encore, si vous votez pour lui, son  origine vous surprendra ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C. Ce tatouage résolument plus tribal est très proche de ceux utilisés  par les Sith - Dark Talon, Dark Maul, etc. -, sans pour autant couvrir  l'intégralité de son corps comme ceux de ces jedi obscurs. Comment un  symbole pareil à t'il pu être gravé sur le corps de notre twi'lek ? Vous  le saurez en votant pour lui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(C'est le B qui a été choisi.)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;04/05/2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;Bon. enfin une mise à jour !!!&lt;br /&gt;C'est pas trop tôt !&lt;br /&gt;De retour de vacances, frais et dispo, j'ai pas mal avancé sur Lyn-Me.&lt;br /&gt;J'ai intégré son tatouage, comme le sondage l'avait demandé, et j'ai  terminé sa ceinture et ses accessoires... Ouf !... J'ai pris mon temps,  mais cela en valait le coup !&lt;br /&gt;Beaucoup de petits réglages ont été réalisés sur le halo de la table et  sur les deux personnages au premier plan, ceci afin de bien détacher  Lyn-Me de l'ensemble de l'illustration et pour bien définir les  différents plans.&lt;br /&gt;Pour vous éviter de chercher sur le post, voilà l'étape avant toutes ces  modifications :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mH9W5IObI/AAAAAAAAAGY/AA1aeWel68s/s1600/42.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470052710605142450" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mH9W5IObI/AAAAAAAAAGY/AA1aeWel68s/s320/42.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et voilà l'illustration en cours à l'étape de ce midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mIITuhU9I/AAAAAAAAAGg/MTsS9kKc40A/s1600/43.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470052898733904850" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mIITuhU9I/AAAAAAAAAGg/MTsS9kKc40A/s320/43.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse jouer au jeu des 7 erreurs !...&lt;br /&gt;Et pour finir, voilà un gros plan de la ceinture de Lyn-Me...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mIQ2MiK7I/AAAAAAAAAGo/kXkScU_QUpc/s1600/44.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470053045425548210" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mIQ2MiK7I/AAAAAAAAAGo/kXkScU_QUpc/s320/44.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 258px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;vÀ la finalisation, je pense que je ferai passer des raids de lumières  entre les doigts de Lyn-Me. Donc, encore quelques réglages sur  l'éclairage toute à la fin.&lt;br /&gt;Pour le moment, la prochaine étape est la finalisation des gants et du  bustier...&lt;br /&gt;Après, pour finir, je terminerai le corps de Lyn-Me et je passerai sans  doute pas mal de temps sur son visage pour qu'il soit à la hauteur de  mes espérances !!!&lt;br /&gt;Disons... Finalisation la semaine prochaine je pense...&lt;br /&gt;Youhhhhoooooooouuuuuuuuuuuuuu !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;10/05/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chose promise, voilà la mise à jour du lundi soir !!!&lt;br /&gt;Et, c'est plutôt une bonne nouvelle, je peux vous annoncer que mon  illustration est finalisée à 98%... Ce qui est déjà pas mal !!!&lt;br /&gt;Alors, sans plus attendre, pour ceux qui en rêvent depuis des nuits,  voilà un gros plan de Lyn-Me Surool... Attention... Roulement de  tambours.... Tadaaaammm !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mIglVwa-I/AAAAAAAAAGw/owovrPbk32I/s1600/45.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470053315778735074" src="http://2.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mIglVwa-I/AAAAAAAAAGw/owovrPbk32I/s320/45.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 290px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai essayé de tenir compte au maximum de toutes les remarques que vous  m'avez faites tout au long de ce post... Je ne dis pas que j'ai réalisé  toutes vos demandes, mais j'ai aussi fait des choix qui me sont propres  et que j'estime justifié !... Après, c'est une histoire de goût je  pense... Et les goûts et les couleurs...&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, je vous laisse apprécier l'ensemble du travail ci  dessous :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mIrCtZkiI/AAAAAAAAAG4/CpSUx8fUmDw/s1600/46.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470053495461220898" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mIrCtZkiI/AAAAAAAAAG4/CpSUx8fUmDw/s320/46.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Demain midi, je me ferai une dernière session de travail sur l'ensemble  de l'illustration et je pourrai enfin aplatir l'ensemble de mes calques  pour ne plus faire qu'un gros fichier ! Ça fait quand même 72 x 40,5 cm  en 300dpi... Poids du fichier le plus lourd : près de 800 Mo...&lt;br /&gt;Je vous dis donc à demain - sauf grosses modifications de mon emploi du  temps - pour la finalisation de "Maintenant, ces crédits sont à moi..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;11/05/2010&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Mon illustration est enfin finalisée. Près de 90 heures de  travail cumulées depuis le 15 février jusqu'à aujourd'hui...&lt;br /&gt;Ouf !... Je suis content que cela soit terminé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mJEVgQNoI/AAAAAAAAAHA/GG9qTFFuvM4/s1600/47.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470053930003084930" src="http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-mJEVgQNoI/AAAAAAAAAHA/GG9qTFFuvM4/s320/47.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 180px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 320px;" /&gt;&lt;/a&gt;Et voici les différents formats dans lesquels vous pouvez la télécharger  :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.gregcervall.com/These_Credits_Are_Mine/FinalHighResolution/Now_These_Credits_Are_Mine_1920x1080.jpg" target="_blank"&gt;1920 x 1080&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gregcervall.com/These_Credits_Are_Mine/FinalHighResolution/Now_These_Credits_Are_Mine_1280x720.jpg" target="_blank"&gt;1280 x 720&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gregcervall.com/These_Credits_Are_Mine/FinalHighResolution/Now_These_Credits_Are_Mine_1152x864.jpg" target="_blank"&gt;1152 x 864&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gregcervall.com/These_Credits_Are_Mine/FinalHighResolution/Now_These_Credits_Are_Mine_1024x576.jpg" target="_blank"&gt;1024 x 576&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gregcervall.com/These_Credits_Are_Mine/FinalHighResolution/Now_These_Credits_Are_Mine_960x540.jpg" target="_blank"&gt;960 x 540&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div font-style:="" italic;="" right;="" text-align:=""&gt;&lt;i&gt;By Greg Cervall - &lt;a href="http://www.gregcervall.com/" target="_blank"&gt;www.gregcervall.com&lt;/a&gt;  - &lt;a href="http://www.youtube.com/user/GregCervall?feature=mhw4" target="_blank"&gt;Videos&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-5204458688584194219?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/5204458688584194219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=5204458688584194219&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/5204458688584194219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/5204458688584194219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2010/05/maintenant-ces-credits-sont-moi.html' title='Maintenant, ces crédits sont à moi'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-luQSzkJUI/AAAAAAAAAAw/Sb2sSpuhFX0/s72-c/1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-3827004858277668655</id><published>2010-05-10T11:09:00.006+02:00</published><updated>2010-05-10T11:21:38.000+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-fO7j8PoqI/AAAAAAAAAAg/-Tij7RnAl1o/s1600/ruth%26lucien.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 295px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-fO7j8PoqI/AAAAAAAAAAg/-Tij7RnAl1o/s320/ruth%26lucien.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5469567795120284322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l'origine, un fan art de Integra et Alucard (Hellsing) par  Solid&amp;amp;ETC décalqué directement sur écran et retravaillé pour  représenter Ruth Paine (personnage joué par une partenaire) et Lucien  Morel (mon personnage) L'image que j'utilise pour jouer Lucien Morel sur  forum est en fait Young Walter dessiné de la main de l'artiste de  Solid&amp;amp;ETC , pour ça que je me suis servis d'une de ses œuvres.  Original a retrouver d'ailleurs. J'affectionne particulièrement ce  dessin qui représente bien nos personnages je trouve.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 0, 51); font-style: italic;"&gt;By Belzy&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-3827004858277668655?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/3827004858277668655/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=3827004858277668655&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3827004858277668655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3827004858277668655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2010/05/lorigine-un-fan-art-de-integra-et.html' title=''/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_ZNmhoOG7vj0/S-fO7j8PoqI/AAAAAAAAAAg/-Tij7RnAl1o/s72-c/ruth%26lucien.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-3269580541475317218</id><published>2010-01-04T15:11:00.002+01:00</published><updated>2010-01-04T15:20:23.184+01:00</updated><title type='text'>Les métamorphoses du vampire</title><content type='html'>La femme cependant, de sa bouche de fraise,&lt;br /&gt;En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,&lt;br /&gt;Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,&lt;br /&gt;Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc:&lt;br /&gt;- "Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science&lt;br /&gt;De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.&lt;br /&gt;Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,&lt;br /&gt;Et fais rire les vieux du rire des enfants.&lt;br /&gt;Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,&lt;br /&gt;La lune, le soleil, le ciel et les étoiles!&lt;br /&gt;Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,&lt;br /&gt;Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,&lt;br /&gt;Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,&lt;br /&gt;Timide et libertine, et fragile et robuste,&lt;br /&gt;Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi,&lt;br /&gt;Les anges impuissants se damneraient pour moi!"&lt;br /&gt;Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,&lt;br /&gt;Et que languissamment je me tournai vers elle&lt;br /&gt;Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus&lt;br /&gt;Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus!&lt;br /&gt;Je fermai les deux yeux, dans ma froide épouvante,&lt;br /&gt;Et quand je les rouvris à la clarté vivante,&lt;br /&gt;A mes côtés, au lieu du mannequin puissant&lt;br /&gt;Qui semblait avoir fait provision de sang,&lt;br /&gt;Tremblaient confusément des débris de squelette,&lt;br /&gt;Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette&lt;br /&gt;Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer,&lt;br /&gt;Que balance le vent pendant les nuits d'hiver.  &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;b&gt;&lt;i&gt;Charles Baudelaire&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois n'est pas coutume, d'autant que je suis très loin d'apprécier et l'époque et le genre de texte, je rends hommage à ce qu'on appelle un génie. Car si je ne l'aime pas, le reconnaître ne me coûte que quelques mots, autant dire rien du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les métamorphoses du vampire&lt;/span&gt; a été censuré lors du procès que Baudelaire perdit en 1857 à propos de son recueil &lt;u&gt;Les Fleurs du Mal&lt;/u&gt;. Je n'ai lu que quelques poèmes car j'ai un peu de mal avec la poésie en général. Cependant, je sentais que je devais souligner l'existence d'un poème comme celui-ci. Il faut dire qu'avec toutes les histoires de vampire qui fleurissent en ce moment, nous sommes en plein dans l'analyse même de ce que la littérature a fait de cette créature mythique. C'est dans cette optique de travail de renseignement que je vous donne à lire ce magnifique texte. Je ne sais pas si Baudelaire a osé ce qu'on osait pas à son époque. J'imagine qu'oui puisqu'il a été censuré et vu l'érotisme fort contemporain que dégage ces vers, je dirais qu'il a dû choqué plus d'un hypocrite jouant les prudes à la Cours de Justice.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-3269580541475317218?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/3269580541475317218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=3269580541475317218&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3269580541475317218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3269580541475317218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2010/01/les-metamorphoses-du-vampire.html' title='Les métamorphoses du vampire'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-6789396330238723763</id><published>2009-12-26T20:24:00.005+01:00</published><updated>2010-05-11T21:15:19.335+02:00</updated><title type='text'>La fin du monde connu</title><content type='html'>A mon tour de surfer sur la vague 21 décembre 2012 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en pense des choses. Vous allez me dire qu'on se fout de ce que je peux penser mais bon, j'ai peut-être quelques lecteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film, de nombreux reportages, et à n'en pas douter des kilos d'encre et de papier aussi, quoiqu'aujourd'hui on peut plutôt parler en terme de kilo octets. En tout cas, on en a parlé et on en parle toujours. Moi ça me fait marrer. Le film est un bon film catastrophe. On s'ennuit pas mais je doute vraiment qu'il soit prophétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est possible que le 21 décembre 2012 soit la fin du monde connu mais est-ce que ça veut dire pour autant que c'est la fin de l'humanité due à des catastrophes naturelles en chaîne, ou des catastrophes humaines en chaîne (bombe nucléaire, skynet, terminator tout ça, à vrai dire Terminator, les films, sont plus prophétique que ne l'est 2012, enfin c'est mon avis. Il y a plus de chance qu'une création humaine soit la cause de sa perte. Mais encore une fois, j'y crois pas. Le 21 décembre 2012 verra peut-être la fin du monde connu mais c'est vaste comme appellation. Ca rassemble plein d'hypothèse en quelques mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première est celle du film 2012. La deuxième est celle de Terminator. Pour la troisième on part sur une troisième guerre mondiale, je table sur Moyen-Orient avec en chef de fil un Iran avec bombe nucléaire contre les USA/Europe et j'irais presque dire Russie même si j'ai de gros doutes. Dans tous les cas, on se retrouve atomisé, la Terre est détruite, bref là pour le coup l'humanité est quasi éteinte. Je vais développer une quatrième hypothèse : celle de la fin du monde connu en parlant Civilisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement, malgré les nombreux pays, les nombreuses religions, les nombreuses races, les nombreuses différences entre les peuples, et les individus, nous n'avons qu'une seule civilisation qui tourne autour de l'impérialisme américain, du monde capitaliste dont même la Chine communiste fait partie, non pas qu'elle soit capitaliste mais combattant le capitaliste, elle est entrée dans l'engrenage du capitalisme. Ca pourrait simplement être la fin de ce monde-là : fini le communisme, le capitalisme, le socialisme, la chrétienté, l'islamisme et tout ce autour de quoi &lt;u&gt;le monde connu&lt;/u&gt; est fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas été vérifié cette information par fainéantise et manque de temps mais il paraitrait que Benoît XVI, le chef du Vatican, serait l'avant dernier Pape. Il serait suivi d'un Pierre si mes souvenirs sont bons. La destruction de sept villes du monde occidental serait un signe qui donnerait raison à cette prophétie de Nostradamus. Peut-on considérer l'attaque de New-York, Paris, Madrid et Londres comme un signe précurseur ? Ce qui est sur c'est que Nostradamus, d'après ma source, ne se serait jamais trompé sur les noms des différents Papes qui se sont succédés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe que ça arrive ou non, ce que je veux dire ici c'est que dans l'expression "la fin du monde connu" on peut entendre énormément de choses. Donc il faut prendre ce genre de prophéties avec prudence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je trouve des sources pour justifier ce que j'avance, je les ajouterais. Mais j'ai pas envie de chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette    création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat    Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-6789396330238723763?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/6789396330238723763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=6789396330238723763&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/6789396330238723763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/6789396330238723763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/12/la-fin-du-monde-connu.html' title='La fin du monde connu'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-3477181126850589567</id><published>2009-11-11T18:05:00.006+01:00</published><updated>2010-05-20T02:30:34.765+02:00</updated><title type='text'>Un Couple Funeste - Chapitre 4 - Once more saved !</title><content type='html'>&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/11/24/081124021617924085.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;Je n'ai pas gardé longtemps Thérèse et son bébé mais l'histoire a une suite ou, du moins, avec quelque malchance, aurait pu facilement en avoir une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je larguai le sac dans lequel je les avais déposés tous les deux, serrés dans les bras l'un de l'autre, pour que rien ne les sépare avant que leurs os fuient dans les courants, deviennent poreux et légers comme la pierre ponce, s'effritent et disparaissent pour renaître dans la chaux des étoiles de mer. A l'instant où l'eau se refermait sur eux, des portes claquèrent dans le silence de la nuit, des appels retentirent. Sur la berge, des hommes couraient dans ma direction.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Hé là ! Hé ! &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Par là ! Par là !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Sans doute avais-je été aperçu par des ouvriers. Ils me chassaient comme les chiens le lièvre et comme lui je courais en zigzag, à travers les rues nocturnes. Parfois leurs clameurs se rapprochaient dangereusement, puis tout à coup ils semblaient perdre ma trace, je les entendais s'interpeller, se lancer des injonctions, des conseils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les murs aux affiches lacérées, les façades aveugles des hangars, les fabriques abandonnées passaient à mes côtés, sur un rythmes de rêve. Ignorant où j'étais, courant éperdument dans le dédale des rues hostiles, je craignais surtout de m'engager dans quelque impasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et soudain, ce fut le choc que je n'attendais pas : mon corps tout entier entra violemment en contact avec quelque chose, en quelques secondes je compris en fait que c'était plutôt quelqu'un. Je ne pris pas le temps de réfléchir d'avantage, je gardai la personne contre moi en lui couvrant la bouche d'une main et me plaqua de dos contre un mur sans lâcher prise, mon autre bras en ceinture autour de sa taille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que je tentai de retrouver un rythme normal dans ma respiration, j'eus encore le temps d'apercevoir, à l'angle d'un mur, un groupe d'hommes gesticulant follement sous la lumière d'un réverbère.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La journée a été éprouvante, surtout en émotion forte. Lucien Morel qui la mettait dans des états proches d'une transe, ses livres qui étaient partis en restauration chez ce même M.Morel. Depuis qu'elle l'avait rencontré dans les cryptes, il était un peu un fantôme dans sa vie qui l'excitait de manière critique.&lt;br /&gt;Elle savait que ce soir là, elle devrait tuer. Alors elle s'était préparée en faisant une sieste, en rentrant chez elle pour enfiler une tenue adéquate à l'excitation d'un mâle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle alla donc écumer quelques bars et boîtes de nuit pour trouver celui qui la comblera ce soir-là. Et elle tomba dessus alors qu'elle marchait tranquillement dans la rue. Un jeune oisillon de dix-huit printemps qui l'avait regardé la langue presque collée au sol. Elle s'était alors approchée de lui et très rapidement ils s'étaient exilés dans une ruelle tranquille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle prit son temps cette fois-ci, permettant à l'adolescent de goûter des fruits que peu d'homme avait pu même apercevoir. Il n'en était pas à son coup d'essai et le faire dans la rue semblait terriblement l'exciter. Elle se laissa relever la jupe, elle le laissa même y glisser sa main. Elle lui enfila de sa main experte un préservatif avant de le laisser même la pénétrer aussi sauvagement qu'une bête un rut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais elle l'arrêta et finit le reste à sa manière. Puis quand il fut épuisé, elle sortit son couteau et l'égorgea, se tenant dans son dos pour éviter d'être aspergée de sang. Et alors qu'elle réfléchissait au moyen de déplacer le corps et où le cacher, elle fut percutée de plein fouet ce qui lui coupa le souffle. Et elle n'eut pas le temps de le récupérer que son agresseur lui barrait la bouche de la main et se collait à elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord sonné, elle entendit des voix crier et comprit bien vite qu'on recherchait l'homme - parce qu'elle sentit que s'en était un. Décidée de ne pas se laisser faire, elle sortit son couteau à peine essuyé et l'appliqua délicatement sur la gorge de l'inconnu en faisant bien attention à ne pas le blesser puis de son autre main, elle baisse celle qui lui couvrait la bouche et murmura :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Je vous conseille de vous reculer.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit nuageuse ne permettait pas une vision même à si proche visage bien que Ruth fût douée pour voir dans le noir.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/11/24/081124021617924085.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;Je retins presque mon souffle pour ne pas me faire repérer, bien qu'il me semblait en avoir besoin plus que jamais après ma course. J'ignorais presque la personne que j'avais entre les mains, il n'y à a que sa taille fine que mon bras encerclait qui pouvait m'indiquer que c'était une femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis je retins ma respiration pour de bon en sentant un contact froid contre ma gorge, fort heureusement pour moi, les voix s'éloignaient. Mais, visiblement, il me faudrait m'occuper d'un autre problème à présent. Je laissai ma main s'écarter et défis mon étreinte autour de cette taille fine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un réflexe lent, je levai doucement les mains pour les mettre en évidence. De toute ma vie, je n'avais jamais porté la moindre arme sur moi et même mes poings n'avaient jamais servi à la moindre violence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par un besoin vital et un instinct de survie -hélas-, mon souffle revint de lui même, saccadé, encore épuisé par l'effort que je venais de fournir, plus excité que jamais par la course poursuite, le danger faisait parti de l'ensemble&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une voix, qui était bien féminine, murmura des conseils menaçant. Je ne demandais qu'à reculer, mais un pas en arrière suffit pour que mon dos rencontre déjà le mur derrière moi, je plissai les yeux pour tenter de distinguer les traits de la femme qui me tenait en joue, mais rien à faire, l'effort avait affaibli ma vue et dans cette obscurité je ne distinguais plus grand chose. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Je n'ai pas la moindre intention de vous vouloir du mal&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je laissai néanmoins mes mains en évidence pour lui donner une preuve de ma bonne foi.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'inconnu s'était docilement écarté et avait mis ses mains bien en évidence pour que Ruth s'aperçoivent qu'il ne lui voulait rien. Elle s'en était bien rendue compte car elle l'avait senti paniquer à l'approche des voix puis détendu lorsqu'elles s'étaient éloignées. Enfin détendu oui et non, avoir un couteau sous la gorge n'est pas ce qu'on peut appeler une détente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle était encore toute excitée de son meurtre et de ses préliminaires et elle pouvait encore en manger un voir deux comme ça, bien qu'elle n'ai plus envie de tuer. Elle se demandait ce que ça faisait de coucher sans tuer. Elle ne le savait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'il parla elle crut reconnaître une voix familière mais elle avait un doute. Elle avait retiré le couteau de sous la gorge mais le gardait quand même en main. Il n'avait pas l'air dangereux mais il était tout de même poursuivi par plusieurs personnes. La question dépassa alors ses lèvres :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Que vous voulez ces hommes ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle comprenait que sous l'effet du danger il se soit précipité à faire taire la femme mais elle avait du mal à se laisser dominer, mais en même temps cela avait été si excitant. C'était sûrement les restes de ses ébats. Elle essaya de scruter un peu mieux le noir dans l'espoir d'apercevoir un trait du visage de son percuteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle décida en même temps de replier le couteau, elle sentait qu'elle avait un être inoffensif en face d'elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Je range mon couteau, baissez les mains, je ne compte pas non plus vous faire de mal...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"... pour le moment."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle respira un bon coup pour calmer la douleur post-traumatique puis se frotta l'endroit touché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Vous deviez être totalement paniquer pour donner un tel coup. A moins que vous ne soyez rugbyman.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle essayait de se donner un peu de contenance, de se rassurer elle-même parce qu'un corps gisait quelques mètres à côté d'eux et parce qu'elle venait de plaquer un couteau sous la gorge d'un inconnu affolé. Elle préférait les hommes consentants...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/11/24/081124021617924085.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon attention se portait plus sur les voix qui s'éloignaient trop lentement à mon goût. Je n'avais pas capté la première question de la jeune femme, la tête à moitié tournée vers mon épaule, à la sortie de la ruelle et l'oreille attentive de ce côté là uniquement. Ni mon cœur, ni ma respiration ne semblaient décidé à se calmer, en plus de ça, le sang affluait beaucoup trop dans mon corps, autant que l'adrénaline dans les circuits de mon cerveau. Je me mordis la lèvre sous ces effets, la peur est si agréable parfois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quand la jeune femme ouvrit la bouche à nouveau, je baissai mes mains, soulagé de ne plus être menacé. Je repris mon souffle en inspirant un bon coup, la jeune femme en faisait autant, j'avais dû l'effrayer avec cette rencontre un peu brusque. Tout ce que j'avais voulu, c'était qu'elle ne me fasse pas remarquer. En plus, je ne m'attendais pas à croiser quelqu'un dans les environs à cette heure. Un ivrogne peut être ou un clochard à la limite. Mais cette jeune femme était loin de tout ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'entendis sa voix à nouveau, que les vivants sont bruyants. Dans un nouveau réflexe, j'ai levé ma main pour la poser et non plus la plaquer brusquement sur ses lèvres. De l'autre main, j'ai levé l'index sur mes lèvre pour lui imposer le silence. Dans ce même geste, je me suis penché, épaule contre le mur et j'ai sorti la tête de la ruelle, à la lumière de réverbère. J'inspectais les environs pour vérifier que la voix était libre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Enfin je pouvais presque respirer normalement. Alors, doucement, j'ai éloigné ma main, de moi-même cette fois et je me suis laissé glissé contre le mur pour m'assoir un instant. Je me mordis à nouveau la lèvre en relevant la tête pour laisser celle-ci reposer contre le mur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Je pourrais, moi aussi, vous poser tout à tas de questions...&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La jeune femme parlait trop fort et l'inconnu lui imposa de nouveau le silence un peu moins brusquement. Elle se tut, acceptant l'interdiction momentanée. Si l'homme était en danger, le retrouver en sa compagnie l'aurait mise elle-aussi en danger, d'autant plus qu'un corps était là, tout près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle retint presque sa respiration pour faire le moins de bruit possible, bizarrement cette situation lui était plus agréable qu'elle ne l'aurait pensée, comme sa rencontre dans les cryptes avec ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les images se brouillèrent, il ne fallait pas qu'elle y repense maintenant. Elle sut à ce moment qu'elle ne serait jamais rassasié tant qu'elle n'aurait pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il la coupa dans ses réflexions en éludant la question avec intelligence, mais elle avait de la répartie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Sauf que je ne suis pas poursuivie par une meute d'hommes apparemment en colère. Ca fait une sacré différence je crois.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle chuchotait, toujours dans le but d'attirer le moins possible l'attention.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Pour ma part je me promenais et je me suis perdue, distraite par le silence de la nuit. Jusqu'à ce que vous me fonciez délicatement dessus.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était son tour de s'accroupir, épuisée d'un coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Que diriez-vous de continuer notre discussion autre part. Le coin est pas rassurant.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait surtout envie d'éloigner un potentiel témoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Et puis si meute cette refait son apparition, je trouverais bien quelque chose pour les faire fuir.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son ton était sérieux, elle ne souriait pas, bien au contraire. Elle était soudainement fatiguée et se sentait de prendre une journée de congé demain. Les émotions de ces dernières vingt-quatre heures l'avait vidée de toute énergie. Cette pensée lui arracha d'ailleurs un bâillement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/11/24/081124021617924085.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;A vrai dire, la poursuite nocturne m'avait beaucoup affecté, mais si elle n'avait fait que ça... Je flairais le danger, peut-être devais-je le craindre, et pourtant, il me donna l'impression que je n'avais pas pu profiter de mon plaisir de ce début de soirée, avec Thérèse et son bébé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas jugé nécessaire de répondre aux explications de la jeune femme, au fur et à mesure que celle-ci parlait, j'avais l'impression de retrouver un ton familier. Elle me proposa de changer de coin mais je préférais rester là pour le moment, le temps que ça passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa dernière phrase m'arracha un léger rire discret, on ne peut plus nerveux, mais il m'avait tout de même surpris, comme il aurait sans doute surpris n'importe quelle personne qui m'avait déjà rencontré. Et oui, l'antiquaire morne et sombre du bazar des rêves était, lui aussi, capable d'hilarité soudaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me moquais pas, pas du tout même. Sa phrase m'avait ramené de bons souvenirs, pourtant si douloureux. La chasse que j'avais subie le soir de ma rencontre avec Suzanne et du subterfuge qui m'était passé par là tête pour laisser passer mes poursuivants à côté de leur proie ? Ah~... Suzanne. Je ne passe guère de jour sans évoquer Suzanne, ses seins aux larges auréoles beiges, son ventre creux, suspendu comme une tente entre les deux pointes des hanches, son sexe dont le seul souvenir suffit à émouvoir le mien. Aujourd'hui, l'ivoire de ses os, à quels coquillages marins intégré ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, mon esprit divaguait beaucoup trop et éveillait, malgré moi, quelque chose qui sommeillait plus bas que mon ventre, à l'endroit où j'étais un homme. Il fallait que je me calme, il fallait que je me force à penser autre chose. Réfléchir, éviter Suzanne, ma douce Suzanne, la belle....directrice ?! Pourquoi diable fallait-il que je diverge là dessus à un moment pareil, et surtout dans un tel état.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme pour briser le silence qui s'était installer, pour forcer mon esprit à se remettre au garde à vous plutôt qu'à ce qui s'était éveillé en dessous de la ceinture, je me mis à toussoter, mes joues s'empourprèrent, digne de celle d'un pauvre puceau, la fièvre montait doucement, il me fallait une douce chaire froide pour me rafraichir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dus m'y reprendre à deux fois, prenant un mauvais appui contre le mur, pour essayer de me relever et dans un mouvement incertain, j'ai vacillé vers la jeune femme, m'écrasant presque sur ses jambes, la tête mal - bien ?- placée, ma main s'étant retenue à la première chose à portée pour me permettre de me redresser directement.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Pardon ! Je... décidément...&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le rire de l'inconnu surprit la demoiselle. Elle entendait à l'accent qu'il prenait que c'était plutôt un rire nerveux. Il ne dit cependant rien et essaya plutôt de se relever. Ruth voyait l'ombre se mouvoir avec difficulté et gaucherie au point de venir de nouveau s'écraser sur la meurtrière. Sa tête vint s'écrasait sur un de ses seins ce qui lui arracha un petit cri de surprise plus que de douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois debout, l'inconnu s'excusa, confus. A première vue, Ruth se dit qu'il ne devait pas être très souple et sportif pour avoir du mal à se relever. Elle le fit avec facilité malgré ses talons aiguilles d'une hauteur déconcertante. Elle voulait absolument partir de cet endroit, c'était beaucoup trop dangereux de risquer d'avoir un témoin. Elle insista pour partir avec l'homme qui lui avait foncé dedans, surtout que rester ici, pour lui, n'était pas une bonne idée.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Il faut s'en aller. Surtout pour vous, ces hommes avaient vraiment pas l'air commode et je me fiche de savoir ce que vous leur avez fait mais ils finiront par vous trouver. Alors venez avec moi et allons-nous en.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son ton s'était fait plus autoritaire et elle avait parlé un peu plus haut pour l'appuyer encore. La situation était plutôt délicate et ce soir elle avait eu sa dose de sang, elle n'avait plus envie d'égorger qui que ce soit même si cette inconnu lui importait peu, pas du tout même. Elle savait qu'elle avait déjà accéléré le rythme et que la police finirait bien par la retrouver car elle aurait fait une quelconque erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait bien un moyen de brouiller les pistes, peut-être même qu'elle s'arrêterait de tuer, bien qu'elle en doute fort. Ces pensées qui traversaient l'esprit de Ruth à la vitesse de la lumière la ramenèrent à Lucien Morel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"C'est pas vrai... il faudra qu'il me fiche la paix lui..."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si au fond elle n'en avait pas envie. Leurs différentes rencontres s'étaient faites dans des circonstances totalement inattendues et plutôt étranges. Même le simple rendez-vous professionnel s'était transformé en fiasco psychologique. Elle se demandait ce que pensait l'antiquaire de ces choses, il a toujours l'air étrange et un peu absent, comme vivant dans un monde à part. Il la fascinait totalement. Déjà petite fille, les hommes mystérieux la rendaient curieuses. Mais aujourd'hui jeune femme, elle était curieuse mais de beaucoup d'autres choses en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que cache-t-il derrière son costume aussi antique que les objets peuplant sa boutique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle secoua la tête et se fut à son tour de toussoter avant de rougir. Il ne fallait pas qu'elle se mette à penser à tout ça maintenant. Décidée à se faire obéir, elle s'empara de la main de l'inconnu et se dirigea vers les pavillons chester plus loin en ville. Elle ne lui demanda pas où il voulait aller, elle avisera quand ils seront sortis des quais.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;MORTEL - Antiquaire&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/11/24/081124021617924085.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;J'eus à peine le temps de me lever que je fus saisi par la voix de la jeune femme qui se faisait plus forte. L'impression que cette voix m'était familière augmenta elle aussi au ton qu'elle prenait. Puis un petit moment de silence, cela me ramenait d'autres souvenirs liés à cette même voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque fois, je l'entendais lointaine et puis dans un sursaut elle m'arrachait à mes pensées avant de laisser retomber le silence... C'était comme avec cette directrice justement. Quand la jeune femme toussota, il n'y eut presque plus aucun doute, juste de la curiosité. Encore une fois, si le silence s'était installé, c'est qu'elle était plongée dans ses pensées, à moins que je ne me trompe complètement de personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'elle s'empara de ma main, l'image brève de mon geste à la bibliothèque me revint en mémoire. J'avais eu ce réflexe pour la retenir mais elle, le faisait pour m'entraîner. A la lumière faible des réverbères, j'ai ramené tout le corps auquel était rattachée cette main vers moi, entourant encore une fois cette taille fine de mon autre bras.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - ....A quoi pensiez-vous... ?&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un frisson d'une incroyable intensité lui parcourut l'échine. Elle ne savait si c'était dû à sa taille entouré d'un bras masculin alors qu'elle ne s'y attendait pas ou bien au fait qu'elle reconnut la voix, surtout la question. La même voix, la même question, la même personne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle écarquilla les yeux quand à la lueur des réverbères elle vit qui était l'inconnu. Elle resta interdite une dizaine de secondes, les mains posées sur les épaules de l'antiquaire, les yeux aussi parlant que les mots. Puis elle se ressaisit, enfin presque, une fois de plus les mots dépassèrent ses lèvres avant qu'elle n'ait pu les contrôler.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- A vous ...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Sa gorge se serra. Ainsi tenu par le cœur de ses fantasmes, elle sentait une chaleur oppressante la saisir. Son sang bouillonnait alors qu'elle tentait de réguler sa température en inspirant profondément, s'imprégnant de l'air frais de la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, irrémédiablement, ses joues rosirent et elle s'en voulait de ne pas pouvoir contrôler son corps qui s'abandonnait à des réactions plutôt gênantes. Elle ne bougea pas, laissant le contrôle à Lucien. De toute façon, elle était paralysée de stupeur et de... désir. Elle réussit cependant articuler :&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Je... Vous... Qu'est-ce que vous faites par ici ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle en avait presque oublié la vilaine meute qui poursuivait l'antiquaire ainsi que le corps qu'elle avait laissé à quelques pas. De sa main elle reprit celle qui était relié au bras qui la retenait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;- Ne restons pas ici&lt;/span&gt;, souffla-t-elle. Elle ne réfléchit pas une seconde de plus et se dirigea vers sa maison. Elle avisera devant la porte. Elle ne voulait pas tomber sur les hommes qui poursuivaient Lucien... Lucien... Son esprit commençait encore à divaguer alors qu'elle n'avait jamais été aussi proche que lui. Elle marchait à une telle vitesse qu'elle en courait presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils arrivèrent dans une rue fréquentée par quelques voitures et taxis. Elle en appela un et s'y engouffra sans laisser le choix à Lucien. Elle le fit monter, le tenant toujours par la main, qu'elle aurait pu lâcher mais elle n'y avait même pas pensé. Elle indiqua l'adresse au chauffeur. Il n'en aura que pour cinq minutes durant lesquelles elle respira pour calmer son émotion et sa course. Elle ferma les yeux pour ne pas les poser sur l'antiquaire à côté d'elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne dit rien, ne voulait pas ouvrir la bouche de peur de dire une bêtise, de se trahir plus qu'elle ne pouvait l'avoir fait aujourd'hui... à deux reprises. Elle se maudit intérieurement mais c'était fait, bien que son cerveau ne fonctionnât plus vraiment puisqu'elle n'y avait encore fois pas réfléchi, il ne devait pas habiter aux pavillons mais au dessus de sa boutique. Tant pis, elle demanda pendant que le taxi pénétrait dans sa rue :&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Vous venez chez moi ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus simple on meurt, elle ne l'invitait pas à boire un verre, le chauffeur aurait pensé "le dernier verre avant de se retrouver au lit". Elle n'en avait jamais partagé un seul avec l'antiquaire. Ils avaient partagé une bougie dans les cryptes, c'est tout. Elle devint aussi pâle qu'un drap blanc, elle réagissait comme une jeune fille de quinze ans qui a son premier rendez-vous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;By Miss Belzy &amp;amp; Gwen Paine&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" style="border-width: 0pt;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette    création est mise à disposition sous un &lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;contrat    Creative Commons&lt;/a&gt;. Uniquement les textes Ruth Paine.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-3477181126850589567?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/3477181126850589567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=3477181126850589567&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3477181126850589567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3477181126850589567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/11/un-couple-funeste-chapitre-3-once-more.html' title='Un Couple Funeste - Chapitre 4 - Once more saved !'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-628436914433422025</id><published>2009-11-11T12:10:00.007+01:00</published><updated>2010-05-20T02:30:55.507+02:00</updated><title type='text'>Un Couple Funeste - Chapitre 3 - Le rendez-vous</title><content type='html'>&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ruth faisait les cent pas dans son bureau. Elle était nerveuse à l'idée de revoir ce troublant antiquaire qu'elle avait rencontré dans une crypte après avoir... caché un corps. Elle avait tout d'abord cru devoir le tuer mais il s'était montré coopératif à son insu et en même temps utile puisqu'il restaurait les reliures. Elle avait aussi ressenti quelque chose, comme une attirance perverse envers cet homme si étrange. D'autant plus qu'il lui semblait l'avoir aperçu sous les traits de la Mort le soir d'Halloween. Elle avait égorgé trois adolescents après les avoir... pompés et les avait laissé là. Non loin de l'arbre où elle laissa la Mort comme dans une vision comique d'un film d'horreur. Elle était presque certaine que c'était lui, elle avait ressenti cette même attirance envers la métaphore à la faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sentit son estomac se contracter. Elle se mettait dans un état incroyable pour pas grand chose : un rendez-vous d'affaire. Oui mais avec une personne rencontrée deux soirs où elle avait accompli son forfait orgasmique. C'était un signe ! Elle avala un verre d'eau et s'assit dans son fauteuil, il fallait qu'elle ait un air décontracter. Elle se sentait redevenir adolescente et attendre son premier rendez-vous. Elle était idiote, cet homme était antiquaire et il allait soigner ses livres, ses trésors. Elle se remit debout d'un bon et rejoignit le rayon BD. Elle aimait en lire de temps à autre. Elle parcourut des yeux le rayon et s'arrêta sur une illustration de l'Ankou. Elle chassa sans succès de son esprit les images qui lui parvenaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'ambiance est rouge sang. Un couteau logé au creux de la cuisse la chatouille à chaque pas. Elle se dirige lentement vers sa future proie. Il l'attend, elle lui avait donné un Rendez-vous. Elle l'embrasse tendrement tout en le collant à elle. Il se laisse faire gentillement, soumis. Elle aime cette réaction et en profite. Elle le fait coucher et se met à genoux au dessus de lui. Elle prends son couteau et colle la froide lame sur son torse dénudé. Il frémit, de peur ou de froid, peu lui importe, cela lui paît. Elle enfonce légèrement la pointe dans la peau. Il sursaute à cause du picotement. Elle avance sa langue et lèche la goutte de sang qui perle...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;***&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Mademoiselle Paine ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ruth sursauta, surprise dans ses pensées interdites. Son bas-ventre était empli d'une douce chaleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;-Qu'y-a-t-il ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;-Votre rendez-vous est là.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ruth regarda l'employé d'abord sans comprendre. Appeler quelqu'un un "rendez-vous" est assez malpoli selon la directrice mais elle laissa passer et se dirigea vers son bureau... vers son fantasme...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i58.servimg.com/u/f58/11/08/93/73/sans_t11.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Alors voici donc la grande bibliothèque. Jamais je n'avais pris la peine de jeter un œil à l'intérieur, non pas par manque de temps, ni par manque de motivation, simplement parce que je n'avais jamais pris la peine de me rendre jusque là lors de mes rares sorties. Il m'était déjà arrivé d'apercevoir la façade de loin sans m'attarder dans les environs.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Maintenant j'y avais été invité, c'était différent, c'était... pour le travail. La rencontre avec la directrice était peu banale, une rencontre nocturne sous l'orage, protégé par les murs humides des cryptes. Je ne m'attendais pas à y croiser quelqu'un, j'y étais allé pour profiter de l'orage qui approchait en restant en sécurité, pour admirer l'œuvre bâclée dont on m'avait parlé et me laisser aller à mes rêveries habituelles.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Et puis la jeune femme est arrivée, me sortant de mes songes funèbres, je n'ai même pas cru à une nouvelle vision, elle ne ressemblait pas aux femmes que je voyais en rêve, elle était bien différente mais pas moins plaisante. Je suis encore surpris de l'attirance que j'avais pu éprouver, je ne comprend toujours pas d'ailleurs. Peut-être était-ce pour ça aussi que j'avais accepté ce rendez-vous. Je devais la revoir, vérifier que ce n'était pas un mauvais tour de l'instant, le résultat de l'ambiance des lieux.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ici c'était un endroit public des plus communs, bien que, presque aussi calme que les cryptes car, dans les bibliothèque, le silence doit régner. Ce n'est pas la directrice qui m'accueille à mon arrivée, elle doit sans doute être entourée de paperasse dans un bureau du fond d'où elle peut tout surveiller. Mais non, lorsque l'on me fait entrer dans le bureau, celui-ci est vide de toute présence vivante, le silence règne toujours et c'est loin d'être dérangeant.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le silence se brise avec la voix de la personne qui m'a accompagné jusque-là.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Veuillez patienter un instant, elle ne devrait pas tarder.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Que pourrais-je faire d'autre ? Je reste sagement entre l'entrée de la pièce et le bureau, j'attends, je voudrais voir maintenant comment sera l'image de la demoiselle féline que j'avais gardé en mémoire. Celle qui portait une tenue très prêt du corps et qui reflétait dans de sombres lueurs la clarté d'une petite bougie. Ou encore celle qui ne cessait de se mouvoir de façon provocante sous les feux des projecteurs lors d'un concert trop bruyant à mon goût. Je voulais voir la directrice dans l'habit de sa profession, derrière son masque de professionnalisme. Petit à petit, je me surpris à vouloir découvrir d'autres facettes de Mademoiselle Ruth Paine, ou Ruth, tout simplement.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Painel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle ouvrit la porte un peu trop brusquement à son goût, laissant transparaître un empressement gênant. Elle espérait que Lucien Morel n'aie rien remarqué. Il l'attendait bien sagement juste derrière la porte. Elle le regarda un court instant, un peu interdite. Elle avait eu du mal à s'arracher de ses pensées macabres. Elle sembla se réveiller soudain et un sourire vint illuminer son visage.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Bonjour M. Morel ! Je vous prie de m'excuser de vous avoir fait attendre.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Elle était toujours troublée par cette présence si étrange et ses idées malsaines revenaient en vagues de plus en plus puissantes. Ce soir, elle devra tuer. Il faut qu'elle se contrôle, depuis qu'elle l'a rencontré, elle tue plus. Cela risque d'avertir la police. Elle respira intérieurement, une bouffée d'air virtuelle monta à son cerveau pour se calmer. D'extérieur, elle avait simplement un peu rougie, notamment parce qu'elle s'était dépêchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Je vous propose de descendre au sous-sol. Les livres en question y sont entreposés. Je souhaite vous les montrer avant d'aborder la question des contrats. Pour avoir votre avis et voir si vous êtes toujours d'accord.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle allait le conduire dans son antre, son endroit préféré, où elle pouvait se perdre dans la lecture d'ouvrage qui sentait la poussière et l'âge. Elle pouvait tourner les pages jaunies, entendre les froissements délicats du papiers, toucher la matière rugueuse, sentir couler le grain sous ses doigts. C'était presque aussi bon que d'enfoncer un couteau dans de la chair. Elle frissonna légèrement et invita Lucien à la suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il devait passer devant des salles de recherches, car la Grande Bibliothèque était aussi un centre de recherche en linguistique, elle expliqua que les chercheurs travaillaient actuellement sur les textes des quelques manuscrits de la Mer Morte récemment retrouvés, et qu'ils butaient dessus. Ils arrivèrent à l'escalier et quelques marches plus loin, une dizaine de livres les attendaient, posés sur une table.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/11/24/081124021617924085.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;A l'ouverture un peu brutale de la porte, je me suis tourné vers celle-ci, la mine interrogative. D'où lui venait cet empressement soudain ? La crainte d'avoir du retard peut-être, de m'avoir fait attendre quelques minutes de plus ? Il n'en était rien pourtant, tout deux, nous étions à la bonne heure.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Je n'ai pas attendu longtemps.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La jeune femme semblait distraite, elle réagissait souvent comme ça à chacune de nos rencontre, même sans être certaine de qui se trouvait devant elle. Comme à cette soirée d'Halloween. Elle avait pris des couleurs, une teinte rosée s'accentuait doucement sur ses pommettes, changeant sa mine pâle en petit visage de poupée de porcelaine trop maquillée. Elle n'en restait pas moins agréable à regarder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa voix calme m'arracha à nouveau à mes pensées tout en douceur. Elle me rappela alors la raison de ma présence ici qui avait faillie m'échapper un instant. Je me contentai d'acquiescer à son invitation dans les sous-sols pour voir les ouvrages dont il était question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en accompagnant la jeune femme, j'écoutai d'une oreille ce qu'elle avait à me dire sur les recherches qu'ils effectuaient en ce moment, tout en me concentrant sur ce qui m'entourait. Et puis, nous arrivâmes enfin dans la pièce du sous sol qui renfermait les ouvrages mis en quarantaine pour qu'ils ne soient pas d'avantage victime du temps auprès de leurs confrères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon rôle ici serait de leur offrir une seconde jeunesse sans altérer la valeur que leur avait donné les années. Je me suis approché de la table pour laisser glisser ma main sur le premier livre qui se présentait à moi, dans des gestes &lt;/i&gt;&lt;i&gt;minutieux et &lt;/i&gt;&lt;i&gt;d'une lenteur calculée, j'ai pris celui-ci entre mes mains et ce fut comme si je me retrouvais seul dans un tout autre monde. Avec soin, j'ai découvert ce que cachait la couverture pour voir l'étendue du travail qui m'attendait, j'ai parcouru les reliures du bout des doigts pour voir comment je devrais m'y prendre. Cela ne me demanderait qu'une nuit de travail si je ne m'occupais de rien d'autre, tout au plus. Tout à mon observation, j'en oubliais presque la directrice présente à mes côtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="postbody"&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Elle sentait la nervosité gagnait peu à peu ses traits. Elle sentait aussi que Lucien avait perçu un comportement étrange, notamment au soir d'Halloween, elle pensait que c'était lui mais elle n'en était pas sûre et, à la vérité, elle ne préférait pas en reparler de peur de se trahir. Elle avait l'impression que l'antiquaire était un danger pour elle, sans en connaître la raison, il la fascinait et c'était vraiment dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sentait qu'elle continuait de rougir, alors qu'il n'y avait plus vraiment de raison. Elle toussa pour avoir un prétexte de prendre une grande inspiration mais s'aperçut bien vite que M. Morel était occupé à autre chose que d'observer ses joues rosies. Il semblait totalement fasciné par le livre qu'il tenait, comme s'il était entré dans un monde dès qu'il eût touché l'ouvrage. Elle se prit à le fixer, encore et toujours fascinée par cette présence troublante, un léger sourire s'afficha même. Elle sursauta toute seule.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;*Il va me prendre pour une folle.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Je ...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Trouve quelque chose à dire espèce de cruche, arrête de bafouiller sale outre.*&lt;br /&gt;*Ca suffit toi et tes urnes.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- Visiblement vous êtes dans votre élément, même un aveugle le verrait. Quel est votre diagnostic ? Pour combien de temps vous en aurez à votre avis ? Et quels sont vos honoraires ?&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Arrêtes de parler et de dire des conneries la jarre, c'est pas un médecin.*&lt;br /&gt;*C'était une métaphore.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si une troisième Ruth observait le spectacle, elle en déduirait que la vrai Ruth était schizophrène, mais il n'en était rien, elle avait l'habitude de se parler à elle-même. Quoiqu'il en soit, si Lucien ne s'était pas aperçu avant qu'elle était nerveuse, il n'a pas pu le louper. Elle se maudit avant de regarder le plus calmement possible son invité et de lui dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Excusez-moi, je suis un peu nerveuse. Beaucoup de travail et l'espoir de pouvoir afficher la merveille que vous tenez dans les mains.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit d'un air gêné, elle sentait qu'elle perdait totalement ses moyens face à l'homme au cœur de tous ses fantasmes. Elle se mordit la langue pour ne pas retourner dans ses délires macabres et attendit une réponse de Lucien quant aux questions posées un peu précipitamment, un peu trop précipitamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/11/24/081124021617924085.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;La voix de la jeune femme m'interrompit encore dans mes contemplations. Un "je" hésitant. J'ai tourné la tête vers la jeune directrice en attendant la suite qui ne venait pas. Peut-être l'hésitation de me distraire dans mon observation. J'ai alors consulté les autres ouvrages pour me rendre compte de l'état de la reliure de chacun. La jeune femme se mit alors à parler avec moins d"hésitation, peut-être même un peu de précipitation, je mettais ça sur le compte de l'impatience de voir ces ouvrages retourner parmi les leurs.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Pour être franc, ce ne sont pas vraiment les livres en eux-même mais l'ouvrage de la reliure qui m'intéresse. Après observation, je pense que je devrais en avoir pour quelque jours si l'on me laisse le temps de me concentrer sur ce travail. Pour ce qui est des honoraires je vous demanderai juste de quoi me procurer le matériel nécessaire.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai&lt;/span&gt;&lt;i&gt; reposé les ouvrages, que je tenais encore, soigneusement sur la table avec les autres et je me suis tourné vers la directrice. Je m'apprêtais à lui demander si tout allait bien, elle ne m'avait jamais paru si troublé. En même temps, ce n'était que notre troisième rencontre, la seconde même pour elle, et, je dois bien l'avouer, nos rencontre avaient toujours été plutôt particulières jusqu'ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'eus pas le temps de poser ma question qu'elle me rassura d'emblée sur son état en s'excusant. Je me suis légèrement approché pour l'observer.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Il n'y a pas de raison d'être nerveuse, les dommages qu'ont causé le temps sur ces ouvrages sont loin d'être irréparables, vous pourrez bientôt offrir la chance à d'autre personnes de pouvoir les contempler.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;J'ai à nouveau regarder les livres sur la table.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Deux nuits tout au plus, je suis toujours plus performant une fois la nuit tombée. Mais je préfère ne pas m'avancer et vous dire que vous les aurez sans faute avant la fin de la semaine&lt;/b&gt;. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La directrice resta interdite l'espace de trois secondes avant d'afficher un sourire on ne peut plus satisfait. Lucien n'avait rien remarqué ou du moins il s'en cachait bien et en plus il allait pouvoir faire le travail en un temps record, Ruth ne pouvait espérer mieux. Ses yeux brillèrent de satisfaction et un soupir significatif la surprit elle-même. Il faut dire que Ruth ne vivait que pour deux choses, ses livres et ses victimes, sans les uns comme sans les autres elle n'était rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- C'était inespéré. Si vous saviez combien de temps j'ai cherché quelqu'un comme vous mais personne ne voulait se déplacer jusqu'ici. Je vais faire préparer de quoi les emballer pour le confort du voyage, même court, et nous les livrerons à votre boutique dès qu'il vous sierra. Si vous voulez bien me suivre pour régler les modalités administratives.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps là, son esprit fonctionnait à plein régime, elle ne pouvait s'en empêcher, elle avait laissé son imagination reprendre le dessus. Il la hantait depuis leur première rencontre, depuis Halloween et cette sensation de l'avoir vu sous les traits de la Mort. Il l'attirait aussi sûrement qu'elle tuait par besoin et non pas par plaisir, même si l'un et l'autre se rejoignaient au final, de même qu'elle lisait compulsivement. Ils n'avaient pas encore pris le chemin du bureau mais les flashs macabres étaient rapides, à peine quelques secondes. Elle essayait de chasser cette image où le rouge dominait largement, rouge sang, rouge passion les deux étaient si liés que Ruth ne faisait pas la différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se voyait profiter de lui, un peu plus longtemps que pour les autres, profitait de sa présence si troublante mais inexorablement le couteau fatal se rapprochait de la gorge blanche de la colombe et sa robe de plume se colorait de rouge jusqu'à ce que la dernière goutte soit sortie de la chair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un signe quasi imperceptible pouvait la trahir pour tout comportementaliste exercé : sa mâchoire s'était légèrement contracté.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- Bon en route, à moins que vous ne souhaitiez rester un peu avec ces livres.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'elle comprendrait parfaitement puisqu'elle-même avait besoin de passer du temps avec certains livres pour mieux les connaître, aussi étrange que cela puisse paraître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/11/24/081124021617924085.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;On prétend toujours que ceux qui aiment les morts sont frappés d'anosmie. Pour moi, il n'en est rien et mon nez perçoit vivement les odeurs les plus diverses, même si, comme tout le monde, je suis accoutumé à celle de mon entourage au point de ne la plus sentir. Il se peut en effet que l'odeur du bombyx imprègne tout mon appartement, sans que j'en sache rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, l'odeur dominante que je percevais, c'était celle des vieux livres qui trônaient en ce moment sur la table, un mélange de poussière, de papier vieilli, de cuir qui ornait les couvertures. Mais je percevais autre chose encore et je me surpris à essayer de faire en sorte que ce soit cette odeur là, qui domine celle du vieux livre. Pour se faire, je me suis rapproché sans trop m'en rendre compte de la jeune directrice, humant discrètement l'air qui l'entourait. C'était son parfum, sans aucun autre artifice pour la couvrir. Pas de parfum agressif ou doux, pas d'huile ou de baume pour masquer l'odeur naturelle de sa peau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois encore -ce qui était rare lorsque j'étais accompagné- mon imagination débordait et me laissa rêver éveillé. La voix de la jeune femme me semblait proche et lointaine à la fois, j'écoutais sans l'entendre vraiment, du moins je n'arrivais pas à détacher les mots qu'elle prononçait. Habituellement je n'aimais pas trop parler avec les gens, une légère tare dans mon métier où j'ai besoin d'un contact avec certains clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'entendre soupirer, des souvenirs m'étaient revenus, si agréablement. Mais à la place, c'est elle que je voyais allongée dans ma chambre. Je me perdis donc un moment dans mes souvenirs transformés, laissant une ou deux minutes s'écouler dans un silence presque pesant, des minutes qui me parurent plus longue mais comme toujours pas assez&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~ ...&lt;br /&gt;Cette nuit, alors que je m'apprêtais à envelopper la jeune femme pour l'abandonner dans les flots à contre cœur, comme j'ai coutume de le faire, elle a soudain poussé un soupir désespéré, douloureux, prolongé, sifflant entre ses dents, comme si elle eût éprouvé quelque intolérable chagrin de son prochain abandon. Une immense pitié m'a serré le cœur. Ainsi n'avais-je pas rendu justice au charme humble et revêche de cette demoiselle. Je me jetai sur elle, et la couvrit de baisers, repentant comme un amant infidèle. J'allai chercher une brosse dans la salle de bain et j'entrepris de coiffer ses cheveux devenus ternes et cassants, je frottai son corps avec des essences, des parfums. Et je ne sais combien de fois j'ai aimé cette jeune femme, jusqu'à ce que le jour blanchisse la fenêtre derrière les rideaux tirés&lt;br /&gt;... ~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ce n'est qu'une fois que ma main entra en contact avec les cheveux de la jeune femme pour de vrai que je repris mes esprits. Je m'étais rapproché d'elle sans avoir gardé l'impression d'avoir bougé, mon corps avait agit de lui même l'espace d'un instant, ce court instant où je revivais, plongé au plus profond de mon inconscient, ces instants de rêves avec, non pas ma maîtresse de l'époque, mais la jeune femme devant qui je me trouvais à présent. Ces instant avant la douloureuse séparation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me fallait trouver une explication à mon geste et rapidement, une chaleur douce et significative envahissait mes joues à cet instant, j'avais soudain pris quelques couleurs en me rendant compte de mon geste, très peu car je ne suis pas homme à rougir facilement. Ce qui me dérangeait le plus, à cet instant, se trouvait au niveau de l'endroit où j'étais un homme et ce n'était pas la première fois que cette femme, aussi vivante soit-elle, provoquait ce genre de réaction chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans pouvoir affronter le regard que la jeune femme pouvait porter sur moi, j'ai passé brièvement ma main sur l'une de ses mèches avant de l'éloigner en ayant dans l'idée de m'écarter tout court par la même occasion pour élargir l'espace entre nos deux personnes, sans y parvenir ou à la lenteur d'un escargot, faisant mine de me débarrasser d'une quelconque poussière imaginaire.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Veuillez m'excuser. Vous aviez quelque chose dans les cheveux.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Pure mensonge, mais il me fallait trouver une parade à mon geste déplacé. L'ennui restait, que j'avais toujours été incapable de mentir. Le regard fuyant, je me suis tourné vers la table pour donner l'apparence que je me concentrais à nouveau sur les ouvrages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ruth afficha un regard surpris quand Lucien glissa sa main dans ses cheveux. Il n'avait pas répondu et Ruth pensait qu'il était perdu dans ses pensées, cela lui parut donc bizarre qu'il est vu quelque chose dans sa chevelure noire d'autant plus que la pièce est sombre. Ajouté à cela un regard fuyant, le jeune femme était plus que perspicace mais elle laissa couler le geste, qui au final ne la dérangeait pas du tout et afficha un sourire rassurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Merci&lt;/b&gt;, dit-elle simplement en réponse à son mensonge effronté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle l'observa quelques secondes de plus, se demandant pourquoi les deux rencontres véritables et celle supposée étaient si étranges et pourquoi à chaque fois elle avait ce chatouillement au bas du ventre qui ne la prenait vraiment que quand elle entendait la lame du couteau frotter contre son fourreau, annonciateur d'un orgasme proche quand la lame pénètre en douceur dans la fine chair du cou. Elle frissonna de nouveau, elle allait de nouveau laisser son imagination prendre le dessus et elle n'aurait plus qu'une envie, se jeter sauvagement sur l'antiquaire pour lui faire sa fête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se racla la gorge pour se réveiller mais c'était difficile, vraiment difficile. Il avait la peau si pâle, le grain de peau si fin qu'elle avait du mal à ne pas le fixer. Ca ne se faisait pas mais elle se comportait toujours bizarrement en la compagnie de Lucien. Elle toussa de nouveau et réussit à dire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Allons dans mon bureau pour s'occuper des papiers, pendant ce temps, je vais demander à ce qu'on emballe les livres.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se dirigea vers la porte et l'ouvrit laissant entrer un tel flot de lumière qu'elle s'en sentit mal. Elle cligna des yeux puis regarda dans la pièce plus sombre pour voir un Lucien tout auréolé, elle ne s'en sentit que plus mal. Ce soir elle tuerait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/11/24/081124021617924085.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;Le malaise s'installait de plus en plus alors que la jeune femme continuait à m'observer, je baissai les yeux sur les livres qui étaient mon excuse pour ne pas avoir à croiser son regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme moi, elle semblait sujet à l'inattention, elle se laissait facilement allez dans ses pensées sans voir le temps s'écouler, ça je l'avais bien remarqué, c'était une sale habitude dont je n'arrivais pas à me débarrasser moi non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi pouvait-elle bien penser aussi intensément, j'avais de plus en plus envie de le savoir, est-ce que c'était moi ou bien était-elle toujours ainsi, difficile à dire, alors que nous ne nous étions rencontré que deux fois, du moins officiellement. Une grand curiosité m'envahit soudain. Je voulais vraiment savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, je sursautai légèrement quand elle se racla la gorge et fit comme elle par réflexe quand elle se mit à toussoter. Je n'avais pas bien suivi ce qu'elle me disait ensuite, j'étais encore dans la surprise de ce grand sentiment qui m'envahissait, de cette envie soudaine de savoir alors que jusqu'ici, je ne m'étais jamais intéressé à ce que pouvaient penser les gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fus surpris par le flot de lumière qui envahissait soudain la pièce, je n'avais pas vu qu'elle ouvrait déjà la porte. Avant qu'elle ne passe le pas de la porte, un geste qui m'avait laissé interdit un instant, précéda même ma volonté. Je tenais dans ma main, l'un des frêles poignets pâle de la directrice, je m'étais rapproché en un instant, sans avoir le temps de comprendre. Je l'avais retenue par ce simple geste. Pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée ne me vint que quelques seconde après, mes mots dépassaient encore une fois ma pensée.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - A quoi pensiez vous ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Une simple geste, une simple question. Un comportement inhabituel de ma part. Je ne comprenais toujours pas, mais de toute façon l'affaire était faite. Les mots s'étaient glissé sur mes lèvres avant même que je n'ai le temps de les penser, ma main la retenait toujours, sans forcer et mon regard était plongé dans le sien cette fois..&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La situation devenait de plus en plus troublante et compliquée. Le cerveau de Ruth analysait tout à mille à l'heure et s'en suivrait bientôt une migraine comme elle pouvait en connaître les jours de crise. Et aujourd'hui, c'était un jour de crise. Lucien la mettait dans des états seconds complètement dangereux pour elle comme pour lui et elle ne voulait surtout pas, pas maintenant du moins, nuire à l'antiquaire. Elle savait qu'elle commençait à commettre des erreurs à cause de lui et que le plus sûr serait simplement de l'éliminer après avoir assouvi son fantasme mais quelque chose l'en empêchait, elle qui d'habitude n'avait aucun scrupule, l'idée de tuer Lucien la révulsait totalement tout en laissant des images sanglantes au fin fond de sa tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui prit le poignet. Comme elle était un peu aveuglée, elle ne l'avait pas vu arriver et sursauta en le sentant. Elle allait lui demander ce qu'il faisait quand il lui demande à quoi elle pensait. Cette question l'interpella tellement qu'elle devait avoir une expression surprise, elle qui normalement essaie de garder un visage neutre. Elle se sentit piégée comme un petit animal, ou comme un enfant pris en faute. Elle le regarda, les yeux écarquillés avant de se ressaisir. Elle ne savait pas encore ce qu'elle allait répondre, puis il lui vint une idée grotesque mais elle dépassa ses lèvres avant qu'elle n'ai eu le temps d'envoyer le signal nerveux à son cerveau : tais toi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- A vous. Et vous à quoi pensiez-vous ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle le regardait droit dans les yeux, pas vraiment effrayé par ce qu'elle venait de répondre mais plutôt surprise par elle-même. Elle entrait dans un terrain totalement glissant et incontrôlé et bizarrement, cela lui plaisait. Mais elle allait commettre des erreurs et inexorablement la police la retrouverait ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/11/24/081124021617924085.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;A ma surprise -que j'arrivais parfaitement à cacher-. Elle n'essaya pas de se défaire et je n'avais pas songé à la lâcher. Je fus content de pouvoir enfin voir une expression se dessiner sur son visage, même si le mien restait impassible, ce n'était qu'un apparence. Ce simple geste, le simple fait de pouvoir toucher une peau qui n'était pas froide. Le simple fait de me rendre compte qu'elle avait pu sentir mon geste et qu'elle y avait réagit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'arrivais, ni à décrire, ni à comprendre le ressenti que cela m'apportait, ça n'avait rien de désagréable mais en même temps, je restais persuadé que ça pouvait être encore mieux. Je n'avais jamais pris la peine d'avoir le moindre contact avec les vivants, il m'était déjà arrivé de distribuer quelques poignées de mains à la clientèle mais seulement quand on me la tendait. Cette fois c'est moi qui avais agi le premier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans la quitter des yeux, toujours impassible, j'étais plus attentif à sa voix cette fois. Mais je ne comprenais pas.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Quel est l'intérêt de penser à moi, si je suis juste devant vous ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;J'ai doucement défait ma prise sur son poignet en regardant vers celui-ci et vers ma main qui le tenait, l'idée de mon geste pour la retenir restait encore flou, le pourquoi, le comment, mais quelle importance. Je n'ai pas réfléchis longtemps avant de répondre à la question qu'elle m'avait retourné.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - J'étais plongé dans certains souvenirs, cela m'arrive de temps en temps. Je suis quelqu'un de distrait et je me rattache un peu trop souvent aux choses passées. Rien de bien intéressant.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Sur ces mots, je suis passé à côté d'elle dans l'idée de sortir de la pièce le premier, pourquoi ? Alors qu'elle était sur son territoire et que je ne retrouverais sans doute même pas le chemin de son bureau tout seul. Est-ce que je fuyais ? Y aurait-il une raison à cela ? Depuis quand me posais-je autant de questions...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ruth, qui d'habitude adorait cette pièce, se sentit soudain oppressée, comme si elle manquait d'air. Un poids à l'estomac se faisait de plus en plus pesant et présent et elle savait que Lucien en était la cause unique. Il la rendait totalement folle, il fallait le dire, enfin, plus folle que d'habitude, puisque, socialement parlant, tuer les gens comme on mange des pommes était être fou. Ruth assouvissait un besoin comme celui de manger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout les cas, que Lucien prenne l'initiative de sortir semblait la libérer, aussi bizarre que cela puisse paraître. Elle en avait presque oublié ce que l'antiquaire venait de dire. Elle ne savait pas vraiment quoi répondre à sa question et préféra se taire plutôt que de s'enfoncer un peu plus. Cependant il répondit à la sienne de manière à inspirer une sortie inespéré à la demoiselle.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- Oui, je suis pareil, je ne pensais pas à vous dans le moment présent mais je me rappelais notre rencontre dans la crypte.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit et passa devant Lucien sans plus de cérémonie. Ils refirent le trajet inverse vers le bureau dans un silence quasi religieux et Ruth en était gênée. Elle ne savait vraiment plus quoi penser de cet homme, de leurs rencontres, de leurs dialogues et de leurs réactions. Elle se demandait qui était cet homme, qu'est-ce qu'il cachait sous ses traits impassibles et son intelligence évidente. Sans savoir pourquoi, Ruth sentait en Lucien un alter égo, elle ne savait d'où lui venait cet impression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils arrivèrent devant la porte d'un bureau que Ruth ouvrit mais resta à la porte. Elle dit en quelques mots à la personne à l'intérieur d'aller préparer les livres pour leur transfert chez l'antiquaire. Quelques brèves paroles plus tard ils repartaient pour quelques pas vers le bureau de la directrice. Elle en ouvrit la porte en laissant le passage à Lucien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- La partie la moins intéressante est devant nous&lt;/b&gt;, dit-elle pour détendre l'atmosphère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'ils furent tous deux dans le bureau, elle ferma la porte et invita l'antiquaire à s'asseoir. Elle alla elle-même s'installer dans son fauteuil de bureau et se massa légèrement les tempes avant de prendre un tas de papier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- J'ai préparé une convention basique pour se mettre en accord sur le contrat. Il y aussi le contrat en lui-même, cependant il n'est pas rempli, je dois savoir combien vous souhaitez être payer pour votre travail. Et enfin les papiers d'assurance. Si vous avez besoin de temps pour y réfléchir, ce n'est pas un soucis. Mais on peut déjà lire ces différents papiers, quoique l'assurance ce ne soit pas la peine, vous devez signer pour qu'on est la pleine charge en cas de dégâts. Le reste fait à peu près cinq pages.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle plissa les yeux, la migraine guettait et n'allait pas tarder à passer à l'attaque et à ce moment précis, Ruth avait l'envie de rentrer chez elle et de se fourrer sous sa couette. Le flash qui accompagna sa pensée était inattendu et surprenant : elle voyait Lucien l'attendre, endormi dans son lit. A cet instant précis la migraine explosa et le champ de vision de la directrice se tacha de petites mouches noires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/11/24/081124021617924085.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;J'ai suivi la directrice jusqu'à son bureau, reprenant doucement le contrôle sur mon corps qui ne s'était -heureusement- pas trop fait remarqué. Je pris les devants pour suivre son invitation et me suis installé. Je n'étais pas spécialement habitué à la paperasse, les rares clients qui me demandaient de restaurer une œuvre, se fiaient quasiment entièrement à mon expérience mais pour les œuvres qui appartenaient à une bibliothèque public, ce n'était pas la même chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai parcouru les documents sans manquer le moindre mot, concentré et plongé dans ma lecture, mes yeux filaient sur les lignes, ma main tournait les pages. J'étais comme seul avec les document dans la pièce, jusqu'à se que ma bonne main attrape un stylo pour signer d'un geste assuré, j'ai ensuite tout fait glissé en direction de la directrice.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Tout cela me semble correct..&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je ne voulais plus rester, ou plutôt, je ne pouvais plus. La pause était terminée, dieu que le temps file quand je ne suis pas entouré de toutes mes vieilleries dans cette boutique sombre. Doucement je me suis levé, légèrement incliné pour saluer la jeune directrice. Je me suis assuré de l'implacabilité de mon costume par habitude avant de me tourner vers la porte. Il n'était pas nécessaire de me raccompagner, je connaissais le chemin à présent.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Je vous laisse donc vous charger du reste pour le transport des livres jusqu'à mon lieu de travail. Bonne continuation à vous Miss Paine.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je repris donc le chemin de la sortie sans me retourner, le pas plus accéléré que je ne l'avais prévu, pourtant il me restait du temps avant la réouverture. Un simple signe de main pendant que l'autre attrapait la poignée et j'avais déjà disparu derrière la porte, restant un instant appuyé contre celle-ci, respirant un bon coup avant de sortir de la bibliothèque pour rentrer.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le temps avait passé vite jusqu'à ce qu'ils entament la partie papier. Certes Lucien devait tout lire mais Ruth ne savait pas quoi faire en attendant. Elle ne voulait pas le regarder de peur de voir son esprit s'égarer de nouveau tandis que l'implacable désir s'annonçait de plus en plus difficile à contrôler. Pour éviter tout chute dramatique pour son esprit, elle se saisit d'un tas de feuilles sur lesquelles elle apposa un tampon puis une signature. Cette tâche l'occupa jusqu'à ce que M.Morel prit un stylo et signa les papiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- On fait comme ça ! Les livres arriveront chez vous dans quelques heures.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine lui eut-elle répondu qu'il avait déjà passé la porte. Un peu surprise par tant d'empressement et un peu soulagée de se retrouver quelques minutes, Ruth alla ouvrir la fenêtre et prit une grande bouffée d'air frais pour se rafraîchir, l'esprit, le cerveau et le reste. Il fallait bien avouer que ça bouillonnait plus bas avec quelques réactions purement féminines dues à une grande excitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La frustration s'ensuivit directement. L'image de se jeter sauvagement sur l'antiquaire restait gravée comme visible à chaque instant devant ses yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se rassit brusquement sur sa chaise et se saisit de son couteau. Elle le contempla avant d'appliquer le plat de la lame contre son front. Elle frissonna au contact froid du métal et cela lui fit un bien fou. Elle regarda l'horloge et décida qu'il fallait faire une sieste. Elle était fatiguée de tant d'émotion...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;By Miss Belzy &amp;amp; Gwen Paine&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" style="border-width: 0pt;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette    création est mise à disposition sous un &lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;contrat    Creative Commons&lt;/a&gt;. Uniquement les textes Ruth Paine.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-628436914433422025?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/628436914433422025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=628436914433422025&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/628436914433422025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/628436914433422025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/11/un-couple-funeste-chapitre-iii-le.html' title='Un Couple Funeste - Chapitre 3 - Le rendez-vous'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-8530111018380327076</id><published>2009-11-11T11:32:00.007+01:00</published><updated>2010-05-20T02:31:12.743+02:00</updated><title type='text'>Un Couple Funeste - Chapitre 2 - Le temps d'un concert</title><content type='html'>&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i78.servimg.com/u/f78/11/08/93/73/30-8410.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: red;"&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La fête d'Halloween est l'une des meilleures occasions pour se faire plaisir. Ruth s'habilla en ce qui pouvait être un costume mais qui était une tenue dont elle aimait s'habiller pour l'occasion du mois. Ce soir était parfait pour ça. Et le challenge en serait plus qu'intéressant puisqu'il y aura du monde et peut-être des gens qu'elle connaissait. Elle souriait, heureuse à l'idée d'aller s'amuser. Elle enfila donc sa tenue de cuir noir brillant, ainsi qu'un masque semblable à celui de Catwoman. Elle parfit son costume en ajoutant des griffes aiguisées au bout de ses doigts et s'empara d'un fouet qu'elle accrocha à sa ceinture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi accoutrée, elle se dirigea vers le lieu de fête. Ses formes roulaient dans son costume attirant les regard masculin comme d'habitude. La Catwoman se dirigea vers le bar et demanda un verre de vodka. Elle s'accouda à une table et but tranquillement tout en écoutant la musique. Elle adorait ces ambiances festives et aussi quelque peu effrayante en cette occasion. C'était le soir parfait. Ses griffes tapaient la table en rythme et elle observait la faune comme à son habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Homme... ou femme ? Avec qui vais-je me faire plaisir ? Hum... Il y aura bien quelqu'un qui va venir m'aborder...*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne manqua pas, à peine quelques minutes plus tard, un jeune homme d'une vingtaine d'années, déjà bien imbibé, vint accoster Catwoman avec des amis. Ruth frissonna de plaisir en voyant leurs jolis minois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Plusieurs ? Ca pourrait être intéressant...*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses griffes arrêtèrent leur manège rythmique tandis que le jeune inconscient vint parler à la demoiselle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Salut p'tite chatte... Mes copains et moi on te trouve... si... féline...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait un sens de l'humour assez remarquablement pitoyable mais bizarrement cela fit rire la bibliothécaire qui reconnaissait ces étudiants. Elle finit sa phrase sur un ton provocateur et langoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- ... que l'idée que je vous accompagne dans un coin tranquille vous serez délicieuse.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils étaient trois, de quoi rendre Ruth folle de bonheur. Elle les regarda, ses yeux noirs se mariant magnifiquement avec son costume. Elle leur sourit et ajouta aux trois étudiants bien foutus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Suivez-moi, je vais m'occuper de vous. Les chattes adorent jouer avec ses proies.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois étudiants hallucinaient mais ne purent refuser une telle opportunité. Catwoman les emmena 500 mètres plus loin dans un coin tranquille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Bien bien bien... qui commence ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se regardèrent en souriant et celui qui avait parlé s'avança. Il n'avait pas besoin de stimulant. Ruth s'empara très doucement de son fouet et attacha les mains de sa proie tout en jouant de petit toucher pour qu'il ne s'enfuie pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Vous m'excuserez les garçons, vous allez nous entendre mais pas nous voir, c'est mieux pour l'imagination. &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle leur fit un clin d'oeil.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Je reviens m'occuper de vous après.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle tira sa première future victime dans un buisson et la fit s'allonger. Il se laissa faire, heureux comme un diable. Ses mains étant bloquées, il ne pouvait rien faire, ce qui ne lui déplaisait pas semble-t-il. Ruth déboutonna très doucement le pantalon de l'étudiant et couvrit son sexe d'un préservatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Tu veux pas te déshabiller p'tite tigresse ? J'en profiterai un peu plus...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Chuuuuuut... Tu vas apprécier t'inquiète pas...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son ton était menaçant et coulant. Ses yeux lançaient des éclairs de fureur. Elle se pencha vers l'entrejambe et avant qu'il n'est pu dire ouf, le préservatif se remplit. Ruth se tourna ensuite vers son cou et y déposa une griffe non loin de la jugulaire tandis qu'il était encore sous le choc de l'orgasme. La meurtrière laissa échapper un gémissement de jouissance quand elle lui trancha l'artère. Son sang se répandit à terre et tandis qu'elle récupérait le préservatif pour le mettre dans un petit plastique, elle se releva et se dirigea vers les deux autres proies.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Il se repose. Que dites-vous si je m'occupe de vous en même temps ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se regardèrent en souriant à pleines dents et suivirent leur bourreau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catwoman dansait allègre devant la scène, heureuse comme une princesse. Elle envoyait balader chaque inconnu qui la désirait ou qui souhaitait seulement s'en faire une amie. Elle espérait rencontrer Lucien au fond d'elle, depuis la crypte et cette petite frayeur qu'il lui avait faite, elle se disait qu'après avoir tuer, le voir était en quelque sorte le point final, ou peut-être simplement la suite. Elle ressentait en lui le même amour de la mort qu'elle sans qu'elle n'est décelé le moindre désir de la donner en lui. Mais, si quelqu'un était en sécurité vis à vis d'elle c'était lui. Elle sourit en se rappelant la crypte et se déchaîna un peu plus sur la piste de danse...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i58.servimg.com/u/f58/11/08/93/73/sans_t11.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;J'étais dissimulé par mon costume et ça me plaisait comme ça. Personne n'aurait pu me reconnaitre, couvert d'un long manteau en cape noir, muni d'une large capuche tout aussi noir qui me couvrait la tête jusqu'à la moitié du visage. Visage lui, dissimulé sous un masque à l'effigie de la mort. J'étais encombré par le dernier accessoire de mon déguisement, une faux artificielle plus haute que moi et au sommet de son manche une lame en plastique tout aussi large que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un jour j'avais revêtu l'apparence de la Mort, du moins comme on la représentait dans les plupart des contes connus. Une drôle d'ironie, je pouvais paraître comme la mort pour un soir mais ne pouvait effectué son travail, dommage, j'aurais pu choisir mon amant ou ma maîtresse de cette nuit dans cette foule. La foule justement, il y avait bien trop de monde pour moi, je n'étais pas sujet aux hallucinations parce qu'il y avait déjà bien assez d'affreux visage qui m'entouraient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique ne me dérangeait pas trop, je n'étais pas habitué à ce genre mais je m'y fais. Je me faufile en essayant de ne pas trop me faire bousculer, relevant de temps en temps ma capuche qui me tombe un peu trop devant les yeux et m'empêche de voir où je vais. Tout en me rapprochant de la scène, curieux de pouvoir voir de plus prêt ces jeunes artistes qui s'y déchaînaient. Tout en essayant d'éviter quelqu'un face à moi je heurte malencontreusement une autre personne, qui se trouvait derrière, de mon dos. Tout en me retournant, Je reconnais, dans une tenue pas si différente de notre première rencontre, la jeune femme que j'avais rencontré dans les cryptes.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-&lt;b&gt; Veuillez m'excuser...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Sous ces paroles, je baissai légèrement la capuche devant mon masque, comme si ce dernier ne suffisait pas a me dissimuler. Sans savoir pourquoi, je désirais garder l'anonymat devant n'importe qui, surtout que notre dernière rencontre avec la demoiselle m'avait mis plutôt mal à l'aise et dans une bien mauvaise situation.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i78.servimg.com/u/f78/11/08/93/73/30-8410.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ruth se déchainait, se défoulait, n'en pouvant plus tant la musique l'emportait dans son monde délirant de morts et d'orgasmes. Elle retiendrait ce groupe, pour sûr, elle l'écouterait à fond chez elle quand elle sentirait une crise arriver, l'une de ces crises violentes. La foule était dense et acclamait le groupe, la bibliothécaire y comprit. Elle était Catwoman ce soir, et c'est elle qui hurlait à s'en briser les cordes vocales. Non pas qu'elle était une fan totalement hystérique mais simplement qu'elle avait un besoin viscéral de hurler, de s'époumoner; quitte à s'en détruire les tympans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'elle s'arrêta, elle était essoufflée et libérée. Elle passait une merveilleuse soirée. Mais il ne faudrait pas trop tarder et rentrer chez elle. La police découvrira les trois corps bien assez tôt.&lt;br /&gt;Et tandis qu'elle se préparait pour sortir de la foule, quelqu'un vint la heurter. Il s'excusa immédiatement. Ruth s'aperçut qu'il avait abaissé sa capuche de manière à ce qu'elle ne le reconnaisse pas. Ce qui eu l'effet escompté quoiqu'elle fut persuadé de connaître l'homme qui se cachait sous le masque de La Mort. Peut-être était-ce une stratégie, ils étaient proche l'un de l'autre, il voulait simplement jouer son rôle. Catwoman sourit et répondit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Mais vous êtes tout pardonné, je ne tiens pas à me fâcher avec La Mort quoiqu'elle aie besoin de dompter neuf fois les chats avant de pouvoir les emmener. &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fit une révérence ponctuée d'un petit miaulement et essaya de s'échapper de la foule, chose somme toute fort difficile, impossible même. Elle formait une masse compacte et il aurait fallu user de la violence pour passer, ce qu'elle ne pouvait pas bien sûr. Elle soupira et se tourna vers la scène, essayant de trouver une sortie par le chemin inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle grogna d'impatience en voyant que la foule la bloquait. Elle n'avait pas un gabarit spectaculaire mais tant pis, elle souhaitait rentrer chez elle, elle rentrerait... seule ou accompagnée ? Elle avait des idées farfelues qui lui venaient sans arrêt et la rencontre avec la Mort n'était pas sans lui laisser de fantasme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Flirter avec mon plus fidèle amant.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle passa sa langue sur ses lèvres et revint sur ses pas, enfin plus exactement essaya de chercher après la gigantesque faux. Peine de toute évidence perdue : la foule était en mouvement sans arrêt. Elle se décida à aller vers la scène, et pour cela fonça simplement dans le tas. Les gens protestaient mais elle n'en avait que faire. Elle sourit quand elle vit le groupe déchainé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Qu'ils sont beaux.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai que ça l'a interpellé, et elle n'en venait qu'à apprécier un peu plus ce groupe tout à fait exceptionnel. Elle les regarda un moment sans bouger. Le morceau était d'une extraordinaire violence, et Ruth s'en sentait bien mieux, comme s'il avait pour effet de prendre la violence qui coule dans ses veines.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i58.servimg.com/u/f58/11/08/93/73/sans_t11.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;La demoiselle féline accepta mes excuses sans attendre et ses paroles étiraient un léger sourire sur mes lèvres, serais-je vraiment bon pour ce rôle ? Tout en souriant derrière mon masque j'accompagnai sa révérence de façon plus légère en prenant garde à ne bousculer personne cette fois, gardant cette grande faux encombrante contre moi. J'eus à peine le temps de me redresser que j'apercevais la créature, tout de noir vêtu, de dos et tentant de se frayer un chemin dans la foule.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Moi-même, de mon côté, je tentai de m'en défaire tant bien que mal. Voila pourquoi je rechignais à sortir de chez moi ou de ma boutique, les gens, la foule, c'était quelque chose que je ne pouvais supporter longtemps, ce soir je pouvais y mêler le bruit, chose à laquelle je n'étais pas habitué.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je tentai de couper sur le côté alors que la foule me poussait contre mon gré vers la scène, sans doute le public en ébullition désirait voir le groupe de plus prêt mais personnellement j'avais d'autres projets, m'éloigner du bruit et non m'en approcher. Doucement, je décidai de me laisser porter par la foule, je finirais bien par me faufiler entre deux chansons, qui sait. Je gardai toujours la faux près de moi pour ne blesser personne à son contact et arrivé devant la scène, je tentai de me glisser devant les premiers rangs pour m'extirper de cette masse de gens.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Sans faire attention, je repassai devant la jeune féline que j'avais bousculé auparavant pendant que ma capuche glissait sur mes épaules à mon passage entre deux personne un peu trop proches l'une de l'autre. Sans y prêter attention, ne me concentrant que sur l'ouverture qui s'offrait à moi pour enfin m'échapper, je finis enfin par sortir de cette foule déchaînée et réajusta simplement mon masque pour qu'il reste bien droit et que je puisse avoir les yeux en face des trous. Posant un instant la faux contre un arbre, je m'adossai au tronc à côté d'elle et secoua un peu ce long manteau noir pour m'aérer. Sous le masque aussi j'avais chaud mais je ne voulais pas l'enlever avant d'être rentrer chez moi, aussi je me contentai de sortir un mouchoir de ma manche pour le passer sur mon visage en tenant le masque pour rester caché.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;J'étais quasiment à bout de souffle et en sueur, pour compléter le tout, le bruit sur scène faisait pointer un léger mal de tête qui ne passerait sans doute qu'une fois éloigné, voir même dans mon appartement au calme. Quelle idée avait bien pu me passer par la tête pour que je me risque à sortir dans un moment pareil, les rues étaient pleines de monde, l'environnement était bruyant, c'était trop pour quelqu'un comme moi, habitué au calme dans un environnement serein, parfois froid mais tellement silencieux. Ici ce n'était pas la place de la Mort, bien qu'elle frapperait sûrement quelques imprudents ce soir, des fêtards qui prendraient le volant avec un taux trop élevé d'alcool dans le sang, la Mort installée dans le véhicule à leur côté, des imbéciles avides de montrer de quoi ils sont capable dans des paris ridicules et qui se jetteraient d'eux même dans ses bras ou que sais-je encore.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i78.servimg.com/u/f78/11/08/93/73/30-8410.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ruth était agacée, il fallait le dire. La Mort l'avait fasciné, complètement, enfin la personne sous le masque de la Mort. Elle s'était sentie comme aspirée par sa présence. Mais la jeune directrice avait une relation assez étrange avec elle. Elle jouait son rôle, ou plutôt était son pantin. Voir ainsi son Maître apparaître après une offrande était une sorte de signe. En plus, il semblait évident que l'homme sous le masque avait lui aussi une relation ambiguë avec la dame à la faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ruth souriait, dans ses pensées, au milieu d'une foule déchaînée et en continuelle mouvance. Et soudain, alors que des images de sang et de sexe lui brouillait la vue, l'apparition tant souhaitée se fit. Une capuche tomba au même moment, dévoilant un semblant de tête que Ruth connaissait... Elle eut un hoquet de surprise étouffé par le bruit et un sourire immense tout de suite après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Serait-ce...*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait un doute, bien entendu. Elle ne l'avait vu qu'une fois au fin fond d'une crypte. Elle se demandait si le fait qu'elle le rencontre dans des endroits qui font frissonner et dont la Mort est familière était un signe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Non... je dois me tromper...*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le doute était là, bel et bien ancré en fin fond d'elle-même. Et puis elle ressentait cette fascination et cette attirance, la même qui l'avait déstabilisée dans les cryptes devant Lucien Morel, l'antiquaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Il ne faut pas qu'on me reconnaisse... je ne peux pas risquer de me dévoiler à ce si séduisant homme... quel dommage... je l'aurais bien croqué...*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose qui était étrange, elle ne ressentait aucune envie d'égorger Lucien. Quand à l'homme sous le masque de La Mort, elle n'en savait rien, ils n'avaient quasiment échangé aucune parole. Elle le suivit cependant à travers la foule - il s'était frayé un chemin elle en avait profité. Elle le vit adossé à un arbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Que faire ?*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle resta à bonne distance, jaugeant la situation, puis se décida. Elle soupira en s'avançant de quelques pas et fit un signe de la main au personnage avant de s'en aller dans la direction opposée. Elle allait rentrer chez elle. Personne ne penserait à elle à la découverte des corps, du moins l'espérait-elle. Mais personne n'avait jamais eu de soupçon. Il faut juste espérer que Lucien n'en ai pas, si c'était lui derrière le masque, il pourrait faire le rapprochement dans le cas où il l'aurait reconnu. N'oublions pas qu'avant leur rencontre dans les cryptes, Ruth venait d'y déposer un corps.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i58.servimg.com/u/f58/11/08/93/73/sans_t11.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Alors que je reprenais doucement mon souffle, quelle ne fut pas ma surprise d'apercevoir à nouveau la demoiselle féline et qu'elle me fasse signe en plus, réflexe stupide, je profitais qu'elle me tourne le dos pour regarder autour de moi si elle ne s'adressait pas à une autre personne, mais je me retrouvais seul, m'aurait-elle reconnu ? Je ne vois pas comment.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Alors qu'elle s'éloignait, j'eus l'idée de la suivre sans y réfléchir, de quoi aurais-je l'air, d'un vieux pervers qui désire suivre sa proie jusque chez elle pour voir dans quelle environnement elle évolue ? Pour pouvoir la retrouver facilement ? En m'approchant des buissons pour être plus discret, je secouai la tête sur ces pensées stupides. J'avais oublié la faux contre le tronc dans ma hâte et n'y pensant même plus, je m'enfonçais dans les épais buissons en bordure.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Tout en regardant devant moi, la tête haute pour essayer d'apercevoir la direction de la femme féline, je ne faisais presque pas attention à la direction que je prenais, ni où je pouvais bien mettre les pieds, je décidai de défaire le long manteau pour m'alléger en peu en le portant sur le bras et fus interrompu dans mon geste. Je venais de buter contre quelque chose et me retrouvai au sol en quelques seconde. Rassemblant mes idées après ma chute, je me rendis vite compte que j'avais atterri sur une masse qui n'avait rien d'un tas de terre.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Doucement, je me redressai en regardant l'une de mes main qui avaient été bien écorchée dans les ronces, une légère grimace dessiné sur mon visage derrière le masque, j'ai relevé ce dernier sur le haut de ma tête pour être plus à l'aise et y voir plus clair et finis de me relever. En y regardant mieux, je n'étais effectivement pas tombé sur un tas de terre mais sur une personne, j'ai d'abord pensé à un élément du décor d'halloween laissé là mais c'était bien trop dur et tiède pour être faux. Je me suis alors penché sur la personne, curieux de savoir pourquoi il restait là sans bouger alors qu'on lui était tombé dessus. En y regardant de plus prêt, malgré la pénombre, j'avais enfin remarqué la marre de sang dans laquelle il baignait, un rien paniqué par la vue d'autant de sang, n'y étant pas habitué, je me relevai rapidement, effectuant un pas en arrière et chutant à nouveau, sur un autre corps cette fois. Non pas que voir des cadavres me faisait peur, ça aurait été un comble, mais ce genre de situation, je n'y étais pas habitué.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Rassemblant encore une fois mes idées, je me relevai, le corps un peu tremblant, avant de remarquer que les manches de ma chemise blanches sous le manteaux étaient imbibés de sang. Le reste devait l'être aussi mais heureusement, ça se voyait moins sur le noir. Je m'enroulai rapidement dans le grand manteau et remis le masque sur mon visage, le cœur battant la chamade, je me suis écarté de la scène et je suis sorti des buissons. La demoiselle devait être loin maintenant et puis si c'était bien celle à laquelle je pensais, je saurais où la trouver.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Sans trop me presser pour ne pas éveiller de soupçons, je me suis éloigné des buissons pour prendre le chemin du bazar, la démarche aussi assurée que possible. J'aimais la mort mais les boucheries n'étaient pas pour me plaire, la vue du sang en trop grande quantité me répugnait et je ne manquerais sûrement pas d'être malade en chemin.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;i;"&gt;By Miss Belzy &amp;amp; Gwen Paine&lt;/i;"&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" style="border-width: 0pt;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette    création est mise à disposition sous un &lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;contrat    Creative Commons&lt;/a&gt;. Uniquement les textes Ruth Paine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-8530111018380327076?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/8530111018380327076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=8530111018380327076&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/8530111018380327076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/8530111018380327076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/11/un-couple-funeste-chapitre-ii-le-temps.html' title='Un Couple Funeste - Chapitre 2 - Le temps d&apos;un concert'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-5255322804329758444</id><published>2009-11-11T00:56:00.009+01:00</published><updated>2010-05-20T02:31:29.937+02:00</updated><title type='text'>Un Couple Funeste - Chapitre 1 - Imagination débordante</title><content type='html'>&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i58.servimg.com/u/f58/11/08/93/73/sans_t11.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vu chez mon voisin, le libraire, une estampe galante du XVIIIe siècle - une nonne besognée par un moine - qui me donna l'envie d'aller visiter la crypte des sœurs. Il faisait une chaleur suffocante, orageuse, et tout semblait dormir. La grille était grande ouverte et j'entrai sans être vu. L'escalier des galeries était plutôt raide et glissant mais je m'y engageai tout de suite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sur mon chemin, je trouvai la&lt;/span&gt;  Circoncision &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(un tableau) , qui me désola car elle avait été refaite vers 1890 par quelque rustre badigeonneur. Il avait habillé de neuf les personnages de la scène, retouché l'architecture, introduit des draperies de style tapissier dans l'ouverture des fenêtres par lesquelles on avait jadis entrevu les maremmes vénitiennes. C'était à en pleurer et je ne pouvais rester une minute de plus à contempler une telle vision d'horreur. Aussi je décidai de continuer ma route entre les murs étroits de la galerie. Tout en marchant, je laissais une de mes mains glisser le long de la paroi, les yeux clos, pendant que mon esprit se laissait bercer par mon imagination. Je m'étais laissé emporter dans quelques divagations, m'imprégnait de l'ambiance des lieux et en rouvrant les yeux...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'allée centrale était occupée par une civière arrangée en catafalque et sur laquelle reposait une religieuse, sans doute provisoirement laissée seule par les sœurs qui devaient la garder. Bien que morte, cette nonne au ventre gonflé comme une outre, au visage qui semblait issu du crayon de Daumier, m'inspira une vive répulsion. Elle portait l'habit de son ordre et ses sœurs l'avaient coiffée d'une couronne de grosses roses en papier, pour signifier qu'elle était vierge. La patronne d'un restaurant où j'avais déjeuné un jour m'avait raconté des choses assez horribles sur l'hystérie et l'insigne méchanceté des nonnes, à l'égard des orphelins qu'elles hébergeaient parfois. De toutes les mortes que j'ai vues, cette nonne fut la seule qui ne m'inspira ni sympathie ni tendresse : la méchanceté suintait de sa personne tout entière. Je notai l'image avec déplaisir, m'étonnant seulement de la fréquence avec laquelle le nécrophile rencontre la mort, l'ivrogne la bouteille, le joueur les cartes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A l'instant où je faisais cette réflexion, une personne entra dans la crypte, dans la même seconde où un formidable coup de tonnerre se fit entendre et où une pluie torrentielle tentait de pénétrer brusquement jusque dans la crypte. Après une brève hésitation, je voulus rapporter mon attention sur la nonne qui devait se trouver à mes côtés, mais... La vision avait disparu et un soupire las m’échappa. A l'extérieur, les cloches sonnaient comme pour chanter avec l'orage. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/10/30/081030012232898953.jpg" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a une chose qui chagrinait Ruth, c'était sa force physique. Elle avait des difficultés à porter ses victimes pour les cacher, ce qui, ce soir, était le cas.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;- Pourquoi doivent-ils toujours être des tas de graisses. Ras-le-bol de ces déchets puants.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle voulait le planquer dans la crypte, le temps que quelqu'un y passe, il ne serait pas découvert de suite. Surtout qu'il y avait une cachette idéale, un petit couloir que personne n'empruntait car obstrué et duquel une odeur infecte se dégageait. On mettait en cause les rats. On ne devrait pas. Ces pauvres rongeurs n'y sont pour rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles descendit les marches un peu trop lourdement à son goût, mais il faut dire qu'il était pas léger l'autre imbécile. Elle faillit tomber aussi mais se rattrapa de justesse. Encore quelques pas et elle y serait. Elle ne savait évidemment pas qu'il y avait quelqu'un un peu plus loin, elle ne s'inquiétait donc pas d'être surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle laissa tomber le corps lourd sur le sol de l'étroit passage puis s'en retourna dans le couloir principal. Il faisait fort sombre à cause de la nuit qui avait pointé son nez depuis un bout de temps déjà, sans parler de l'orage qui craquait fortement depuis le début de soirée. Il devait être à peu près 22 heures. D'habitude, Ruth ne commet ses forfaits que vers minuit mais là, sa victime était précoce. Pas de veine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fit claquer ses talons assez rapidement non pas dans la direction par où elle était venue mais vers l'autre sortie de la crypte. Elle passa devant le tableau sans même lui accorder un regard, elle connaissait pas cœur cette horreur de l'art pictural. Elle avait aussi pris le temps de ranger son couteau de chasse dans son fourreau caché en haut de sa cuisse droite vers l'intérieur. Elle savait qu'elle avait une tenue impeccable, aucune trace de sang. Il n'y a eu qu'une seule fois du sang, c'était son premier meurtre, son premier orgasme. Après elle a bien fait attention, pour ne pas laisser de trace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle portait sa tenue de cuir noir, qui faisait même un peu latex dans la nuit. Elle avait un effet d'attire-moucheron sur les hommes qui ne pouvait détacher leur regard de ce corps moulé dans cette tenue aguichante. Piège fatale, l'araignée les mangeait avant de les tuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle aperçut une vague silhouette un peu plus loin. Elle s'arrêta brusquement et se crispa avant de reprendre un air naturel et de se diriger vers l'inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Une autre proie peut-être ?*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne tuait qu'à peu près une fois par mois, c'est pourquoi elle était un peu réticente à l'idée de recommencer ce soir-là. Elle verrait comment les choses arriveraient.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;- Bonsoir...&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i58.servimg.com/u/f58/11/08/93/73/sans_t11.png" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;i&gt;En ces lieux, il n'y avait qu'une faible lumière qui pénétrait dans la pièce à chaque coup de tonnerre. Avec un tel orage, pas le temps de compter entre le moment où l'ont percevait le son et celui où l'on percevait la lumière, ils étaient bien synchrone, l'orage devait être proche. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le temps de l'éclair, la personne qui se trouvait là n'avait pas bougé, comme figé dans ce mince rayon de lumière bleutée, je n'avais pas eu le temps de la distinguer. Ce ne fut qu'à l'éclair suivant que je pus constater qu'elle avait changé de place et qu'elle se rapprochait de moi.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je n'avais pas bougé, je restais planté au milieu de la pièce et vérifiais encore une fois que ma vision avait bel et bien disparue, encore une qui n'était qu'éphémère. Lorsque les cloches se turent après avoir sonnés 22 coups à peu près. Je pus entendre la voix de l'inconnu, c'était une voix féminine à l'intonation calme. Elle faisait preuve de politesse malgré cette rencontre incongrue en plein cœur des cryptes, endroit à mon sens peu visité.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je lui répondis donc tout aussi poliment sans autre formalité physique, étant de toute façon dans l'obscurité elle n'aurait pas vu le salut à son intention.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;- Bonsoir&lt;/b&gt;.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Un éclair plus long traversa le ciel et la lumière qui éclairait faiblement la pièce persista quelques secondes supplémentaires cette fois, le temps que je puisse vaguement observer à qui j'avais à faire. Pas de doute sur le fait que c'était bien une femme, la lumière de l'orage me renvoyait quelques faibles reflets de sa tenue de cuir en me révélant ses formes. Je profitais donc de cette luminosité pour la saluer comme il se devait, m'inclinant très légèrement, moi , mes manières et ma tenue d'un autre temps. Quel vieux garçon je faisais.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Après ce bref salut, la lumière s'en était allée et maintenant que je n'étais plus seul, l'obscurité me dérangeait. Je me suis approché de l'une des parois humides de la crypte pour longer celle-ci en laissant courir ma main sur le mur froid. Je connaissais plutôt bien les lieux et j'y avais laissé quelques secrets. Ma main rencontra enfin ce que je recherchais, un petit coffre que j'avais enfoncé dans l'un des interstice de la roche, je le sortis de sa cachette et l'ouvris pour en sortir des bougies. Tout en vérifiant d'une main que la mèche était sèche, je fouillais de l'autre dans la poche de mon pantalon pour en sortir une boîte d'allumette. J'en sortis une et la fis craquer contre la boite avant d'allumer la bougie, laissant la chaleureuse lueur de sa flamme éclairer mon visage dans la pénombre. Avec tout ça, je m'étais éloigné de l'inconnue et je l'invitais d'un signe à me rejoindre dans la clarté. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;- Vous seriez-vous perdu ?&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/10/30/081030012232898953.jpg" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après lui avoir répondu, l'inconnu se dirigea en longeant le mur, éclairé par intermittence grâce aux éclairs. Il sortit d'une cache un coffret dans lequel étaient cachées des bougies. Ruth frissonna en pensant que cette crypte était plus souvent visitée qu'elle ne le pensait. Elle ne laissa cependant rien transparaître de son trouble mis à part ce frisson et se rapprocha de la source de lumière et de chaleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Pas vraiment,&lt;/b&gt; répondit-elle d'une voix faible. &lt;b&gt;Je préfère les cryptes aux orages.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fixa la flamme un court instant. Elle avait toujours aimé l'ambiance qu'offrait la lueur des bougies dans un lieu sombre. Elles créaient une atmosphère intime et chaleureuse, même dans cette crypte. Mais Ruth craignait un peu d'éclairer l'endroit. Elle s'y promenait toujours dans le noir, elle pouvait laisser n'importe quel indice de ses nombreux forfaits.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Je vais devoir explorer la ville et trouver une autre cache. Quelle poisse. Je pourrais le tuer mais comment saurais-je si personne d'autre ne vient ?*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Elle secoua la tête et fixa quelques secondes l'obscurité. Elle s'était éblouie à fixer la flammèche dont l'image restait dans son champ de vision comme une illusion mouvante. Et fermer les yeux ne changeait rien à l'affaire. Elle finit par reposer ses yeux sur le visage de l'inconnu sur lequel la flamme dansait. Le spectacle lui donna envie de sourire mais elle se contint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Je m'en allais vers l'autre sortie. L'odeur est insupportable là bas. Elle désigna le couloir derrière elle d'un signe de la main.&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Avec cette lumière, il pourrait voir quelque chose.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;- Cet orage ne semble pas vouloir se calmer. &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle essayait de parler mais il fallait avouer qu'après avoir accompli un meurtre, elle avait quelques difficultés à se concentrer sur autre chose que la jouissance qu'elle ressentait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Je... Le tonnerre m'effraie un peu, je m'excuse de ma nervosité.&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Trouver quelque chose, une excuse... que fait-il ici ? je peux pas demander ça comme ça... Quelle poisse ! S'il va de l'autre côté je devrais le tuer... et là... pas envie...*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;- Vous vous êtes réfugié vous aussi ? Enfin, vous allez me dire que se réfugier dans une crypte est quelque peu tordu.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fit un sourire amusée.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Je dois être assez convaincante. On verra.*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i58.servimg.com/u/f58/11/08/93/73/sans_t11.png" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;&lt;i&gt;J'écoutais avec attention la réponse de la jeune femme, observant distraitement son visage dans la chaleureuse et faible lumière dansante de la petite flamme. A un moment, je dus lever la main pour entourer la petite flamme de protection, un vicieux courant d'air s'était faufilé jusque dans la galerie et menaçait de souffler cette faible lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après sa réponse, j'en conclus qu'elle s'était simplement abrité, au premier endroit qui s'offrait à elle, contre l'orage. C'est vrai que celui-ci semblait pluvieux, furieux, et si la pluie était aussi acharnée que les éclairs, il ne valait mieux pas se trouver en dessous. J'observais la flamme pour surveiller que ma main puisse toujours la protéger des petits coups de vents qui s'engouffraient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que le silence s'était installé quelques secondes et que l'autre personne observait mon visage, je m'étais surpris à jeter un petit coup d'œil au centre de la pièce, quelque fois que la nonne serait revenu, mais rien. Je fermais un court instant les yeux d'un air las en laissant filer un soupir, puis la voix de l'inconnue me parvint à nouveau.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;- &lt;b&gt;Je peux vous prêter l'une de ces bougies pour que vous puissiez vous éclairer jusqu'à la sortie&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Puis je levais le nez vers le plafond humide, comme si j'étais capable d'observer les intempéries à travers la pierre. Toujours aucun laps de temps entre les éclairs et les craquements de la foudre&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;-&lt;b&gt; Il ne semble pas prêt à s'éloigner.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;En entendant la jeune fille balbutier légèrement, je rapportai mon attention sur son visage, je n'avais jamais craint l'orage, le noir oui, j'en avais un peu peur mais curieusement, pas dans les cryptes. Je m'y sentais bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de lui proposer mon aide, je décidai de répondre à ses interrogation, on ne croisait pas souvent du monde dans ces cryptes, une personne ou deux devait y venir de temps en temps mais si peu.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;- &lt;b&gt;Je n'y vois rien de tordu, lorsque j'ai besoin de me retirer dans l'obscurité un moment, il m'arrive de me réfugier ici, surtout quand je sens l'orage approcher. Contrairement à vous, le tonnerre m'apaise et me berce. Lorsque je suis dans le noir je peux laisser libre coure à mon imagination&lt;/b&gt;.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Maintenant que j'avais apporté des réponses, je me souvins qu'elle semblait mal à l'aise à cause de l'orage et pris une seconde bougie dans la boite, la lui tendant avec les allumettes.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;- &lt;b&gt;Je peux vous accompagner vers la sortie si vous le désirez.&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Depuis le début de cette rencontre, comme à mon habitude d’ailleurs, mes expressions étaient neutres, presque inexistantes et mon ton quasiment monocorde. Si l’on cherchait bien, la seule expression qu’on aurait pu lire serait la déception, celle qui me prenait à chaque fois que mon imagination me jouait de vilains tours pour me laisser finalement seul avec moi-même. Ce qui cette fois n’était pas complètement le cas&lt;/i&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/10/30/081030012232898953.jpg" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;L'inconnu restait calme, serein et semblait parfaitement gober la fausse excuse de la meurtrière. Sa tenue de cuir quelque peu brillant lui donnait un air de loubard et pas l'air de quelqu'un d'effrayé par le tonnerre, les éclairs, l'orage. Mais il y avait tant d'étrangeté dans ce monde qu'il n'était plus étonnant de voir une frêle demoiselle se promenait en tenue de cuir presque latex et pour peu que l'inconnu soit intelligent il se dira: "l'habit ne fait pas le moine."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ruth pensait trop, elle avait toujours beaucoup trop penser. Elle ne réfléchissait pas quand elle tuait, c'était mécanique, instinctif, purement bestial, mais pour le reste, son cerveau fonctionnait à deux cents à l'heure. Le fait qu'il ne trouve pas les cryptes tordues lui plut énormément. Elle adorait cet endroit, au-delà de la puanteur qu'elle était, pour le moment, seule à pouvoir expliquer. Et bizarrement, elle se sentit obligée de se justifier auprès de cet inconnu qu'elle semblait apprécier et qui se faisait protecteur. Elle le remercia pour la bougie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Je ne trouve pas non plus que venir dans une crypte pour se réfugier soit tordu. Je vous ai dit ça parce que les gens trouvent étrange que je vienne dans cet endroit que ce soit en cas d'orage ou simplement pour me reposer l'esprit et réfléchir... et sentir cette odeur immonde aussi.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bougies illuminaient chacun de leur visage et tout comme Lucien, Ruth protégeait la flamme de sa main. Il se proposait pour la raccompagner vers la sortie. La veine pour Ruth qui choisirait l'autre sortie, un peu plus éloignée, mais la jeune femme s'en fichait et puis elle était assez intelligente pour d'emblée trouver la meilleure des excuses. Mais il n'y avait guère besoin de beaucoup d'intelligence pour cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Un peu de compagnie ne peut faire de mal à personne. Si ça ne vous dérange pas, allons vers la sortie là-bas&lt;/b&gt; - elle désigna le couloir opposé à celui où était déposé le cadavre. &lt;b&gt;Comme l'orage ne semble pas vouloir se calmer nous aurons un peu de temps pour parcourir cette crypte et discuter, si ça ne vous dérange pas.&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Où est-ce que je peux bien aller pour cacher mes bêtes de sexe? Si même dans une crypte ils ne sont pas en sécurité... Et puis j'ai du boulot à la bibliothèque, ce nouvel arrivage de trésor... je vais devoir appeler un restaurateur... la ville ne m'alloue pas assez d'argent pour ça, ils sont marrant eux...*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Elle avait fait quelques pas tout en pensant intérieurement et n'avait pas fait attention si l'inconnu aux bougies la suivaient ou pas. Elle se retourna vers lui et lui demanda de but en blanc:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;-Que faites-vous dans la vie ?&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Je déteste les questions banales, mais ça peut parfois mener à des discussions très intéressantes et des découvertes inattendues.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Elle souriait, tel un ange en habit de diable. Sa pâleur nocturne était accentuée par sa tenue et ses cheveux noirs, tout comme ses yeux étaient les ténèbres en personne... ou presque, il y faisait plus noir qu'une nuit sans lune et sans étoile. Et avec ces yeux, elle aimait fixer ceux des autres. Si certains, comme Lucien, étaient les champion de l'expression neutre, que ce soit dans les yeux ou sur le visage, Ruth avait des pupilles insondables et désagréablement sombres. Elle le savait et s'en servait, surtout juste avant de tuer. On y sentait toute la haine et la rage que la jeune femme ressentait à l'égard du monde entier. Mais les hommes, ces idiots, la trouvaient si envoûtante. Ils adoraient surtout sa paire de cuisse et sa poitrine généreusement offert par un décolleté soigneusement choisi. Elle ressentit l'envie de se voir de nouveau supérieur au genre masculin, le possédait grâce à quelques bouts de tissu en trop ou en moins... c'était jouissif rien que d'y penser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se surprit à afficher un sourire sournois qu'elle effaça aussitôt.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i58.servimg.com/u/f58/11/08/93/73/sans_t11.png" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;&lt;i&gt;Je n'avais qu'à la suivre, je connaissais ces cryptes comme ma poche et elle semblait, elle aussi, plutôt bien les connaître. Il est vrai que ce chemin était un peu plus long que celui que j'imaginais pour sortir mais comme elle l'avait dit, l'orage ne semblait pas prêt à vouloir se calmer alors autant en profiter.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;- Pourquoi pas&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je regardais devant moi, la jeune femme avait déjà ouvert la marche sans prêter attention au fait que je la suive ou non, finalement elle ne semblait plus si effrayé par l'orage, ou bien ma seule présence lui suffisait à se rassurer, ou encore était-ce peut-être la faible lumière qu'offraient les deux bougies que nous tenions chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en protégeant toujours la petite flamme de ma main, je profitais de la vue que m'offrait cette faible luminosité, entre deux éclairs je pouvais en profiter sous d'autre tons. Il ne fallut pas longtemps à mon imagination pour me jouer un nouveau tour et je m'évadais comme à l'instant où la jeune inconnue m'avait surpris près de la bonne sœur, cette dernière maintenant effacée en un coup d'éclair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je m'engageais dans une galerie juste après mon guide, que j'avais perdu de vue un court instant, mon attention fut soudain sollicitée par le manège que je percevais -je le croyais du moins- chez l'inconnue. Un genou posé sur une chaise au dossier de laquelle elle s'accoudait, la croupe saillante, le cou tendu, elle approchait son visage jusqu'à toucher une tête de mort posée sur une cimaise imaginaire. Le profil de la jeune femme et celui du crâne se détachaient nettement sur la faible lueur des bougies, la bouche de l'une posée en ventouse sur le sourirede l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme avait réussi à introduire dans la mâchoire sa langue que je voyais en contre jour, lécher et frétiller entre les dents du mort, incurvée, pointée comme cette corne de corail, le vieux symbole phallique que certains portent contre le mauvais œil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tantôt la femme ramenait cette langue que je devinais étonnamment dure et charnue, jusque sur les incisives du mort, la promenant tout le long de la denture extérieur comme un main caresse un clavier, tantôt la plongeant aussi loin qu'elle pouvait pour lécher l'intérieur des molaires et la voûte du palais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à son plaisir, elle ne m'avait pas entendu approcher. Je l'observais quelques temps mais elle remarqua soudain ma présence et se retourna vers moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sorti à nouveau violemment de ce songe par une voix, je m'aperçus que la jeune femme s'était belle et bien tournée vers moi mais tout le reste du décor avait disparu.&lt;br /&gt;J'eus tout juste le temps de répéter les mots qu'elle venait de m'envoyer dans ma tête pour recomposer sa question avant de répondre, légèrement confus sans trop le laisser paraître.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;- Je suis Antiquaire, vous connaissez peut-être le Bazar des Rêves ?&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Ce que le spectacle, même imaginaire, et le lieu avaient d'insolite, joint à l'euphorie ressentie dès mon entrée dans les cryptes, me causèrent l'effet auquel un nécrophile peut s'attendre. Je désirais cette femme, bien qu'elle fût vivante. Je voulais découvrir si sa peau était aussi lisse au toucher qu'à la vue et bien que je ne laisse rien voir de cette envie, n'importe quelle personne qui connaissait vraiment très bien les hommes aurait pu le découvrir sans trop d'efforts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/10/30/081030012232898953.jpg" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;La jeune femme avait bien cru voir approcher en silence l'homme qu'elle avait rencontré et tandis qu'il lui répondait, elle sentit bien non pas un malaise mais comme un petit indice que tout homme laisse échapper lorsqu'il la désire, elle. Elle le sentait quasiment tout de suite et bien que ce fût quelque peu différent avec celui-ci - elle n'avait pas envie de lui passer un couteau sous la gorge et de lui dessiner un sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lui sourit donc, ne laissant rien paraître de son ressenti quant à lui et lui répondit à son tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Oui, je connais de réputation ! Seriez-vous le gérant ? &lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*S'il travaille là-bas, on va le garder en vie, les antiquaires se font rares et ils sont plein de ressources. En tant que directrice de la bibliothèque, je me dois de le garder dans mes relations.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Elle continuait d'avancer assez lentement pour que l'orage ait le temps de passer. Elle faisait l'effort de ne pas sursauter à chaque détonation mais la compagnie de l'antiquaire y était pour beaucoup dans le fait qu'elle se sentait un peu rassurée. Elle reprit la parole avant de lui laisser le temps de répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Vous seriez habilité à restaurer la reliure d'un livre ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les antiquaires étaient aussi, parfois, des restaurateurs d'œuvres. Il suffisait qu'elle soit un tantinet chanceuse - et lui aussi- pour qu'il le soit. Elle aurait ainsi quelqu'un avec qui passer un contrat - elle recherche activement un restaurateur mais c'est une espèce rare - et il aurait la vie sauve à jamais en sa compagnie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s'arrêta subitement et l'observa sans même se cacher, le dévisageant. Elle était déjà passé devant le Bazar des Rêves sans y pénétrer, non pas que l'envie lui manquât mais le temps surtout. Son regard s'illumina soudain parce qu'elle le reconnut - elle l'avait vu même sans y pénétrer.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*On rencontre vraiment des personnes intéressantes dans les cryptes.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Encore une fois elle ne lui laissa pas le temps de répondre, persuadée que ce serait à la positive pour chacune de ses questions. Elle n'avait malheureusement pas apporté de carte avec elle. Ce n'était pas vraiment utile en général lorsqu'elle chassait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- J'ai besoin de vos talents Monsieur ! Je suis la directrice de la bibliothèque de la ville !&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Imprudence, je ne suis pas vraiment dans une tenue tout à fait spécifique à ce métier, ni dans un lieu "fréquentable" quoiqu'il aime s'y promener apparemment.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;- Je vous prie de garder secret mes aventures nocturnes dans les cryptes. Surtout vis-à-vis de mes employés.&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Je donne un naturel un peu affolé depuis le début de la rencontre. Foutu orage, je suis vraiment pas à l'aise.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;- Excusez ma nervosité mais cet orage y est pour beaucoup. Mais j'ai l'impression qu'il commence à s'éloigner.&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;*Mais je parle trop, tais-toi vieille imbécile.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Vous pouvez m'aider n'est-ce pas ? Pour les livres je veux dire.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;La jeune femme bafouillait, parlait vite, ne se contrôlait pas vraiment, ce qui était assez inhabituel chez elle. Soit l'antiquaire lui faisait un drôle d'effet, soit l'orage avait semé de l'électricité dans ses neurones. Optons plus pour la première solution, l'antiquaire la troublait réellement ce qui la fâchait quelque peu. Elle le regarda de ses yeux d'une profonde noirceur que la lumière des bougies faisait quelque peu briller et qui faisait ressortir un peu plus sa pâleur naturelle. Elle attendait une sorte de réponse à ses questions auxquelles elle avait apporté elle-même des réponses dans sa nervosité. Elle sourit d'un air totalement gêné.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;*Il a l'air si... froid. Non... ne craque pas.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i58.servimg.com/u/f58/11/08/93/73/sans_t11.png" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;&lt;i&gt;Le manque de réaction de la jeune femme sur mon état me rassura quelque peu, mais ça ne changeait rien à cet état justement. Je pris sur moi pour tenter de me calmer doucement, écoutant le son de sa voix comme si elle venait d'un peu plus loin. A sa première question, je me contentai d'acquiescer doucement à l'affirmatif, je craignais que ma voix ne trahisse quelque chose. Puis la jeune femme sembla perdu quelques secondes dans ses réflexions. Moi je me contentais de la suivre en la regardant le moins possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait ralenti son avancée, puis le son de sa voix me parvint à nouveau. Restaurer des reliures ? Ça m'était déjà arrivé de le faire, c'était d'ailleurs le seule type de restauration que j'osais faire, les tableaux c'était bien trop risqué et je n'étais pas artiste, les reliures, je l'avais appris de mon père. Sûr de ma réponse, j'entrouvris les lèvres pour lui répondre avant de sursauter légèrement manquant de souffler la flamme de ma bougie. La jeune femme venait de se retourner si brusquement que je m'en était saisi sur le moment. Elle me regarda à nouveau, plus insistante cette fois, mes lèvres étaient toujours entrouvertes, figées par la surprise dans leur mouvement. Je ne comprenais pas bien son comportement si brusque et le fait qu'elle me dévisage ainsi me mettait encore plus mal à l'aise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, je n'eus pas le temps de lui donner ma réponse qu'elle repristla parole, elle semblait insister. J'appris alors qu'elle était la directrice de la bibliothèque et compris pourquoi elle m'avait posé la question précédente. J'étais un peu perturbé, tant de choses en même temps, moi qui n'était pas habitué au contact avec les gens hors de ma boutique et encore moins dans un lieux aussi insolite. La jeune femme ne s'arrêta pas pour autant de parler sans me laisser le temps de placer un mot. Je la laissais donc finir et préparais mes réponses pour la fin. Je compris alors ce qui l'avait mis dans un tel état que je n'arrivais pas moi-même à définir, j'avais pensé à de l'enthousiasme quelque part mais elle avait une façon étrange de l'exprimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, comme pour la rassurer, un très léger sourire se dessina sur mes lèvres, finalement toutes ses questions pouvaient se résumer en une seule et même réponse de ma part.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; - Je veux bien tenter de vous rendre service dans la restauration des livres. Mademoiselle ?&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je me disais qu'après de tels discours, on pouvait bien commencer à faire les présentations et puis ce n'était pas tout les jours que l'on pouvait croiser du monde dans les cryptes, et c'était une chose plutôt intéressante. Comme nous nous approchions de la sortie et que l'orage semblait s'éloigner, avait fait remarquer la jeune femme, il était peut-être temps de se séparer ? Ou pas ? Quelque part, j'espérai sans savoir, que non et en même temps, nous avions tout deux des choses à faire ailleurs.&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/10/30/081030012232898953.jpg" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Ruth était heureuse de sa trouvaille, enfin, de la rencontre qu'elle venait de faire. Ce genre d'homme était d'une rareté affligeante, s'il y avait plus de restaurateur de livres, elle ne devrait pas stocker des merveilles à l'abri de toutes mains. Elle souriait, réellement satisfaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Si on m'avait dit que je rencontrerais un antiquaire restaurateur de livres dans une crypte... Déjà rien que le fait de trouver un restaurateur de livres est un pur miracle ! Mademoiselle Ruth Paine, mais Ruth me convient parfaitement !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait une irrésistible envie de lui parler des livres qu'il faudrait restaurer mais l'orage semblait s'être apaisé. Et si elle aimait les cryptes, elle commençait à se sentir un peu enfermée. La lueur des bougies était apaisante mais étouffante aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Le temps est redevenu calme. Que diriez-vous d'aller prendre un peu l'air ? Et puis je dois rentrer, demain j'ai du travail. &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit, elle allait lui donner rendez-vous, il fallait qu'il passe à la bibliothèque dans les plus brefs délais. Cependant, elle évitait de regarder son visage qui la fascinait. Elle sentait une réelle attirance pour lui mais elle avait déjà eu son compte ce soir et elle devait le préserver, elle avait besoin de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Quand pouvez-vous passer à la bibliothèque? D'ailleurs, comment vous appelez-vous ? Je ne vous l'ai pas demandé. Nous établirons notre plan de travail comme cela, et nous ferons les contrats, la mairie me demandait de faire restaurer ces ouvrages, mais je ne trouvais personne capable de le faire.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en parlant elle se dirigeait vers la sortie, cependant cette fois-ci elle s'assurait que son interlocuteur la suivait.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;*Ne le perdons pas.*&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Elle se forçait à ne pas s'imaginer sur lui, à ne pas imaginer ses caresses, sa peau qui paraissait si pâle dans ces ténèbres. Elle s'efforçait de ne plus le fixer, de peur de voir couler de sa gorge des filets de sang. Elle ne voulait pas avoir envie de le tuer, elle ne voulait pas avoir envie de lui, mais pour ce point là, c'était bien trop tard. La fascination qu'elle avait pour lui avait déjà jouer dans la balance. Il avait un charme si imposant qu'elle se dit que peu de femmes devait résister à l'attraction.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i58.servimg.com/u/f58/11/08/93/73/sans_t11.png" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;i&gt;&lt;i&gt;La jeune femme semblait ravie de sa rencontre improbable dans les cryptes, moi même, je devais avouer que trouver une directrice de bibliothèque, ainsi accoutrée et dans un tel endroit m'avait plutôt surpris, mais je n'en dit rien. La jeune femme se présenta dans les règles de l'art et je pus enfin prendre connaissance de son identité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'eus pas le temps de me présente à mon tour, qu'elle me fit remarquer que l'orage s'était calmé, j'ai répondu d'un simple signe de tête affirmatif, il était temps de sortir de là, de profiter de la nuit à l'extérieur, de faire un tour au cimetière peut-être, en espérant ne pas y faire une nouvelle rencontre bien que celle-ci ne m'ait pas déplus, loin de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En reprenant son discours pour me demander quand j'aurais l'occasion de venir à la bibliothèque, elle se rappela que je n'avais pas eu le temps de me présenter. Elle ne s'arrêtait plus de discuter maintenant, motivée, sans doute, par l'idée de pouvoir revoir ces ouvrages en état. Je ne dis rien, et accélérai le pas pour arriver à son niveau avant de lui passer devant, réduisant la distance entre nous et les deux bougies éclairaient maintenant nos deux visages en même temps. Doucement, j'ai déposé mon index sur mes lèvres, nous nous étions approché, en chemin, d'un endroit particulièrement calme de la crypte, il restait quelque vieux tombeaux juste avant la sortie et je désirais que cet endroit reste silencieux pour le repos des morts. Je désirais le silence tout simplement, je n'étais pas habitué au bavardage.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;- Je m'appelle Lucien Morel&lt;/b&gt;.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;J'éloignai ma main de mon visage et repris les devants pour me rendre à la sortie, montant les marches doucement pour ne pas glisser, je m'assurais que Ruth me suive sans dérapage sur les marches. Une fois dehors je pris une bonne bouffée d'air frais, la nuit devait être tombée depuis longtemps et c'était l'heure où l'air était pur, où l'on pouvait entendre le chant des oiseaux. C'était apaisant. Je soufflai doucement sur la flamme de la bougie, humant légèrement la fumée qui remplaçait la chaleur de sa douce lumière, tout cela pour profiter de l'obscurité qui m'entourait.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://nsa03.casimages.com/img/2008/10/30/081030012232898953.jpg" /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Ruth observait son interlocuteur dans l'obscurité encore rompue par la dernière lueur de sa propre bougie, puisque Lucien avait soufflé la sienne. Elle eut un sourire discret en remarquant qu'il avait quelque chose de mystique et de mystérieux qui ajoutait encore à son charme écrasant. Ruth n'en était que plus troublée mais essaya de n'en rien laisser paraître. Cela valait mieux, elle voulait entretenir des rapports tout d'abord professionnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s'aperçut que l'obscurité s'épaississait à mesure que l'heure passait, il lui fallait retourner chez elle, elle s'était assez amusée cette nuit. Elle allait éteindre sa propre bougie mais se ravisa, elle s'adressa à l'antiquaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Ravie de vous avoir rencontrer M. Morel. Je serai encore plus enchantée de vous voir dans ma bibliothèque étudier mes ouvrages. Nous conviendrons des modalités dans des conditions plus adéquates. Vous pouvez passer quand voulez de 7h à 18h. Vous vous adresserez à l'accueil qui vous dirigera vers mon bureau. Bonne fin de soirée Monsieur, et encore ravie de vous connaître.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait pris un ton purement professionnel pour ne pas laisser paraître sa gêne quant à l'idée qu'elle se faisait d'une autre soirée en la compagnie de ce séduisant et mystérieux homme, et il devait être d'autant plus intelligent. Elle lui sourit et ajouta encore.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- Je vous emprunte votre bougie, je vous la rendrai quand nous nous reverrons. Merci à vous.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lui fit un signe de tête et se dirigea vers la rue en direction des pavillons chester. Il fallait qu'elle se repose maintenant, elle a eu son compte de frayeur pour la nuit. Elle sourit encore à l'idée d'avoir fait une rencontre totalement insolite. La nuit était épaisse et tant qu'elle n'aperçut pas les lampadaires, elle maintint sa bougie allumée.&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;By Miss Belzy &amp;amp; Gwen Paine&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" style="border-width: 0pt;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;. Uniquement les textes Ruth Paine.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-5255322804329758444?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/5255322804329758444/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=5255322804329758444&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/5255322804329758444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/5255322804329758444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/11/lucien-morel-vu-chez-mon-voisin-le.html' title='Un Couple Funeste - Chapitre 1 - Imagination débordante'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-3223412920281682961</id><published>2009-11-10T22:46:00.012+01:00</published><updated>2010-05-20T02:27:00.691+02:00</updated><title type='text'>Un Couple Funeste - Présentation Lucien Morel</title><content type='html'>&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; NOTE IMPORTANTE :&lt;/span&gt; Je ne suis pas l'auteur de cette fiche et dans les textes qui vont suivre, je ne suis pas l'auteur des textes concernant ce personnage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;Lucien Morel&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i75.servimg.com/u/f75/11/75/84/22/sans_t10.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://i75.servimg.com/u/f75/11/75/84/22/lucien10.png" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 18px; line-height: normal;"&gt;I. &lt;u&gt;Carte d'Identité&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;Nom&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;Morel&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;Prénom&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;Lucien&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;Emploi&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;Antiquaire&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;Race&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;Humain&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;Sexe&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;Masculin&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;Âge&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;28 ans&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;Date de naissance&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;12 décembre 1979&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 18px; line-height: normal;"&gt;II. &lt;u&gt;Biographie&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;Famille&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;Mère décédée, père décédé, fils unique&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;b&gt;Histoire&lt;/b&gt; : &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 18px; line-height: normal;"&gt;Chapitre I&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Enfance...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Je me souviens. J'avais tout juste huit ans. Un soir de novembre, on m'avait laissé seul dans ma chambre que l'ombre envahissait. J'étais inquiet car la maison était pleine d'allées et venues étranges, de chuchotements mystérieux qui, je le sentais, avaient rapport avec la maladie de ma mère. Je sentais surtout qu'on m'avait oublié. Je ne sais pourquoi je n'osais pas allumer, restant assis, muet et craintif dans le noir. Je m'ennuyais. Pour me distraire et me consoler, j'entrepris de déboutonner ma petite culotte. J'y trouvai cette chose chaude et douce qui toujours me tenait compagnie. Je ne sais plus comment ma main découvrit les mouvements qu'il fallait, mais je fus soudain saisi dans un vortex de délices dont il me semblait que rien au monde ne put jamais me tirer. Je m'étonnai infiniment de découvrir une telle ressource de plaisir en ma propre chaire et de sentir mes proportions se modifier d'une façon que je n'eus même pas soupçonnée quelques instants auparavant. J'activais mes mouvements et ma volupté s'accrut encore mais, alors même qu'une vague qui me semblait née du fond de mes entrailles, paraissait vouloir me submerger et me soulever au-dessus de moi-même, des pas rapides résonnèrent dans le couloir, la porte s'ouvrit brusquement, la lumière jaillit. Pâle, hagarde, ma grand-mère se tenait sur le seuil et son trouble était si grand qu'elle ne remarqua pas l'état où je me trouvais.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"&lt;b&gt;Mon pauvre enfant ! Ta maman est morte&lt;/b&gt;."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Puis, me saisissant la main, elle m'entraîna vivement. Je portais un costume marin dont la vareuse, assez longue, masquait heureusement la braguette que je n'avais pas eu le temps de refermer.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La chambre de ma mère était pleine de monde mais plongée dans une demi-obscurité. J'aperçus mon père, à genoux au chevet du lit et qui pleurait, la tête enfouie dans les draps. J'eus d'abord peine à reconnaître ma mère dans cette femme qui semblait infiniment plus belle, plus grande, plus jeune et plus majestueuse qu'elle ne m'avait paru jusqu'alors. Grand-mère sanglotait.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"&lt;b&gt;Embrasse ta maman encore une fois&lt;/b&gt;", me dit-elle en me poussant vers le lit.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je me haussai vers cette femme merveilleuse allongée parmi la blancheur du linge. Je posai mes lèvres sur son visage de cire, je serrai ses épaules dans mes petits bras, je respirai son odeur enivrante. C'était celle des bombyx que le professeur d'histoire naturelle nous avait distribués à l'école et que j'élevais dans une boîte en carton. Cette odeur fine, sèche, musquée, de feuilles, de larves et de pierres, sortait des lèvres de maman, elle était déjà répandue dans sa chevelure comme un parfum. Et soudain, la volupté interrompue ressaisit ma chair enfantine avec une brusquerie déconcertante. Pressé contre la hanche de maman, je me sentis parcouru d'une commotion délicieuse, tandis que je m'épanchai pour la première fois.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"&lt;b&gt;Pauvre enfant&lt;/b&gt; ! " dit grand-mère qui n'avait rien compris à mes soupirs.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 18px; line-height: normal;"&gt;Chapitre II&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Adolescence...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Je ne puis voir une jolie femme ou un homme agréable sans immédiatement souhaiter qu'ils ne fussent morts. Jadis, dans les jours d'adolescence, je le souhaitais même avec passion, avec fureur. Il s'agissait d'une voisine, de trois ou quatre ans plus âgée que moi, une grande fille brune aux yeux verts, que j'apercevais presque tous les jours. Bien que la désirant, jamais l'idée ne me serais venue de seulement toucher sa main. J'attendais, je voulais sa mort et cette mort devenait pour moi le pôle autour duquel gravitaient toutes mes pensées. Plus d'une fois, la seule rencontre de cette fille - Elle se nommait Gabrielle - me plongea dans une formidable excitation dont je savais pourtant qu'elle passerait dans l'instant même où j'entreprendrais la première démarche. Alors, je me dépeignais pendant des heures tous les dangers et tous les modes de décès qui pouvaient frapper Gabrielle. J'aimais me la représenter sur son lit de mort, imaginer très exactement les circonstances environnantes, les fleurs, les cierges, l'odeur funèbre, les lèvres pâlies et les paupière mal close sur les yeux révulsés. Une fois, la rencontrant par hasard dans les escaliers, je remarquai que ma voisine avait un pli douloureux au coin de la bouche. J'étais jeune, amoureux et romantique, ce qui me fit immédiatement conclure qu'elle avait un secret penchant pour le suicide. Je courus m'enfermer dans ma chambre, je me jetai sur le lit et m'adonnai aux voluptés solitaires. Devant mes yeux fermés, je voyais Gabrielle se balancer doucement, pendue à un crochet du plafond. De temps à autre, le corps vêtu d'une combinaison de dentelle blanche tournait au bout de la corde, offrant à la vue ses aspects les plus divers. Le visage me plaisait beaucoup, bien qu'il fût incliné et à demi dissimulé par la chevelure, plongeant dans une ombre charmante la langue énorme, presque noire, qui emplissait la bouche ouverte, comme le jet d'un vomissement. Les bras d'un brun mat, assez beaux, pendaient des épaules mollement disloquées, les pieds déchaussés tournaient leur pointe vers l'intérieur.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je renouvelais ce fantasme sans y rien modifier, toutes les fois que mon désir l'exigea et il me procura pendant longtemps des voluptés extrêmement vives. Puis Gabrielle quitta la ville ; ne l'apercevant plus, je finis par l'oublier, et l'image qui m'avait causé tant de joies s'usa elle-même à son tour.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 18px; line-height: normal;"&gt;Chapitre III&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;L'âge adulte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Je ne sortirai pas ce soir ; je n'ai envie de voir personne et j'aimerais bien fermer le magasin dès l'après -midi. Il y a quatre ans aujourd'hui que j'ai dû me séparer de Suzanne.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;A cette époque, je ne tenais pas encore mon journal mais, à présent, je veux écrire pour le revivre encore le récit de ma rencontre avec Suzanne.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Tout avait commencé sur un mode dramatique, dangereux et dès le début, nous avions été menacés ensemble, l'un par l'autre, l'un pour l'autre. C'était un soir d'automne, très doux, un peu brumeux, où les trottoirs sont glissants de feuilles mouillées. Novembre m'apporte toujours quelque chose d'inattendu bien que préparé depuis toujours. J'étais allé chercher Suzanne au cimetière Montparnasse. Attente. Bonheur anticipé, comme chaque fois. Je savais seulement son nom, qu'elle avait trente-six ans, qu'elle était mariée, sans profession. Très curieux de la connaître. Tout s'effectua normalement et je n'eus aucune peine à la hisser par-dessus le mur ; elle était petite et mince. Je croyais n'avoir à faire qu'une dizaine de pas le long du boulevard Edgar-Quinet pour atteindre la rue Huyghens où j'avais laissé ma voiture mais probablement la brume m'avait-elle induit en erreur, car je m'aperçus très vite être sorti du cimetière bien en deçà du point que j'avais envisagé. Je me hâtais de mon mieux, content que Suzanne fût si légère, quand je crus soudain que mon cœur allait s'arrêter. Deux flics effectuant leur patrouille venaient à ma rencontre. Ils ne se pressaient pas mais me barraient la seule retraite possible ; déjà le grincement atroce des roues me parvenait distinctement. Tenant Suzanne fortement enlacée, je la plaquai contre le mur du cimetière. Par bonheur, elle n'était pas vêtue de ces horribles robes funèbres, mais portait simplement un costume en jersey et des chaussures de ville. Dans l'épouvantable grincement des roues, le faisceau d'une torche électrique toucha nos jambes : celles d'un couple qui s'embrasse. Derrière moi, le monde hostile, les flics, la bêtise, la haine. Devant moi, cette femme inconnue au visage renversé dans l'ombre du mien, cette femme qui s'appelait Suzanne et pour l'amour de laquelle je risquais ma propre destruction. Je crus que l'instant ne finirait jamais, jusqu'à ce qu'une voix qui déjà s'enrouait en direction de Raspail, graillonne un "Ben merde, drôle de décor pour des amoureux..."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Il me fallut je ne sais combien de siècles pour surmonter la paralysie dans laquelle la terreur me figeait - immobilisé comme dans un cauchemar - , me remettre en marche et arriver à ma voiture. Bien que je ne fusse pas assez stupide pour mesurer le prix des choses aux difficultés de leur conquête, je savais déjà que cette épreuve était la contrepartie d'indicibles félicités.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Suzanne... Une petite bourgeoise aux cheveux blonds sagement coiffés, au chemisier à pois sous un costume classique. On lui avait ôté son alliance. A cette heure, son mari la portait, effondré de chagrin - ou peut-être pas - entre les plantes vertes, le buffet et le poste de télévision, quelque part dans un appartement de la rue de Sèvre.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Rue de Sèvre... Pont de Sèvre...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Elle n'était pas jolie, n'avait même jamais dû l'être, seulement gentille avec son nez retroussé, ses sourcils levés dans un formidable étonnement. Car la mort avait dû la surprendre, peut-être entre des emplettes au Bon Marché et la confection d'une tarte aux pommes, la faucher d'un coup sec, d'un infarctus ou de quelque autre chose de ce genre. On ne voyait nulle trace de combat ni même d'apaisement, rien. Rien que l'étonnement d'être morte. Suzanne avait une peau douce, des ongles en amande. Lui ôtant son chemisier, je remarquai les aisselles soigneusement rasées. Elle portait du linge de crêpe de Chine, d'une qualité bien supérieure à celle de son costume et j'en conclus une dignité, une pudeur féminine de bon aloi. On voyait à son corps qu'elle l'avait toujours respecté par une sorte d'ascèse, mais une ascèse aimable, civilisée, clémente.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Suzanne... Le Lis... Il y a pureté chaque fois qu'un nouveau seuil est franchi. Elle avait passé celui de la mort.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;J'avais dès le premier instant senti ce que Suzanne serait pour moi. Aussi, bien que très frileux, m'empressai-je d'éteindre le chauffage en ce mois de novembre, d'établir ces sournois courants d'air qui réfrigèrent les pièces en un instant et pour bien des heures. Je préparai de la glace, j'éloignai de Suzanne tout ce qui pouvait lui nuire. Sauf moi, hélas !&lt;/i&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je revins vers elle, impatient comme un jeune époux. Sa délicieuse odeur de bombyx était juste telle qu'il fallait. Je portai Suzanne sur mon lit. D'une main tremblante, je lui enlevai son soutien-gorge, sa petite culotte. L'attente m'arrachait des gémissements, la tension de mon désir ne me permettait plus de différer l"instant de la possession. Je me jetai sur cette morte charmante et sans même la débarrasser de son porte-jarretelles ni de ses bas, je la pris avec une ferveur et une violence que je n'avais, je crois, jamais éprouvées jusqu'alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;i&gt;Le matin venu, je descendis chez la concierge, la prier de ne me laisser déranger sous aucun prétexte. J'alléguai un travail urgent et difficile, la restauration d'un tableau très précieux, ouvrage que je n'exécute d'ailleurs jamais moi-même. Elle sembla me croire à demi, malgré l'étrange coup d'œil qu'elle me lança.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;i&gt;Je m'enfermai avec Suzanne. Noces sans musique et sans bouquet dans ma chambre glaciale où brûlaient les lampes. Je ne répondais pas au téléphone. Une ou deux fois, malgré mon interdiction, on sonna à la porte d'entrée. Le cœur battant, retenant mon souffle, immobile dans le vestibule obscur, j'étais alors prêt à tout pour défendre mon trésor.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;i&gt;J'entourais Suzanne de sacs de glace. Je passais souvent de l'eau de Cologne sur son visage merveilleusement intact, si l'on excepte cette lueur grasse qui s'attache aux pommettes et ce pincement délicat qui affine le nez des morts. Trois jours après son arrivée, Suzanne ouvrit soudain la bouche, comme pour dire quelque chose. Elle avait de jolies dents régulières. Ne disais-je pas que les morts ont toujours des surprises à faire ? Ils sont si bons, les morts...&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;i&gt;Pendant quatorze jours, j'ai été indiciblement heureux. Indiciblement mais pas absolument car, pour moi, jamais la joie ne vient sans chagrin de la savoir éphémère, tout bonheur porte le germe de sa propre fin. Seule la mort, la mienne, me délivrera de la défaite, de la blessure que nous inflige le temps. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="postbody" style="font-style: italic;"&gt;Avec Suzanne, j'éprouvais tous les plaisirs sans les épuiser. Je la couvrais de caresses, je léchais tendrement son sexe, je le dévorais avec avidité, je m'y plongeais et m'y replongeais sans cesse, lorsque je ne préférais pas les délices de Sodome. Alors Suzanne laissait entendre un léger sifflement qu'on eût dit admiratif ou gentiment ironique, un souffle qui semblait ne pas vouloir finir, une douce plainte prolongées : Sssss... S comme Sèvres...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;i&gt;Suzanne mon beau Lis, la joie de mon âme et de ma chair, se marbrait de plaques violâtres. Je multipliais les sacs de glace. J'aurais voulu garder Suzanne toujours. Je la gardais presque deux semaines, dormant à peine, me nourrissant de ce que je trouvais dans le frigidaire, buvant trop parfois. Le tic-tac des pendules, le craquement des boiseries avaient adopté une qualité particulière, comme chaque fois que la Mort est présente. Elle est la grande mathématicienne qui rend leur valeur exacte aux données du problème.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;i&gt;Au fur et à mesure que le temps passait, que la poussière posait un voile cendreux sur toute chose, augmentait mon désespoir de devoir quitter Suzanne. Les idées les plus folles me venaient à l'esprit. L'une d'elle, surtout, ne me quittait plus. J'aurais dû, me disais-je, enlever Suzanne à l'étranger - mais où ? - dès le premier soir, avant même d'en avoir fait ma maîtresse. Je l'aurais fait embaumer et j'aurais pu ne jamais m'en séparer. C'eût été le bonheur. Au lieu de quoi j'avais été fou, fou et mauvais, je n'avais pas eu la sagesse de surmonter et de différer mon désir, j'avais perdu par la grossièreté de mon sexe un corps qui toujours aurait pu réjouir mes sens et mon cœur. Maintenant, il était trop tard, je ne pouvais plus faire embaumer Suzanne. Le repentir et la douleur me serraient dans un épouvantable étau. Mais à peine m'étais-je dit qu'il était trop tard et que j'avais tout gâté, que je me précipitais de nouveau aux pieds de ma maîtresse, couvrant de baisers ses jambes où déjà le duvet rasé commençait à repousser. Le désir me saisissait encore plus fort que ne l'avait fait le chagrin et bientôt je me retrouvais enlacé à Suzanne, ma bouche sur sa bouche, mon ventre sur le sien.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;i&gt;La passion, le chagrin m'avaient envahi à tel point que je ne me baignais plus, ne me rasais plus et les miroirs me renvoyaient l'image d'un homme livide, hirsute, aux yeux caves bordés de rouge. Assis au chevet de Suzanne, une bouteille près de moi, enveloppé dans des lainages pour lutter contre le froid, j'imaginais me trouver dans mon propre tombeau. Les bruits du dehors parvenaient à peine jusqu'à moi, ne traversaient presque plus les rideaux tirés : parfois seulement, le tonnerre d'un poids lourd ou le son clair des poubelles tirées à l'aube sur le trottoir.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;i&gt;Le dernier soir, j'ai lavé Suzanne, je lui ai remis son linge fin, son costume bourgeois, que deux semaines plus tôt je lui avais retirés dans l'euphorie. Entourée d'un plaid, je l'ai portée jusqu'à la voiture. Suzanne verte, Suzanne bleue, déjà habitée, je crois. Au moment où je la laissai glisser dans la Seine, je poussai un cri que j'entendis résonner, comme venu d'une autre planète. Il me sembla qu'on m'arrachait le cœur.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;i&gt;La Seine avait accueilli son corps, pendant deux semaines saturé de ma sueur et gorgé de ma semence, ma vie, ma mort, mêlées en Suzanne. En elle, j'entrai dans l'Hadès, avec elle, je roulai jusque dans les limons océaniques, m'enchevêtrai dans les algues, me pétrifiai dans les calcaires, circulai dans les veines des coraux...&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;i&gt;Rentré chez moi, je me jetai sur un lit qui sentait la charogne. Je m'endormis d'un seul coup, brutalement saisi par un sommeil mortel, bercé par les mêmes flots noirs - mare tenebrarum - qui berçaient Suzanne, Suzanne mon amour.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;By Miss Belzy&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-3223412920281682961?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/3223412920281682961/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=3223412920281682961&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3223412920281682961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3223412920281682961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/11/un-couple-funeste-presentation-lucien.html' title='Un Couple Funeste - Présentation Lucien Morel'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-8832271872147869899</id><published>2009-11-10T20:59:00.012+01:00</published><updated>2011-07-22T22:43:52.818+02:00</updated><title type='text'>Un Couple Funeste - Présentation Ruth Paine</title><content type='html'>&lt;div style="margin: auto; text-align: left; width: 100%;"&gt;&lt;div style="margin: auto; text-align: center; width: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Ruth Paine&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://img18.imageshack.us/img18/3680/3084.jpg" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Nom :&lt;/b&gt; Paine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Prénom :&lt;/b&gt; Ruth&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Surnom :&lt;/b&gt; Elle n'en porte pas pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Âge :&lt;/b&gt; 25 ans&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Nationalité : &lt;/b&gt;Française&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Profession :&lt;/b&gt; Directrice de la Grande Bibliothèque&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Lieu de résidence : &lt;/b&gt; Dans un pavillon Chester&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Description physique : &lt;/b&gt;Si vous avez la malchance de croiser Ruth, beau mâle que vous êtes, vous aurez des difficultés à ne pas détacher vos yeux de ses courbes fantasmagoriques. Le plus étrange, c'est qu'il n'y a pas de botox là-dedans. Non tout est naturel, même si ça paraît totalement irréel. Vous avez devant vous la femme parfaite. Elle aurait pu être le plus grand mannequin mais elle avait choisi une toute autre voix : les livres. Mais cela revient presque au même, elle se déhanche entre les rayons sous le regard désabusé des lecteurs qui ont du mal à se concentrer d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a un visage fin, aux traits doux. Ses lèvres, quelque peu pulpeuse, dessine parfois un sourire inquiétant qui redevient vite bienveillant et celui qui l'a vu oublie vite la première impression. Son arête nasale dessine une courbe quasi droite pour finir avec un léger arrondi. Ses grands yeux sont parfaitement noirs, de même que ses cheveux. Elle ne porte pas de lunettes à la grande surprise de habitués qui remarquent que c'est la seule des employés à ne pas en avoir. Mais elle n'en a cure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'elle est au travail, elle porte généralement un tailleur habillé, et ses cheveux sont relevés en un chignon chic et démodé. Mais cela ne l'empêche pas de rester sublimement belle. D'ailleurs, si son tailleur est fonctionnel, il n'est en rien là pour masquer les formes avantageuses de la demoiselle ; le chemisier offre une vue plongeante sur la poitrine, surtout qu'elle n'est pas spécialement grande. La jupe quant à elle est un poil trop court,e dévoilant une partie de ses cuisses, fermes et alléchantes.&lt;br /&gt;Lorsqu'elle est chez elle, elle est bien plus décontractée, jean et T-shirt, rien de bien sexy, c'est inutile, elle vit seule.&lt;br /&gt;Lorsqu'elle sort le soir et la nuit entière, c'est qu'elle part à la chasse. Et quelle chasse. Alors elle s'habille pour l'occasion, elle a plusieurs choix. Soit une tenue noire en cuir moulant dont la veste laisse, grâce à la fermeture, l'ouverture sur les trésors de sa poitrine. Soit elle s'habille d'une robe légère, moulante et beaucoup trop courte, qui laisse elle aussi vue sur le décolleté. Soit elle s'habille d'un petit t-shirt et d'un jean taille basse. De toute façon, ses tenues pouvaient être variés, mais sa beauté n'en changeait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Particularité(s) Physique(s) :&lt;/b&gt; Ruth se trouve parfaite, mais après chacun la voit comme il l'entend...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Description psychologique :&lt;/b&gt; A première vue, Ruth est psychologiquement normale. Elle a un travail, une sorte de vie sociale qui se compose de sortie au Black&amp;amp;White et à quelques discussions avec ses employés. Sans manger des quantités astronomiques, elle aime la bonne nourriture, notamment italienne. Elle dépense donc des fortunes dans le meilleur restaurant de la ville pourtant pas très cher.&lt;br /&gt;Son travail la passionne, elle aime les livres et ça se sent. Elle peut lire jusqu'à quatre livres à la semaine. Sa culture littéraire est parfois plus complète que celle des professeurs de l'université, pourtant réputée, mais elle ne s'en vante pas. Elle n'est pas là pour prendre leur place, elle ne le pourrait pas. Les élèves passeraient leur temps à se faire des films érotiques plutôt que de l'écouter et de toute façon, elle n'aimait pas la pédanterie qui faisait la marque des professeurs. Et quand l'un d'eux venaient dans sa bibliothèque et entamait une discussion littéraire avec elle, il se voyait rapidement remis à sa place par une réponse cinglante mais sans méchanceté. Elle finissait par le toiser et par tourner les talons pour aller gérer quelques paperasses, le laissant au mains d'un des employés qui se faisaient un plaisir de boire chacune de ses imbéciles paroles.&lt;br /&gt;Son charisme spectaculaire, certainement dû à sa beauté peu commune et à son intelligence redoutable, ajoutait à cette confiance qu'elle avait en soi et qui attirait les gens comme des mouches autour d'elle. Elle en avait conscience et son esprit calculateur l'utilisait toujours comme il fallait. C'est là que ça se gâtait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les profondeurs de la mer recèlent bien des secrets et sont loin d'être aussi silencieuses qu'on ne le pense. Belle mais mystérieuse, c'est ainsi qu'on peut qualifier Ruth. Qui est-elle réellement? Les seuls à le savoir sont morts. La manipulation, le meurtre, le sexe... quelle dépravation n'est-ce pas? Lorsque son regard se pose sur vous, beau mâle, il y a deux choses qui peuvent se passer, soit elle fait de vous sa proie, jouet sexuel ou jouet de violence voir les deux, soit elle vous ignore superbement. Si on voit bien la chasseresse la nuit, on ne la voit pas vraiment tuer de sang-froid une victime désabusée... et pourtant.&lt;br /&gt;Est-ce qu'un chat est cruel? Je suis tentée de répondre oui quand on les voit jouer avec leur proie, par simple amusement. Mais en réalité non, pas après avoir été le spectateur du jeu de Ruth. La pire cruauté, la plus pure méchanceté, serait-ce le mal à l'état pur? Tel un enfant innocent qui vient de naître? Elle rit devant la peur des gens, elle soupire de plaisir quand sa victime lui offre son dernier souffle de vie, elle se libère dans la mort de ses proies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mise à part ça, elle a un caractère bien trempée, et n'a pas peur d'une grosse brute. Elle le fixera droit dans les yeux avant de lui faire sa fête et de lui laisser le temps de s'échapper. Elle sourira, contente d'avoir pu impressionné l'assemblée et retournera à ses occupations comme si rien n'était arrivé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref il est préférable de ne pas embêter la charmante et charismatique Ruth Paine mais ça, personne ne peut le savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Particularité(s) Psychologique(s) :&lt;/b&gt; Psychopathe ça compte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Histoire : &lt;/b&gt;Ruth est née en France, pays de la beauté artistique et culinaire. Ses parents s'étaient rencontrés alors qu'ils étaient en affaire. Sa mère devait se rendre d'urgence à Paris pour rencontrer un secrétaire d'état et son père devait lui aussi aller à Paris pour traiter avec une banque. Grève générale des transports, pas d'avion, pas de train, il ne leur restait que le taxi, dont le nombre n'était pas suffisant. Résultat ils ont pris le même et se sont tenus compagnie durant plusieurs heures de route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a grandi au rythme des voyages de ses parents, sans avoir le temps de se faire des amis. Elle se réfugiait dans les livres. Elle n'était pas malheureuse, elle était seule, ça lui allait. Elle apprit à parler plusieurs langues durant son enfance: l'anglais, l'espagnol, le français. Elle connaît le latin et le grec aussi. C'est une érudit qui s'est formée seule. Elle finit par entrer à l'université française et passa un diplôme de documentaliste. Elle obtint un concours de bibliothécaire et tout s'enchaîna vite. Conscient de son brillant esprit, ses supérieurs la bombardèrent directrice de la Bibliothèque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour la partie façade de sa vie, mais c'est tout autre chose pour ses petits jeux de chasse. C'était à la fac. Elle n'était pas vraiment sociable au vue de sa jeunesse solitaire et donc se faire des amis fut plutôt difficiles. Elle ne pensait pas qu'avoir de la culture générale pouvait tant déranger et apprit bien rapidement qu'il valait mieux faire semblant d'ignorer que de montrer qu'on savait. Bien sûr, elle était la meilleure de sa promotion, et cela faisait rager les plus intellectuels mais elle ne s'en souciait pas. N'arrivant qu'à se faire de vagues connaissances, elle se replongea dans le monde de la lecture, bien plus passionnant que celui des hommes stupides. Elle ne pourrait vous faire une liste complète des auteurs et des livres qu'elle a lu, ce qui est certains c'est qu'elle en a deux ou trois centaines côté auteurs. Pour une jeune adolescente de 18 ans, c'est un bagage impressionnant. Les années passèrent avec une rapidité folle, tandis que Ruth passait d'une année à l'autre avec quelques peu d'étrangeté dans son parcours. Elle faisait deux années en même temps car après sa première année, les professeurs devaient admettre qu'elle pouvait avancer bien plus vite. Elle fit donc sa licence en deux ans, son master en une année. Elle décida cependant de mettre trois ans pour parfaire sa thèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne fallait pas cacher que l'un de ses professeurs, éblouit par sa beauté, stupéfait par son intelligence, se laissa charmer par la demoiselle qui n'en fit qu'une bouchée. Il se retrouvèrent à se côtoyer en vrai petit couple interdit, se cachant pour se retrouver, trouvant les moindres prétextes pour passer un peu de temps tous les deux. Jusqu'au jour où il décida de la laisser, la jetant purement et simplement. Elle n'apprécia pas et le suivant au détour d'une ruelle, elle l'égorgea, ne laissant aucune trace de son passage, invisible. C'était le premier d'une longue, très longue liste. Et cela lui plut énormément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle finit ses études tout en prenant des cours d'art martiaux, acquérant une force physique contrôlée et redoutable. Bien sûr, tout cela reste caché de ses parents avec qui elle n'a pas de réelle affinité. D'ailleurs ils moururent dans un crash d'avion alors qu'elle était dans ses dernières années d'études. Elle les pleura certes, mais ils ne lui manquent pas réellement. Elle a toujours été seule, c'est son habitude, sa vie. Venez à vous en prendre à ses vrais amis, ses livres, et là, ça sera l'enfer pour vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Connaissances :&lt;/b&gt; Les habitués de la bibliothèques, ainsi que du Black&amp;amp;White où elle va boire un verre avant d'aller "s'amuser". Elle ne connaît personne intimement dans la ville, enfin si, mais ils sont généralement à la morgue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" style="border-width: 0pt;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;By Gwen Paine&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-8832271872147869899?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/8832271872147869899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=8832271872147869899&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/8832271872147869899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/8832271872147869899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/11/un-couple-funeste-presentation-ruth.html' title='Un Couple Funeste - Présentation Ruth Paine'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-8064870515954557108</id><published>2009-11-05T00:25:00.002+01:00</published><updated>2010-05-11T20:36:14.744+02:00</updated><title type='text'>Lyam, Soldat de la république (2)</title><content type='html'>Cela faisait quelques jours que Lyam avait eu sa première affectation en tant que Soldat de la République. Elle était dans le groupe du Sergent Elliot qui avait sous son commandement, l'artilleur Ryde, l'infirmier Graboel et le tireur d'élite Lyam. Ils étaient en charge la sécurité de Coruscant ce qui avait agacé la seule demoiselle de l'escouade lorsque son père adoptif lui avait annoncé et malgré qu'ils soient ensembles, la jeune femme était loin d'être enchantée.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- Patrouiller dans Coruscant... quand l'Empire Sith nous menace.&lt;br /&gt;- Silence !&lt;br /&gt;- A vos ordres, Sergent...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alliot ajusta son fusil sur l'épaule et s'avança dans un couloir noir des égouts de la cité planète. Il alluma sa lampe frontale. Ses hommes suivirent l'exemple.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- Sergent ? Puis-je poser une question ?&lt;br /&gt;- Oui Ryde... Vas-y.&lt;br /&gt;- Qu'est-ce qui traîne par là ?&lt;br /&gt;- Des animaux pour sûr. Des rapports font état de mutants cannibales aussi. Des espions peut-être mais ça serait étonnant.&lt;br /&gt;- Merci Sergent.&lt;br /&gt;- Pas d'quoi. Bien avançons. Formation serrée, gardez l'oeil alerte. L'escouade du Sergent Wuion est à l'autre entrée de ce tunnel principal. Faites attention aux accès latéraux. Nous devons nous rencontrer et nous déciderons de la suite de la patrouille avec les autres. Allez.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avancée se fit relativement lentement et sans autre bruit que le cliquètement des armures lourdes et la respiration lourde. La méfiance était de mise, leur seule source de lumière était les lampes frontales et celles des fusils blaster.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- On y voit rien,&lt;/b&gt; grogna Lyam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne lui répondit, chacun trop absorbé. Il faut dire que l'endroit n'avait pas grand chose de rassurant. L'eau qui s'écoulait ne faisait pas de bruit et il le savait. Ce qu'ils entendaient était beaucoup moins rassurant. Parfois l'un d'entre eux faisait un brusque mouvement de fusil vers une alcôve ou un couloir mineur ce qui faisait sursauter les trois autres. La nervosité ambiante n'aidait pas à détendre l'escouade.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- Je la sens pas cette mission, Sergent.&lt;br /&gt;- Moi non plus, Gab. On stoppe quelques minutes. Ryde, les lunettes s'il te plaît. Equipe Lyam et mettez-les tout les deux. Tu balaieras la zone de neuf heures à trois heures, et toi Lyam de trois heures à neuf heures. Gab, tu épaules Ryde et moi Lyam. Epaule contre épaule toi et moi, Lyam et moi à reculons. J'entends pas mal de bruit.&lt;br /&gt;- Ca me rassurerait qu'on ait tous des lunettes Sergent.&lt;br /&gt;- On a convenu avec Wuion d'avoir au moins deux paires de lampes et avec les lunettes on doit les éteindre.&lt;br /&gt;- J'espère que ça va le faire.&lt;br /&gt;- Allez en route, on doit plus être loin d'eux.&lt;br /&gt;- Sergent, puis-je changer le fusil contre l'automatique ?&lt;br /&gt;- Vas-y Lyam. C'est plus sage en effet.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lyam, en tireur d'élite, avait droit à avoir trois armes lourdes différents en plus du pistoblaster classique. Elle s'équipait généralement du sniper, du fusil commun à chaque soldat et de l'automatique comme elle l'appelait, son arme préférée. Elle avait en charge en plus les repas de ses compagnons et d'elle-même. Ryde portait un sac rempli d'explosif et autres réjouissances du même acabit. Gab, en bon infirmier, avait tout le nécessaire de secours et le Sergent portait un matériel électronique digne d'un droïde.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- Prête Sergent.&lt;br /&gt;- En route.&lt;br /&gt;- Sans danger devant.&lt;br /&gt;- RAS derrière.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils avançaient encore assez lentement. La formation n'était pas idéal pour une avancée rapide mais l'escouade ressentait un malaise pesant et si la peur n'était pas là, la prudence était omniprésente. Ils avaient à peine fait trois cents mètres que Lyam siffla ce qui arrêta les trois autres instantanément.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- Mouvement à sept heures.&lt;br /&gt;- Mouvement à deux heures.&lt;br /&gt;- Recul à 9h. Lyam balayage de midi à 6h. Ryde de 6h à midi. Une fois contre le mur, Lyam de 3h à 6 et Ride de midi à 3h. Gab et moi même soutien.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois contre le mur, tout s'enchaîna. Chacun savait ce qu'il avait à faire. Ryde balança une fusée éclairante ce qui dévoila une dizaine de créature blanchâtre en demi-cercle autour de l'escouade. Elles étaient silencieuses mais il était inutile de se demander leurs intentions. Sur l'ordre d'Elliot, ils firent feu. Les créatures, pas armées, s'enfuirent ou furent abattues. Aucun blessé chez les soldats, six créatures mortes. Il se remirent en formation et continuèrent leur cheminement le plus silencieusement possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ne rencontrèrent pas d'autres créatures étranges sur le dernier kilomètre qui les séparait de l'autre escouade. Ils se barricadèrent contre un mur, répartissant les possesseurs de lunettes infrarouge sur la surveillance. Les deux infirmiers s'occupèrent du Sergent Wuion qui avait été légèrement blessé. Il avait trébuché sur un tas de déchets, il s'était râpé la main en perdant son gant de protection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Nous avons rencontré de drôles de créatures agressives au nord-est, &lt;/b&gt;rapporta Elliot.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Mis à part un tas de déchet pas vraiment suspect, RAS de notre côté, &lt;/b&gt;ajouta Wuion.&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- Mouais, je propose de continuer à deux escouades vers le nord-est et peut-être se séparer non loin de la rencontre. T'en penses quoi ?&lt;br /&gt;- C'est ce qu'il y a de mieux à faire. Ils veulent qu'on leur ramène un spécimen là haut ?&lt;br /&gt;- J'ai pas reçu d'ordre à ce propos mais j'imagine qu'ils ne nous blâmeront pas si on prend l'initiative.&lt;br /&gt;- Mouais... Allez en route alors. Formation par escouade.&lt;br /&gt;- Ca vaut mieux, on connaît mieux nos hommes.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se remirent en route et arrivèrent à l'emplacement des cadavres rapidement. Fort de huit hommes, ils se sentaient moins en danger. Ils décidèrent rapidement de ne pas continuer la patrouille. La menace n'était pas énorme. Les deux infirmiers furent charger de transporter un des cadavres tandis que les deux tireurs d'élites ouvraient la marche. L'équipe discutait tranquillement.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- C'est laquelle ta préférée Lyam.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle répondit en indiquant l'arme qu'elle tenait dans les mains. L'autre soldat émit un petit rire et désigna le sniper. Ils exposèrent chacun leur différente technique et l'autre tireur osa une invitation à dîner à la demoiselle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Sergent Wuion, tu peux tenir ton homme ?&lt;br /&gt;- Père, &lt;/b&gt;dit Lyam. &lt;b&gt;Fichez lui la paix. &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wuion rit d'une manière ironique ce qui vexa Elliot qui se mit à grogner, tandis que sa fille adoptive s'autorisait un flirt en mission. Un sifflement du Sergent rappela les deux tireurs à leur devoir, ils étaient en avant garde. Une communication avec le siège de commandement coupa toutes discussions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Sergent &lt;/b&gt;&lt;b&gt;Elliot&lt;/b&gt;&lt;b&gt; ?&lt;/b&gt;&lt;b&gt; Wuion ? Au rapport.&lt;br /&gt;- Sergent Elliot, escouade 121, RAS. Nous rentrons avec un cadavre de créature en compagnie de l'escouade 122.&lt;br /&gt;- Sergent Wuion, escouade 122, rien à ajouter.&lt;br /&gt;- Bien. Abandonner le cadavre, on a besoin de vous. Le soit-disant traité de paix n'était qu'une diversion. Les Siths attaquent Coruscant.&lt;br /&gt;- Bien reçu, nous faisons vite.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la voix semblait calme, l'homme derrière était bouillonnant de rage. Les deux infirmiers laissèrent tomber le cadavre et les deux escouades repartirent au pas de course à la surface. Ils n'oublièrent pas leur sécurité mais elle devenait secondaire face à une attaque de la capitale républicaine.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;- Lyam, j'espère que tu es heureuse. Tu vas enfin pouvoir te battre contre des Siths.&lt;br /&gt;- J'aurais préféré que ça soit ailleurs Père.&lt;br /&gt;- Ouai, c'est sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-8064870515954557108?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.swtor.com/fr/community/showthread.php?t=82178' title='Lyam, Soldat de la république (2)'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/8064870515954557108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=8064870515954557108&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/8064870515954557108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/8064870515954557108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/11/lyam-soldat-de-la-republique-2.html' title='Lyam, Soldat de la république (2)'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-3829305667604542227</id><published>2009-11-04T19:51:00.003+01:00</published><updated>2010-05-11T20:35:52.194+02:00</updated><title type='text'>Lyam, Soldat de la république (1)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les Soldats de la République sont là depuis longtemps, dans le but de défendre la seule conviction qui tienne encore debout, dans ce monde où le côté obscur de la Force, avec tout le totalitarisme qu'il implique, est plus puissant que jamais. Malgré le traité de paix, ces soldats gardent l'espoir de pouvoir se battre contre leurs ennemis, de pouvoir défendre le Sénat contre l'impérialisme forcené de l'Empire Sith. Si les Jedis sont les garants de la Paix, les Soldats sont les garants de la République. Hommes et femme courageux, ils s'impliquent à fond dans leur entraînement pour ensuite rejoindre un champ de bataille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lyam est membre d'un groupe de Soldats en apprentissage. Elle est vigoureusement entraînée par un instructeur qui lui apprend à se servir de tous types d'armes, allant de ses poings au fusil blaster. Elle ne rechigne à aucun exercice, s'applique à toutes les tâches qui lui sont confiées. Elle semble prometteuse malgré un esprit d'une fougue peu commun. Elle a le sang chaud et on l'entend rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Lyam ! Appliquez-vous ! Vous venez de tuer un otage.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Oui j'ai bien vu ! Vous croyez que c'est facile de distinguer les troupes de l'empire aux otages... ces cibles se ressemblent toutes !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Soldat Lyam ! Cela suffit ! Recommencez !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lança un regard foudroyant à son instructeur avant d'armer son fusil et de le caler contre son épaule. Elle tira sur les cibles et tua chaque ennemi en laissant intact tous les otages. Elle se tourna vers son instructeur et lui lança un regard de défi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Soldat Lyam ! Dans mon bureau !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Oui, Monsieur !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans le local, l'instructeur lança un regard mi amusé mi furieux à son élève. Il prit un ton paternel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Lyam, si tu n'écoutes pas ta raison mais tes tripes tu mourras dans les premières minutes du premier combat auquel tu participeras. Il faut raisonner, garder son sang froid. J'ai pas envie d'entendre que tu es morte, ça ferait de moi un mauvais instructeur et de toi un soldat talentueux mort bêtement. Concentre-toi mieux et contrôle-toi. Si tu y arrives, tu pourras aller loin.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeune humaine fixa son instructeur droit dans les yeux. Il pouvait y lire une profonde détermination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Monsieur, vous connaissez mon histoire. Vous savez que je meurs d'envie d'en découdre avec l'Empire Sith. Je sais qu'il faut que je me contienne mais je suis forte et j'ai besoin de défouler toute la hargne que j'ai envers eux. La patience est bonne pour les Jedis. Je maîtrise tous ce que vous nous avez appris, vous me retenez ici parce que vous avez peur que je me fasse tuer ! Si vous vous préoccupez de moi tant que ça, abandonnez votre poste d'instructeur et partons défaire l'Empire et rendre à la République sa fierté.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'instructeur sourit amèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Tu as peut-être raison. Mais pas avant que tu sois prête. Tu es mon meilleur élément mais tu n'es pas prête. Arrête de foncer dans le tas ! Je ne te lâcherai pas avant que tu te contrôles. Si tu es sage j'envisagerai peut-être ta proposition.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lyam soupira. Elle se résigna encore une fois. Elle savait qu'il était inutile de lutter avec cet homme, Elliot. Ce n'était pas un hasard que les prénoms se ressemblent. Il avait recueilli la petite à sa naissance et l'avait appelée Lyam. Elle savait qu'il n'était pas son père, il ne lui avait jamais menti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Je vous aime comme un père. Mais à cet instant précis, je vous en veux Monsieur !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Je sais, petite. Rompez Soldat !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-3829305667604542227?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.swtor.com/fr' title='Lyam, Soldat de la république (1)'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/3829305667604542227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=3829305667604542227&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3829305667604542227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3829305667604542227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/11/lyam-soldat-de-la-republique-1.html' title='Lyam, Soldat de la république (1)'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-1832737796145277339</id><published>2009-10-19T21:57:00.002+02:00</published><updated>2010-05-11T20:34:55.834+02:00</updated><title type='text'>Le sado-masochisme</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Lorsqu'on parle de sado-masochisme, on comprend en premier le côté sexuel du terme. Le plaisir purement physique, dans la mesure où un plaisir ne peut être que physique mais rien n'est moins sûr, à se faire mal et à faire mal à autrui. Cet aspect peut fasciner certains mais pas moi. Si je plaisante beaucoup en menaçant du fouet quelques membres de la gente masculine c'est d'abord pour rire, et ensuite pour provoquer quelques émotions primaires chez eux afin de les manipuler en quelques sortes.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Le sado-masochisme comprend aussi tout ce qui nous touche et pas uniquement physiquement. Apprécier que quelqu'un nous reproche justement nos tords de manière méchante ou pas est masochiste. Apprécier la critique négative est masochiste. Apprécier critiquer, dire du mal des gens est sadique. Chacun d'entre nous a ce petit côté sado-maso qu'il n'assume pas toujours. Parfois on va même aller prendre du plaisir à être méchant ou bien à ce que quelqu'un soit véritablement immonde envers nous. On ne va peut-être pas le montrer parce que c'est tabou mais parfois c'est une sacré pirouette que d'utiliser et de montrer ce plaisir qu'on prend, surtout quand on est dans la position de masochiste.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Un petit exemple théorisé pour expliquer cela : lors d'une conversation, une personne décide de vous descendre totalement, il vous dit vos quatre vérités. Vous décidez de l'écouter en ajoutant que peu de commentaire, en prenant parfois un air contrit, de souffrance, ce qui confortera votre accusateur dans son rôle de sadique. Quand il finit son discours peu élogieux, vous le fixez droit dans les yeux, vous souriez avec gentillesse même si vous le haïssez, surtout si vous le haïssez, et vous lui dites un merci avec toute votre fanchise. Essayez même de lui être reconnaissant au fond de vous parce que cette personne vous aura véritablement rendu service. Dès l'instant où vous le remercierez sincèrement et franchement, vous serez dans la position du sadique car votre interlocuteur sera surpris, pris de cours et parfois même blessé de vous avoir atteint en positif. Il souffrira véritablement de son échec de domination sur vous, et vous vous retrouverez avec le contrôle de la situation. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Vous serez son maître et généralement, cette personne, vaincue par son propre discours, viendra s'excuser d'avoir été si dure avec vous, parce que vous aurez le dessus sur elle. Vous aurez du pouvoir sur elle. Et afin de rester dans cette position de domination, parce que le sado-masochisme est somme toute une illustration de relation dominant-soumis, vous accepterez noblement ses excuses.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Vous allez voir, si vous avez l'occasion de tester, c'est purement jouissif.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-1832737796145277339?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/1832737796145277339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=1832737796145277339&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/1832737796145277339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/1832737796145277339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/10/le-sado-masochisme.html' title='Le sado-masochisme'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-6162302862405407714</id><published>2009-05-25T16:18:00.001+02:00</published><updated>2010-05-11T20:34:36.185+02:00</updated><title type='text'>Délire dans les catacombes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cyril : Mais qu'est-ce que vous avez à vous retourner tout le temps ?&lt;br /&gt;Gwen : C'est une affaire entre Sandra et moi, tu peux pas comprendre. Sandra j'surveille les arrières.&lt;br /&gt;Sandra : Oki.&lt;br /&gt;Cyril : Qu'est-ce qu'il se passe bordel ?&lt;br /&gt;Gwen : Hier sandra a regardé The grudge et j'ai préféré me boucher les oreilles et les yeux avec le sang séché de mes veinesque je me suis arrachée avec les ongles... c'est rien, on regarde si y'a pas de fantôme...&lt;br /&gt;Cyril : Un fantôme ?&lt;br /&gt;Gwen : Oui la légende dit qu'un fantôme rôde dans les catacombes toutes les 5 décades et qu'il tue les gens de manière horribles ...&lt;br /&gt;Cyril : Tu racontes n'importe quoi...&lt;br /&gt;Gwen : Et tous ces os, tu crois qu'ils sont arrivés ici par magie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-6162302862405407714?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/6162302862405407714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=6162302862405407714&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/6162302862405407714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/6162302862405407714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/05/delire-dans-les-catacombes.html' title='Délire dans les catacombes'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-5361516938370753220</id><published>2009-01-22T21:49:00.009+01:00</published><updated>2010-05-11T20:34:18.321+02:00</updated><title type='text'>La musique contemporaine</title><content type='html'>Un jour, j'écoutais Radio Classique et ils passaient un morceau de piano d'un style contemporain. Comme certains savent, le style musical contemporain est parfois, je dirais même souvent, un enchevêtrement de notes et de rythmes qui n'a apparemment - et pas que - aucun sens. J'ai imagé cela comme un compositeur qui secourait sa plume sur le papier pour éparpiller l'encre sous forme de tâches. En d'autres termes, ils jettent les notes sur le papier sans s'occuper des règles fondamentales de solfège, la grammaire musicale. J'ai décidé d'illustrer cela avec un texte que je vous déconseille expressément de lire puisque ce sera purement et simplement de la &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 51, 0); font-style: italic;"&gt;merde&lt;/span&gt;. Si vous ne me croyez je vais essayer de vous convaincre : aucune règle grammaticale ne sera respectée, je vais jeter les mot sur le papier, comme le font les compositeurs pour leur si douce musique que je qualifie purement de &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 51, 0); font-style: italic;"&gt;merde&lt;/span&gt;, comme mon futur texte. Mais avant ce texte, voici un poème qui va illustrer le mot &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 51, 0); font-style: italic;"&gt;merde&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; color: rgb(102, 51, 0);"&gt; &lt;/span&gt;autrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51); font-style: italic;"&gt;Cette douce texture d'un marron nappée,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51); font-style: italic;"&gt;Dans les chiottes par nos soins chaque jour lâchée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51); font-style: italic;"&gt;Par notre délicat et bien-aimé anus,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 102, 51); font-style: italic;"&gt;Ou bien plus souvent ce qu'on nomme trou du cul !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Merde&lt;/span&gt; huile que ornithorynque dentifrice je dur kaki apostropher île le nunchaku ponctuel manette gifles parce gonfle bon très trop bien Gustave pont lut aimât puits corps nasale navette friction qui gommer or xylophone traverser &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;crotte&lt;/span&gt; manutention bureau Gilles premièrement gyrophare cryogénèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-5361516938370753220?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/5361516938370753220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=5361516938370753220&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/5361516938370753220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/5361516938370753220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2009/01/la-musique-contemporaine.html' title='La musique contemporaine'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-1889028794930057449</id><published>2008-12-19T16:09:00.002+01:00</published><updated>2010-05-11T20:33:59.041+02:00</updated><title type='text'>Piratage</title><content type='html'>Lucie est une jeune demoiselle tout à fait banale. Elle va à l'université et étudie la psychologie. Elle n'est qu'en licence mais elle compte bien passer son doctorat. Elle vit dans une chambre universitaire de neuf minuscules mètres carré mais elle préfère cela à vivre chez elle avec des parents dont les cerveaux sont deux passoires à détection de connerie. On les remplit de dogmes idiots et tout ce qui est du domaine du vrai, il le laisse passer par les trou afin que s'évanouisse le peu de bon sens qu'il pourrait avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle les hait profondément ses parents, parce qu'ils l'ont forcée à subir ce lavage de cerveau mais heureusement elle s'en est sortie indemne. Elle a encore tous ses esprits et les dogmes imbéciles qu'on leur apprendre dans les salles du royaumes ne sont pas restés ancrés. Elle respirait de liberté par rapport à la vie qu'elle menait avant. Elle peut lire ce qui lui chante, faire ce qui lui chante, s'habillait comme elle souhaite, regarder tous les films possibles et inimaginables – son préféré est Basic Instinct. Elle plaignait sincèrement tous ces imbéciles qui se faisait pomper le portefeuille par les anciens. Qu'ils pouvaient être bêtes. Comme si on avait besoin de payer pour avoir une place au paradis. Seuls les actes comptent. L'argent n'y est pour rien, sauf si bien sûr Dieu, comble des défauts, était corruptible, mais c'est simplement impossible, puisqu'il est parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rageait nuit et jour après cette secte débile et toléré parce qu'elle avait des membres dans les institutions les plus hautes. Elle en était folle de ne pouvoir rien faire. Pourquoi ne pas faire exploser leur siège social ? Comme ça, plus de chef à qui donner de l'argent, et sauvé les millions d'idiots qui se sont laissés embarquer dans ce cirque infernal. Le diable, ils était les anges du diable ! Certainement pas des fidèles de Dieu. Parce qu'ils croient prier Dieu, mais pourquoi réécrive-t-il les écritures bibliques tous les 5 ans ? Et comment ça se fait qu'aucun de ces fidèles ne posent ouvertement la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui était venu tellement d'idées pour couler cette entreprise d'escroquerie qu'elle se demandait encore laquelle choisir tellement elles semblaient toutes adéquates. Elle réfléchit à la plus sûre pour sa liberté et sa sécurité. Elle avait des amis sur le net, des doigts d'or face à un clavier. Elle le savait, elle-même n'y connaissait pas grand chose – même si, pour une fille elle en savait plus que la majorité. Et elle regardait la télévision sûrement trop souvent aussi. Elle avait des références rocambolesques mais elle devait quand même en parler. Elle prit contact avec celui qui lui semblait le plus déjanté, comme elle, via MSN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Salut nigot !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai eu une idée, faut que je t'en parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Aie Aie Aie, qu'est-ce que tu vas me sortir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'voudrais réduire à néant les comptes bancaires d'une secte, et en profiter aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mouais... t'as vraiment des idées bizarres toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bah quoi, avec l'informatique on peut tout faire nan ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euuuh... faut avoir la personne adéquate. Et puis c'est illégal ce dont tu m'parles, laisse tomber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouai... c'était une idée comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Encore ton histoire hein ? Oublie-ça...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'peux pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu connais le montant de leur compte au moins ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Plusieurs millions vu les imbéciles qui se laissent piéger. Ils entretiennent le trafic d'armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mouais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux ans plus tard, Lucie avait abandonné ses études et travaillait dans un cabinet d'état la journée. La nuit, elle se rendait dans un QG. Avec tout ce qu'il faut pour réaliser son projet délirant : caméra de surveillance, armes à feu en cas d'intrusion quelconque, homme de main - informaticien dans le cas présent, ordinateur... Chacun avait son poste et sa tâche, Lucie se chargeait de la surveillance et de la sécurité et son ami s'occupait de superviser tout ce qui concernait l'informatique, puisque c'était son domaine. Il bougonnait beaucoup. Il se disait que c'était une entreprise délirante mais l'appât du gain avait été le plus fort. La secte brassait d'énorme quantité d'argent. Il s'était bien gardé de le faire savoir au reste de l'équipe qui recevra un salaire fixe. Lucie et lui se partagerait 50% du total et le reste ira à une association. L'équipe savait que ce qu'ils faisaient était illégal mais ils savaient aussi que c'était pour la bonne cause. Ils avait d'ailleurs nommé leur entreprise Robin Wood.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lucie était enchantée de la tournure qu'avait pris les évènements. Elle se vengerait et deviendrait riche par la même occasion, sans oublier qu'elle allait se marier avec le bougon de chef de projet. Elle n'avait pas de nouvelles de ses parents depuis son entrée à l'université et elle s'en moquait éperdument. Ils avaient eux-mêmes coupé les ponts quand elle a décidé de faire des études. La secte ne veut pas que les jeunes fassent des études, ils ont moins de temps à consacrer, et surtout ils apprennent à réfléchir. Elle était impatiente que son projet soit réalisé. Après ça, ils partiraient tous les deux pour une destination paradisiaque, une île sur le pacifique certainement et ils vivraient de leur rente. Elle souriait ce qui n'échappa pas à son compagnon, qui arrêta de bougonner un court instant pour répondre à ce sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses avançaient relativement vite. L'allègement du compte de la secte se fera dans quelques heures. Lucie le savait et elle exultait, son fiancé stressait. Il espérait que tout se passerait comme prévu. Il demanda qu'on vérifie les protections informatiques, si le logiciel créé pour l'occasion était opérationnel -ils avaient des essais sur quelques un de leurs propres comptes. On lui affirma que tout était prêt et il donna l'ordre d'envoi. Lucie éclata d'un rire purement nerveux et quelque peu diabolique. Elle fut envoyée dans la salle de surveillance, mieux ne valaient pas qu'elle déconcentre l'équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fixa d'un oeil absent les écrans de contrôle et s'occupait comme elle pouvait. Le processus prendrait un certain temps, elle le savait. Elle avait extorqué elle-même des informations à plusieurs des membres importants de la secte. Elle voulait les tuer mais à chaque fois son ami la retenait. Il ne voulait finir assassin, déjà la pratique de la torture ne le laissait pas tranquille. Il savait qu'il y avait des enquêtes et que les victimes n'avaient pas gardé la langue dans leur poche. Ils étaient même passés aux informations du soir. Mais ce qui faisait sourire l'assemblée, c'est que peu de monde les plaignait. Les autorités les toléraient, les gens les haïssaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne n'était venu les embêter dans le refuge. Ils avaient affichés tout de suite le nom d'une nouvelle entreprise, qu'ils avaient déclaré, ils avaient des activités de renseignements par internet rôle que remplissait deux des informaticiens engagés. Ils venaient chaque soir et si au début cela avait suscité quelques interrogations dans le voisinage, la répétition de l'évènement en avait fait une sorte d'habitude. C'est ainsi qu'à ce jour, il n'avait jamais eu de contrôle et tout se passait à merveille. Même les torturés n'avait pu mettre les autorités sur leur pistes. Lucie était aux anges mais continuait de surveiller ses écrans. Elle préférait ne rien laisser au hasard. Mais seul quelques chats venaient troubler le calme de la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle entendait l'agitation dans l'autre pièce, ils étaient tous stressés et énervés. Ca se comprenait facilement, une erreur de leur part et ils pouvaient être pris. Lucie se mit à prier pour que ça réussisse. Elle savait que s'ils réussissaient, ça marquerait certainement la fin de la secte. Elle affichait un sourire démoniaque à imaginer ce que le monde en serait mieux. Elle se sentait étrangement bien, même si elle savait qu'elle allait détruire la vie de millions de personnes, mais n'avaient-ils pas eux-même détruit leur propre vie. Elle savait que ça ne les libèrerait pas de l'emprise que le lavage de cerveau avait sur eux, mais la secte n'ayant plus d'argent ils ne pourraient plus faire des actions d'une telle importance. Elle se demandait s'ils allaient réussir à se relever, et s'il n'aurait pas mieux valu piller leur compte et faire exploser leur tour. Il faut dire que les attentats du 11 septembre l'avait inspirée après l'avoir écoeurée. Comment ne pas penser à appliquer la même stratégie sur une tour dans laquelle régnait le Diable lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle vint à regretter de ne pas avoir prévu ce plan là aussi, surtout que c'est relativement simple de faire exploser un bâtiment aux Etats-Unis. Quand elle aura retiré tout l'argent, elle y pensera sérieusement. Elle avait soif de sang, de toute évidence. Elle ne se contenterait pas de les ruiner, ce n'était pas suffisant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-1889028794930057449?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/1889028794930057449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=1889028794930057449&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/1889028794930057449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/1889028794930057449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/12/piratage.html' title='Piratage'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-1775753190427696655</id><published>2008-09-20T21:10:00.004+02:00</published><updated>2010-05-11T20:33:41.505+02:00</updated><title type='text'>Il fait froid (suite)</title><content type='html'>(je tiens à dire que le titre renvoie vers un site d'écriture à plusieurs: &lt;a href="http://www.legow.tk/"&gt;www.legow.tk&lt;/a&gt;. Il y a deux participations de membres entre les deux textes il fait froid. Cependant, mes deux textes se suivent quand même. Je vous conseille de cliquer sur le titre de ce texte pour aller lire l'histoire complète)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="histoire"&gt;Mon papier s'envole dans la ville glacée. Il parcourt son chemin au dessus des toits et des églises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai tellement froid. Je suis si seule. Pourquoi je ne te rejoins pas mon amour, dans la terre froide qui t'entoure, dans les quatre planches de bois que les mites rongeront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les perles qui roulent sur mes joues bleuies laissent un sillon salé. Que ne puis-je me dessécher de cette eau qui encombre mes yeux. Mais le soleil a fui ma vie avec toi. Depuis, je n'ai plus personne d'autre que mes ours silencieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce que je fais ici, je suis aussi froide que la mort, aussi terne qu'un hiver neigeux sans enfant dehors. Je suis grise mais pas d'alcool, grise tout simplement. Il n'y a plus de couleur dans ma vie morte. Tu es parti, tu t'es enfui. Tu m'as laissé dans ce monde sauvage, dans cette jungle nordique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon papier vole toujours, et la brume de fine pluie froide le mouille au fur et à mesure de sa course dans le ciel blanchi par les nuages neigeux. Ira-t-il refroidir un coeur heureux ? Ira-t-il dire à un coeur qui a froid qu'il n'est pas le seul ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'espère qu'il se perdra dans les limbes de l'oubli. Je ne veux plus qu'on me réchauffe, je veux mourir... parce qu'il fait froid... sans toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-1775753190427696655?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.legow.tk/histoire-romantique/273.html' title='Il fait froid (suite)'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/1775753190427696655/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=1775753190427696655&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/1775753190427696655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/1775753190427696655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/09/il-fait-froid-suite.html' title='Il fait froid (suite)'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-3717860934595663525</id><published>2008-09-19T21:26:00.003+02:00</published><updated>2010-05-11T20:33:21.487+02:00</updated><title type='text'>Il fait froid</title><content type='html'>&lt;span class="histoire"&gt;(texte inspiré par la chanson "C'était l'hiver" de Francis Cabrel)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait froid dans ma chambre vide de tout. J'ai froid aussi, toute aussi vide que mon lit que quelques ours en peluche habitent. Mais ils sont froids, comme ma couette, comme mon bureau, comme mon mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait froid dans mon coeur. Il est vide lui aussi. Personne n'y a élu domicile, personne ne l'aime ce coeur. Pourtant il ne demande qu'un peu de chaleur mais le froid attise la glace. On le déserte, on le délaisse, on le fuit alors qu'il n'aime pas la solitude. Il a froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait froid dans mes yeux, éclair glacé, mais sans chocolat, vide de crème. Des perles de glace tombent de ces pupilles bleues dans lesquelles brille le désespoir de la solitude. Yeux de glace silencieux, il n'y paraît que la détresse de la froideur de mon âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait froid dehors. Il pleut de cette eau glaciale, qui donne la migraine quand la fine pluie atteint votre front. Pourtant j'ouvre ma fenêtre vers ce monde froid et je jette ce papier, ce cri de détresse, ce désir de compagnie. Personne ne le lira. Tout le monde a froid au fond de lui. Chacun se renferme dans son monde et oublie de peupler ceux des autres. Il neige dans l'âme de tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-3717860934595663525?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.legow.tk/histoire-romantique/273.html' title='Il fait froid'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/3717860934595663525/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=3717860934595663525&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3717860934595663525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3717860934595663525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/09/il-fait-froid.html' title='Il fait froid'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-9059668902755815618</id><published>2008-09-16T22:22:00.005+02:00</published><updated>2010-05-11T20:33:00.740+02:00</updated><title type='text'>Papa Ours Punky</title><content type='html'>Ca concerne pas vraiment beaucoup de monde et c'est pas franchement littéraire, ni même une réflexion mais voilà, moi j'l'aime ce papa ours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, il écrit super bien, j'sais pas s'il a un site, il me le dira sûrement à l'occasion. Mais, quand je le lis, je ne suis plus devant mon pc, je nage dans un océan de mot, une musique écrite avec des lettres, des nuages pleins de phrases. Je ne suis même pas sur terre, je suis dans un monde totalement littéraire, tout est fait de mot, de poésie, de rêve. Quand je lis papa ours, je rejoins le papa punky dans un paradis de lettres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus, il super sympa et un peu fou. Si si ! Mais vaut mieux l'être en fait, parce qu'un être doué d'un cerveau pas constitué comme ceux des écrivains peut pas m'emmener à des milliers de kilomètres à l'ouest de la pointe sud de tataouine... nul part sur terre je précise... fin j'dis pas que les gens constitués de cerveaux pas écrivains sont pas bien hein, mais chacun ses dons, ils ont un cerveau avec des drôles neurones pour autre chose... mais moi j'aime bien les neurones des écrivains, sûrement parce que je veux en être...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin juste pour dire que le nounours punky il vaut le détour en tant que personne mais aussi en tant qu'écrivain, et je pense que je peux avoir une critique plus ou moins juste car depuis mes 6 ans je me suis fait une bibliothèque assez conséquente et c'est la pratique qui forge l'expérience...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-9059668902755815618?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/9059668902755815618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=9059668902755815618&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/9059668902755815618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/9059668902755815618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/09/papa-ours-punky.html' title='Papa Ours Punky'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-5814376592191203512</id><published>2008-07-04T23:45:00.002+02:00</published><updated>2010-05-11T20:32:37.696+02:00</updated><title type='text'>L'homme</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Un jour, on vous fera une promesse. Peu importe quelle est sa nature, même ce qui est dit. Deux choses peuvent se passer : soit la promesse est tenue, soit elle ne l’est pas.&lt;br /&gt;Généralement elle ne le sera pas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mesdemoiselles, Mesdames, combien d’hommes vous ont-ils promis quelque chose et ont oublié cette promesse ? Et pourtant c’est important non ? Une promesse qu’on vous fait, vous souhaitez qu’elle soit tenue parce que pour vous ça représente un engagement de la part de l’autre et c’est aussi le gage que vous comptez plus à ses yeux qu’une simple chimère de chaire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Et si, sans le promettre, on assurait qu’on ferait quelque chose et qu’on ne le faisait pas pour des raisons diverses et variées ? Que penseriez-vous ? Que la personne est lâche ? Qu’elle a peur ? Les deux ? Si elle se trouve une excuse ? Je penserai qu’elle est lâche parce qu’elle n’est pas capable de tenir ses résolutions. Je n’aime pas les lâches, je les fuis, je les délaisse, ils ne sont pas dignes de ce que je veux être : une personne qui fait ce qu’elle dit !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais au fond, ce que je désire le plus c’est quoi ? L’impossible sûrement… Je ne sais pas en fait. Je demande à ce qu’on respecte les paroles données ou qu’on les rectifie au fur et à mesure. « Je vais offrir des fleurs à ma mère ! » Mais deux mois plus tard, toujours pas de fleurs, pourquoi ? Il n’a pas d’argent mais dans ce cas, il pouvait dire : « Je n’ai plus l’argent pour offrir des fleurs. » &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Beaucoup de personnes me disent leur résolution mais ne les tiennent pas mais ça ne me dérange pas car je ne tiens pas à elle. Mais quand je base mon appréciation sur la résolution de quelqu’un, sur sa sorte de promesse sur elle-même, et que cette personne ne respecte pas sa résolution, alors je suis déçue et mon besoin de savoir n’est alors que néant, mes désirs ne sont plus rien parce qu’on m’aura trompé et j’aurais perdu une partie de moi-même parce que la personne aura perdu sa résolution.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ainsi, vers qui je vais me retourner ? Ce n’est pas compliqué en réalité… Il y a deux résolutions de deux personnes qui me tiennent à cœur, et si elles ne les réalisent pas, alors je saurais que l’homme est un lâche, car ces trois personnes représentent l’homme. L’un d’entre eux a raté, les deux autres doivent encore faire leur preuve. Si l’une ne le fait pas, elle me perdra, si les deux le font alors, j’aimerais les deux…&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="MsoNormal"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-5814376592191203512?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/5814376592191203512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=5814376592191203512&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/5814376592191203512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/5814376592191203512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/07/lhomme.html' title='L&apos;homme'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-4310151511915637158</id><published>2008-06-08T21:25:00.013+02:00</published><updated>2011-06-21T00:40:31.444+02:00</updated><title type='text'>L'émotion musicale</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Un&amp;nbsp;&lt;span style="font-size: 0pt;"&gt;  &lt;/span&gt;souffle…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Une larme coule le long de son fin visage. L’émotion l’emporte. Il pleurait. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Un son…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Il souriait. Il était heureux, malgré les larmes. Un rire de de perles salées inondait son visage illuminé par une gentillesse peu commune.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Une note…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Ses doigts dansent un pas virtuose. Son poignet souple laisse entrevoir une poésie en lui…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Une phrase…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Son visage se contracte au rythme entraînant d’une catabase musicale. Le public retient son souffle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;La cadence…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: #99ffff; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Ses muscles se relâchent. Son regard pétillant regarde le chef d’orchestre. Les musiciens ont du mal à suivre, c’est difficile.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;Il est rare qu’un musicien connaisse la Musique conceptuelle. La transcendance elle-même par les notes. Certains virtuoses apportent ce bonheur. J’ai eu la chance de partager ce moment intense et unique. L’espace d’un week-end, je n’étais plus sur terre. J’ai du mal à y redescendre, je ne veux pas, je veux rester où je suis, sur ce nuage qu’a dessiné ce génie de l’interprétation.&lt;br /&gt;Il aurait pu être porté au dessus de son art, se considérer comme supérieur à nous, amateurs passionnés. Mais il est resté tel qu’il est, au fond de lui-même. Toute sa musique, son concept, son art le faisaient sentir. L’humilité même. Un rayon de soleil parmi nous. Il brillait et s’imposait à moi comme une révélation rythmique. Je respire encore avec lui. Je ne peux faire autrement. Comment pourrais-je troubler de mon souffle son âme à découvert. Quelle fragilité ! Le château de cartes ne résiste pas au vent infernal.&lt;br /&gt;J’ai joué avec lui. Je lui ai répondu, nous dialoguions et nos mots étaient des notes, notre langage était la musique, notre moyen était nos instruments, mon hautbois et son euphonium. Il parle si bien ! Qu’est-ce que je peux bafouiller et bégayer. Mes doigts ont obéi, mon hautbois ne faisait qu’un avec mon souffle, mais mon esprit était bloqué de fascination pour les notes qui résonnaient encore dans mon âme.&lt;br /&gt;Il ne m’en a pas voulu, il a même reparlé avec moi. J’avais peur de lui répondre mais je l’ai fait, je ne pouvais pas rester silencieuse quand il me posait une question. Ma réponse était plus sûre, mais mal dite. Mais je n’ai pas failli à ma mission.&lt;br /&gt;Il a terminé son discours, nous avons acclamé avec lui. Une croche piquée ! La véhémence ! Puis le tonnerre salua le virtuose et son orchestre… Le chef souriait, l’euphoniumiste était pétillant de bonheur, je respirais doucement. Je le regardai partir, soulagée et heureuse. J’avais réussi, nous avions tous réussi, grâce à lui. La veille, lors de la répétition, il avait été si joyeux, si ouvert. Je n’en pouvais plus tellement il dégageait d’énergie. Comment fait-il ? Est-ce qu’il respire grâce à sa musique ? Est-il nourri avec des notes ? A-t-il grandi avec des rythmes ? Est-il né, béni d’un don que je jalouse ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux dire qui de nous deux pétiller le plus… Lui, qui s’amusait comme un petit fou au rythme des imminences et transcendances musicales ou moi, émerveillée et chamboulée par sa virtuosité… Je peux affirmer que jamais je n’avais entendu cela, ni vu. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="line-height: 115%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" style="border-width: 0pt;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette création est mise à disposition sous un &lt;a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" rel="license"&gt;contrat Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-4310151511915637158?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/4310151511915637158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=4310151511915637158&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/4310151511915637158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/4310151511915637158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/06/un-souffle-une-larme-coule-le-long-de.html' title='L&apos;émotion musicale'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-4950242727471636596</id><published>2008-06-07T17:05:00.003+02:00</published><updated>2010-05-11T20:31:51.719+02:00</updated><title type='text'>A Eric</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quelques heures suffisent parfois pour aimer quelqu’un qui nous était inconnu. Et au bout de quelques heures, il est toujours inconnu, mais différement. On connaît déjà une partie de sa vie, peut-être même son projet. J’ai un ami. Cela fait 4 jours depuis que l’on s’est parlé la première fois. C’est pour cet ami que j’ai écris le texte ci-dessous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A Eric,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cliquetis des armures retentissaient dans la cour d’entraînement. Deux hommes croisaient le fer, leur lourde épée s’abattant dans le but de désarmer l’adversaire. La sueur perlait sur le front du plus jeune, tandis que le plus âgé semblait en pleine forme. Et cela faisait déjà une demi heure que le combat durait. C’est le maître d’armes et son élève privilégié. Pourtant… le disciple peine et peine. Son front plissé laisse entrevoir le doute, la peur, un désir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ca suffit ! » annonça Gus, le Maître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis alla s’asseoir sur une souche. Il soupira d’un air résigné lorsque Gus s’approcha de lui, les sourcils froncés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Rien… Rien n’y fait ! Je ne comprends pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous l’ai déjà dit ! Je ne veux pas me battre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il le faut ! Que veux-tu faire d’autre ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des larmes naquirent dans les yeux de l’adolescent. Il était certain qu’il ne voulait pas se battre et pourtant il ne voyait pas quoi faire d’autre. Gus soupira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tu n’as pas le choix. C’est la seule chose…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne sais pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lorsque tu te battras réellement, tu pourras défendre tes valeurs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Se battre signifie tuer ! Vous tuez pour vos valeurs ? Si c’est ça votre valeur… tuer… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il grimaça de dégoût. La peur se lisait dans ses yeux. Non pas celle de mourir, mais celle de donner la mort. Louis se leva, les larmes coulaient le long de ses joues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je ne devrais pas être obligé de tuer quelqu’un ! Je devrais avoir le choix ! Mes valeurs refusent le meurtre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En guerre, il n’y a pas de meurtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je refuse la guerre ! Je refuse tout signe de violence ! Je suis un Homme ! Pas un animal qui se bat pour son territoire ! La vie est plus subtile que cela !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Que fais-tu des tyrans qui persécutent leur peuple ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui sont les plus touchés par une guerre ? Ne sont-ce pas les populations incapables de brandir une épée ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gus sourit. Louis était plus intelligent que ses camarades mais c’était là qu’était le problème en réalité. Il réfléchissait trop. Soit il deviendra général, soit il deviendra érudit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Rentre te reposer. On en rediscute demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne viendrais pas demain. Je refuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu viendras faire des exercices physiques. On laissera les armes de côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-4950242727471636596?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/4950242727471636596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=4950242727471636596&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/4950242727471636596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/4950242727471636596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/06/quelques-heures-suffisent-parfois-pour.html' title='A Eric'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-3371749987004784916</id><published>2008-06-07T14:03:00.006+02:00</published><updated>2010-05-11T20:19:46.700+02:00</updated><title type='text'>L'hégémonie des sens</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Lise sortit de chez elle. L’air frais envahit ses poumons de telles sortes qu’elle eut l’impression qu’un torrent de fraîcheur lui parcourait le corps. Un peu mieux réveillée à présent, elle entama son chemin quotidien vers l’arrêt de bus tout en rêvassant, tournant la tête de tout côté dans l’espoir d’apercevoir un oiseau voyageant d’un arbre à l’autre, arbres peuplant les bois installés depuis, pour l’un, plusieurs siècles, pour l’autre, peut-être plusieurs décennies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son petit plaisir, mis à part de rêvasser et de chasser du regard les oiseaux était de traverser ce plus jeune bois aménagé pour les passants. Elle y traquait de son regard amusé les poules d’eau qui pataugeaient dans le cours d’eau puant et dégorgeant de pollution qui traversait et coupait le parc boisé en deux. L’une de ces deux parties était réservée au bon plaisir des passants qui flânaient souvent, où l‘empruntaient simplement comme Lise le faisait car quoi que l’on dise, ce parcours boisé était aussi un raccourci menant à l’arrêt de bus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle aimerait y rester et observer les poules d’eau gambader de ci de là, elle aimerait visiter l’autre partie, séparée de la première par le répugnant cours d’eau. Celle-ci n’était pas fort grande mais il semblait y régner un ordre parfaitement naturel, une harmonie simple. Le lierre semblait protéger le sol de ses feuilles immenses. Il semblait envahir le tronc de chaque arbre dans un désir de possession suprême et sain. Lise se sentait si vulnérable face à tant de beauté naturelle, elle pouvait contempler le spectacle qui semblait être à jamais figé alors qu’une vie grouillait sous la ramure du lierre qui nous rendait aveugle tandis que le ramage des oiseaux peuplant les hauteurs nous rendait sourd à tout autre chose. Le mystère de la partie inaccessible persistait et persisterait car le respect et la peur de détruire l’harmonie d’un environnement régnaient dans le cœur de Lise. Elle ne ferait que regarder et écouter ce bois à la vie florissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de quitter le monde de l’harmonie, Lise accordait un temps à l’écoute des chants suprêmes des oiseaux que personne ne pourra surpasser en musique tant leur perception des sons était parfaite. Ils n’avaient rien à envier à Mozart ou à Bach. De simples humains, aux organes vocaux et auditifs aussi imparfaits ne pouvaient rivaliser avec l’enchanteresse mélodie qui régnait là où un oiseau passait. Seulement ici, ce n’était non pas un seul mais tout une centaine qui offrait un concert indescriptible ajoutant à l’harmonie du lieu, inaccessible aux personnes insensibles qui peuplaient l’autre monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passée le pont qui ramenait à la vie civilisée, Lise se retrouvait de nouveau dans le monde du macadam et des gaz polluants et puants. Elle suffoquait sous l’odeur infecte qui s’imposait chaque fois à elle. Les relents du cours d’eau étaient à côté une odeur aux doux parfums envoûtants. Elle sortit enfin pleinement de l’enclos qui menait au parc pour se diriger sans attendre vers l’arrêt de bus. La route passait juste devant et, anxieuse, elle accélérait le pas de peur de rater le transport qu’il lui fallait prendre. Souvent elle avait perdu trop de temps à rêvasser, malgré un pas tout de même rapide, et le bus passait devant elle sans l’avoir attendue une simple minute de plus. Elle s’asseyait alors sur le banc de l’arrêt, de préférence au bord pour éviter une malheureuse rencontre avec toute saleté indésirable, et attendait le prochain bus patiemment, en retournant dans son monde de rêverie dont le registre avait changé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lise avait les yeux grands ouverts à regarder passer chaque voiture, cherchant à détailler la couleur de chacune, dévisageant les conducteurs, devinant parfois une marque avant qu’elle ne la voit. Chaque voiture passait sous le crible scrutateur du regard de la jeune fille qui semblait ne jamais se lasser de déshabiller ainsi l’armature de chaque véhicule qui circulait devant elle. Elle n’en tirait aucune jouissance, aucun plaisir mis à part de faire découvrir à ses yeux des nouveautés tandis que son nez semblait se fermer à l’intrusion des odeurs et que ses oreilles semblaient ne plus entendre le vrombissement désagréable des voitures qui dévalaient l’avenue sans même un regard pour la jeune fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand enfin le bus arrivait, Lise se fermait au monde extérieur pour s’ouvrir au monde des livres, des mots. Elle plongeait alors dans un état second, une transe de l’imaginaire. La Terre, le bus, le bruit, la chaleur, les autres personnes n’existaient plus, les personnages du roman qu’elle lisait prenaient la place de toutes choses, leur aventure devenait sienne, leur monde remplaçait le sien ; mais durant un bien trop court instant. Le bus arrivait toujours trop vite à destination. Parfois pour prolonger encore ce moment d’évasion suprême, Lise boudait le métro pour descendre quelques arrêts plus loin et faire un bout de chemin à pied. De tout manière, pensait-elle, bus ou métro la route à pied était la même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, décidant de garder encore une dizaine de minutes le monde imaginaire qu’elle chérissait tant, elle se replongeait assidûment dans sa lecture, en gardant toutefois un œil distrait sur la route afin de ne pas manquer l’arrêt fatidique qui arrivait bien trop vite lui aussi. Et pourtant raisonnant sa passion des mots, elle descendait du véhicule et se dirigeait alors vers son lycée. Dès lors, tout revenait à sa place, la vue était stimulée par de nouvelles voitures, des passants pressés et des bâtiments aux détails infinis ; l’ouïe se réveillait au bruit désagréable du centre ville ; l’odorat était agressé par le flot continu émis par les pots d’échappement. Lise marchait alors rapidement, sachant qu’un lieu paisible et aux douces senteurs l’attendait un peu plus loin, le paradis s’opposant à l’enfer du boulevard. Durant la traversée du monde infernal, Lise gardait les yeux rivés vers le ciel, les dérangeant dans leur contemplation des feuillages des arbres et des gouttières des bâtiments pour voir si elle ne marchait pas là où il ne fallait pas. Heureusement, le monde de l’horreur faisait rapidement place à une rue menant à la transcendance. Les rayons chaleureux du soleil y avaient une place que le boulevard leur refusait. Lise s’exposait volontairement au disque jaune afin de sentir la chaleur la prendre, son élément était le feu, elle n’était bien que dans la chaleur soit du soleil soit celle de ses proches, cherchant toujours à avoir un contact comme pour se rassurer que jamais le froid ne la prendrait, du moins qu’il ne la prendrait pas tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La transition piétonne était passée, Lise arrivait au paradis. Elle s’y engagea ouvrant chacun de ses sens. Elle passa d’abord devant une façade où un nom italien annonçait un restaurant typique du pays de la beauté et de la chaleur. Lise savait exactement où inspirer profondément pour recevoir un témoignage du pays qui la faisait tant rêver. Sa vue, son ouïe étaient sublimés au profit du parfum enivrant d’une pizza qu’on sort du four, d’un plat de pâte qu’on s’apprête à engloutir voracement. L’instant ne durait même pas une seconde mais Lise put ainsi voir de nouveau Rome et ses innombrables merveilles. Elle n’en avait vu qu’une infime partie, elle s’était promis d’en voir le reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle continua ensuite son chemin vers le lycée, les yeux observant chaque détail des maisons datant d’une époque qu’elle ne saurait déterminer mais qui la faisait rêver simplement parce qu’elles véhiculaient des souvenirs dont seuls les murs ont le secret, à jamais perdu par les mémoires imparfaites des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lycée se faisait de plus en plus proche mais Lise savait qu’un dernier moment d’intense plaisir des sens allait arriver. Il lui faudrait passer devant la boulangerie, fantasme de tout gourmand et gourmet. Elle se dirigeait ainsi d’un bon pas vers le dernier lieu avant d’entrer dans un univers encore tout autre. La vitrine s’approchait cependant doucement tandis que la porte ouverte laissait échapper des effluves qui faisaient saliver d’envie la jeune fille pressée de découvrir quelle merveille se cachait derrière les vitrines. Invariablement, c’était toujours les mêmes pains et pâtisseries qui peuplaient le coin reclus de la boutique dans laquelle une dizaine de personnes se pressaient tandis que le retentissement d’une sirène, éveillant à nouveau l’ouïe, annonçait la fin d’une vie ou le début d’une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le périple était fini. Lise poussa la porte de son lycée et un autre monde tout aussi exaltant s’offrait à elle. Chaque chose serait passée en revue, chaque détail serait étudié. Ainsi étaient faits les mondes de Lise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette   création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat   Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-3371749987004784916?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/3371749987004784916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=3371749987004784916&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3371749987004784916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3371749987004784916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/06/lhgmonie-des-sens.html' title='L&apos;hégémonie des sens'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-3272451320998545137</id><published>2008-06-06T22:35:00.001+02:00</published><updated>2010-05-11T20:14:37.976+02:00</updated><title type='text'>Au Hêtre de Ponthus</title><content type='html'>Au Hêtre de Ponthus,&lt;br /&gt;Nous allâmes chercher&lt;br /&gt;Le trésor, sous l’humus,&lt;br /&gt;Perdu et enterré.     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;Trois jours nous rassemblèrent,&lt;br /&gt;Des compagnons en joie.&lt;br /&gt;Trois jours nous enlevèrent&lt;br /&gt;Nos tristesses et voix.&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;Nous entreprîmes alors,&lt;br /&gt;La deuxième journée,&lt;br /&gt;La recherche de Trésor&lt;br /&gt;Qu’il nous fallait trouver.&lt;/p&gt;      &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;Merlin et son tombeau,&lt;br /&gt;Nous trouvâmes d&lt;span style="font-family:Roman,serif;"&gt;’&lt;/span&gt;abord.&lt;br /&gt;Ensuite un court ruisseau,&lt;br /&gt;Que nous longeâmes alors.&lt;/p&gt;    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;La Fontain’ de Jouvence&lt;br /&gt;Nous apparut soudain,&lt;br /&gt;Et dans l’eau de l’enfance,&lt;br /&gt;Nous devions prendre un bain.&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;Les néo-druides souvent,&lt;br /&gt;Non loin se rassemblaient,&lt;br /&gt;Où l'indice, patient,&lt;br /&gt;Enterré, attendait.&lt;/p&gt;      &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;A Trécesson ensuite,&lt;br /&gt;Nous allâmes, enjoué,&lt;br /&gt;De la tombe maudite&lt;br /&gt;Nous entendîmes parler.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A la souche dépourvue,&lt;br /&gt;L'indice nous trouvâmes&lt;br /&gt;A l'endroit où mourut&lt;br /&gt;La jeune blanche dame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A l’Hotié de Viviane,&lt;br /&gt;L'indice nous mena.&lt;br /&gt;A l’Hotié de Viviane,&lt;br /&gt;Le Korrigan dansa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Il nous dit dans sa danse,&lt;br /&gt;Les pas nous révélant,&lt;br /&gt;Notre chemin de danse&lt;br /&gt;Et l'indice attendant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Et au Val Sans Retour,&lt;br /&gt;Il nous fallut aller,&lt;br /&gt;Un chemin au détour&lt;br /&gt;Devait nous y mener.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Nous marchâmes ainsi,&lt;br /&gt;Pendant une bonne heure,&lt;br /&gt;Perdant quelques amis,&lt;br /&gt;Arrivant par bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Non loin de l'Arbre d’Or,&lt;br /&gt;Sous les feuilles tombées,&lt;br /&gt;La carte du trésor&lt;br /&gt;Se compléta, mouillée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Nous recueillant auprès&lt;br /&gt;De la Légende d’Or.&lt;br /&gt;Le repas attendait,&lt;br /&gt;Nous partîmes alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Sous un abri de bois,&lt;br /&gt;Nous allâmes, debout,&lt;br /&gt;Manger notre repas,&lt;br /&gt;Que Dorn a fait pour nous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une heure passa très vite,&lt;br /&gt;Il nous fallait reprendre&lt;br /&gt;Les routes et la suite&lt;br /&gt;De la quête à défendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais pourtant nous traînâmes,&lt;br /&gt;Dans un café grouillant,&lt;br /&gt;Ensemble nous allâmes&lt;br /&gt;Dans ce café bruyant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Nous en sortîmes enfin,&lt;br /&gt;Et près de la Fontaine,&lt;br /&gt;Un indice soudain&lt;br /&gt;Disait ces phrases certaines :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;«Un totem vous devrez,&lt;br /&gt;Ensemble le construire,&lt;br /&gt;En l’honneur des sorciers,&lt;br /&gt;Vous devrez le bâtir.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Nous construisîmes ainsi&lt;br /&gt;Le totem demandé,&lt;br /&gt;Et soudain par magie,&lt;br /&gt;La statue a bougé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un bâton nous montrait&lt;br /&gt;Long, fin et lumineux&lt;br /&gt;Le chemin qui devait&lt;br /&gt;Toujours nous rendre heureux.&lt;/p&gt;     &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Nous suivîmes le chemin,&lt;br /&gt;Qui menait au Trésor,&lt;br /&gt;Et voici la bonne fin&lt;br /&gt;De la quête de l’or :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Nous trouvâmes la sacoche.&lt;br /&gt;A la main du chouchen,&lt;br /&gt;Et de l’or plein les poches,&lt;br /&gt;La quête ne fut pas vaine.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat  Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-3272451320998545137?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/3272451320998545137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=3272451320998545137&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3272451320998545137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/3272451320998545137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/06/au-htre-de-ponthus-au-htre-de-ponthus.html' title='Au Hêtre de Ponthus'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-5083329067927761131</id><published>2008-06-06T22:29:00.001+02:00</published><updated>2010-05-11T20:14:20.512+02:00</updated><title type='text'>Un délire</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/p&gt;Sur une table, un lion à casquette noire&lt;br /&gt;Trônait, une compote à la main. &lt;br /&gt;Arriva un ours stylé, aux lunettes noires.&lt;br /&gt;Les deux se connaissaient, l’un, patate, l’autre… j’en sais rien…&lt;br /&gt;La patate ou le lion adore la tartiflette d’où son surnom que l’ours qui fume la moquette donna au fauve.&lt;br /&gt;Ils voulaient tous les deux&lt;br /&gt;Lancer une marque de vêtement mauve&lt;br /&gt;Pour habiller ceux&lt;br /&gt;Qu’étaient les ânes, les cigales, les fourmis…&lt;br /&gt;Bref tous le répertoires de la fontaine.&lt;br /&gt;Ils finirent finalement par mettre le fouillis&lt;br /&gt;Dans les habitués de la laine…&lt;br /&gt;Je vais m’arrêter là&lt;br /&gt;Parce que ce bidule est nul mais c’est de moi…&lt;br /&gt;Ah bah non j’oubliais la moral,&lt;br /&gt;Qu’il faut pas jouer avec les marteaux de la copine de nicky larson sous peine d’avoir au crâne mal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat  Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm;"&gt;       &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-5083329067927761131?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/5083329067927761131/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=5083329067927761131&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/5083329067927761131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/5083329067927761131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/06/un-dlire.html' title='Un délire'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-4324269755324989725</id><published>2008-06-06T22:19:00.004+02:00</published><updated>2010-05-11T20:13:47.716+02:00</updated><title type='text'>Une nouvelle inachevée?</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Les deux gamins couraient, ils s'échappaient tous les deux. Il tenait sa main l'entraînant dans les profondeurs des bois, où l'eau coulait doucement dans un petit ruisseau d'eau limpide et pure. Elle courait derrière lui, le souffle court, haletant. Elle le suppliait d'arrêter sa course folle à travers les bois pour lui échapper à Elle. Elle n'entendait plus les affreux rires sortant de la gorge de leur bourreau.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Arrête, je t'en prie, je ne peux plus... »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;La course ralentit, ils étaient au petit ruisseau, tous les deux couverts de sueurs, leur tunique de tissu miteux leur collait à la peau, laissant profiler la féminité naissante de la jeune fille. Elle se mit à pleurer, cette course l'avait épuisée et affolée, leur bourreau la terrorisait et elle regrettait de s'être enfui avec lui, un peu plus âgé qu'elle, d'ailleurs on le voyait à la fine musculature qui se profilait à travers le tissu collé à la peau. Il se rapprocha d'elle, à peine essoufflé, plus habitué à la condition sportive que la jeune fille, et la serra contre lui, essayant de la réconforter avec de légères caresses dans le dos, et des mots timides, dans sa maladresse d'adolescent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Plus loin, Elle sentait leur odeur à travers le vent et les feuillages, Elle les suivait à la trace, bien qu'ils couraient sur le sol, éclairés par la lueur des deux lunes pleines, et qu'Elle parcourait les bois de branches en branches, aussi lestement et rapidement qu'un écureuil. Au début Elle riait, pour effrayer les deux adolescents, mais Elle finit par arrêter son petit jeu pour les avoir enfin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;A présent, Elle les épiait du haut d'une branche, camouflée par les feuillages épais. La fillette était collée à l'adolescent. Leurs ombres se profilaient sur le sol, précises grâce à la lumière des lunes qui filtrait à travers les feuilles. Elle voyait deux mains caresser sur le dos de la jeune fille dont les épaules convulsaient au rythme des sanglots.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Pars. Laisse-moi, enfuie-toi, je me débrouillerai le temps que tu reviennes, plus fort. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle le regarda dans les yeux, devant pour cela lever la tête, plus petite.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Non, je ne te laisserai pas, qui sait ce qu’Elle te fera quand elle te retrouvera. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Des larmes coulaient le long des joues de l’adolescente. D’une main, il caressa sa joue droite. Elle regardait toujours de sa branche la scène entre les deux adolescents, ne sachant pas s’il fallait les effrayer à nouveau pour continuer son jeu ou les attraper tout de suite.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle se pencha légèrement en avant, dévoilant ainsi son visage à la clarté des lunes. Elle émit un petit rire et le jeune homme se fléchit comme pour bondir tel une gazelle tandis que la fille se raidissait de terreur. D’un bond, Elle descendit de sa branche, une lueur brillant dans sa main. Ses yeux flamboyaient comme le brasier naissant dans sa paume. Un sourire lui étira les lèvres. Voyant que c’était peine perdue, le jeune homme se raidit à son tour, protégeant de son corps la fillette dont les larmes recommençaient à inonder les joues.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Bien. C’est mieux ainsi. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle s’approcha lentement du couple de fuyards, les observant, toujours le brasier dans les mains et le sourire narquois aux lèvres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Mmm… Dois-je vous couper une jambe pour vous empêcher de fuir? »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;La jeune fille eu un hoquet de terreur qui fit La rire. Elle s’approcha du visage de l’intéressée et de la main libre lui fit tourner la tête de manière à ce qu’elle puisse la regarder dans les yeux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Va t’asseoir, petit chien. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Le jeune homme se retourna vers sa tortionnaire et la regarda d’un air pitoyable. Toujours baissée, Elle tourna la tête vers l’adolescent et de ses yeux noirs elle dit fermement : &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Assis ! »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Sa volonté de fuir disparut en voyant son amie entre Ses mains fermes. Il alla s’asseoir docilement, le dos contre un tronc, la tête baissée, les mains pendantes par-dessus ses genoux, soumis. La fillette tremblait, terrorisée. Elle tourna son regard dans celui de l’adolescente lorsque le jeune homme fut assis.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Mignonne. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle délivra le visage de la fillette, desserrant ainsi l’emprise de ses doigts sur sa mâchoire laissant des traces rouges à l’emplacement de ceux-ci.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Tu pourras me servir de catin. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;A ce mot le jeune homme leva la tête, les dents serrés, le regard noir. Elle le regarda lui aussi, de loin. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Du caractère et l’esprit dominant. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;La haine de son regard se changea en surprise, mais rapidement Elle reprit un ton ferme et une attitude menaçante. Attrapant d’un geste rapide et précis le bras de la fille, elle la fit se diriger vers le garçon. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Assis-toi là. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Serrant le poing, le brasier qui s’y était logé diminua et finit par mourir. Elle s’assit en tailleur à quelques mètres des deux jeunes gens et les regarda quelques minutes sans ne rien dire. Puis elle fera les yeux, mit ses deux index contre ses lèvres, ses coudes posés sur ses genoux, dans une position de réflexion. Lorsqu’elle rouvrit ses yeux, ils étaient totalement noirs. Le jeune homme le vit tout de suite, mais ne savait pas ce que cela pouvait annoncer.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Qu’est-ce qui t’as pris de t’enfuir de la sorte et d’emmener ton amie avec toi ? Inconscience ? Es-tu dénué d’intelligence, petit imbécile ? Croyais-tu sérieusement pouvoir t’enfuir dans Ma forêt ? Celle que je foule depuis que j’ai appris à marcher ? Sais-tu combien de temps cela fait ? Je ne crois pas, pauvre idiot. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle regarda de nouveau la fille et changea de position, se penchant légèrement en avant et posant ses deux mains au sol devant elle.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Et toi, sombre idiote ? Peureuse comme tu es, pourquoi l’avoir suivi ? Sais-tu ce qu’il en coûte aux fillettes comme toi ? Je ne crois pas, sinon tu ne l’aurais pas fait. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;L’adolescente regarda la femme d’un air interrogateur, sa peur s’échappait un peu, voyant qu’Elle n’était pas en fureur noire, ce qui était étrange.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Quel âge avez-vous ? »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Le jeune homme répondit pour les deux :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« J’ai quinze ans. Et Huora en a treize. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle regarda le jeune homme, un sourire aux lèvres.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Quinze années pour un humain, tu es bien jeune et sans expérience. Je ne me rappelle pas t’avoir déjà maltraité, ni ta petite amie. Pourquoi ? »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il serra des dents, maintenant coléreux du calme de sa chasseresse.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Pourquoi toutes ces questions, je sais bien qu’elle nous punira de toute façon.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Pauvre imbécile. Enfin je comprends ton silence. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle se leva et se dirigea quelques mètres plus loin vers le ruisseau. Elle s’accroupit et se pencha au dessus. Le jeune homme en avait profité pour prendre un bâton et s’approcher sans bruit d’Elle.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Lâche ça, si tu ne veux pas mourir. » &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Décontenancé par ceci, il laissa tomber son arme improvisée et regarda la femme qui elle aussi le regardait à présent, s’étant relevée et retournée vers l’adolescent. Elle jeta un rapide coup d’œil vers l’arbre et vit que la jeune fille n’y était plus. Elle sourit et son image se brouilla pour disparaître sous les yeux étonnés du jeune homme. Cinq secondes plus tard, elle réapparut derrière le jeune homme, une dague menaçant sa gorge.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Je ne joue pas. Tu n’es qu’un imbécile, un verre de terre pour moi, tu n’es rien. Te tuer ne me ferait que perdre de l’argent, mais que sont cent pièce d’or au vue de ma fortune. Ca ne me ferait que gagner du temps et de la tranquilité. Donne moi une raison de ne pas te trancher la gorge. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il se taisait, ne sachant quoi répondre. Il ne valait rien, ses parents l’avaient vendu encore bébé, il ne s’en souvenait pas, il le savait grâce à la cuisinière de la demeure qui rapportait ragots et vérités à toutes les oreilles qu’elle croisait. Il serrait les dents, de dépit, de fureur. Une larme coula le long de sa joue gauche tandis que lentement, très lentement la dague ouvrait une entaille dans la chair de son cou. Il adressa une prière à un dieu qui n’existait pas, le dieu de ceux qui servent. Un picotement se fit au niveau de son cou tandis qu’un léger filet de sang coulait sur sa peau pâle. Il pouvait entendre le rire de son assassin, alors qu’il sentait toujours la lame s’enfoncer toujours un peu plus vers sa jugulaire. A présent, ses joues étaient toutes deux le lit de deux fleuves de larmes abondantes. Il entendait toujours rire derrière lui. Au moment où il croyait être enfin emmené par la mort, la lame arrêta sa course et se détacha du cou, laissant une profonde entaille mais qui n’avait touché aucun point vital et qui ne saignait que peu. Doucement une main ferme lui fit faire un demi tour et il se retrouva face à Elle, qui souriait de plaisir. Il ne sentait pas la douleur mais le picotement du sang qui séchait déjà le démangeait. Il regarda la femme de ses yeux humides qui demandait pourquoi elle n’avait pas fini.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Quel est ton nom ? »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;- On me nomme Mignon car personne n’a jugé utile de me nommer et qu’on m’a toujours trouvé ainsi. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle fronça les sourcils, mécontente d’apprendre cela. Sa main vint se poser contre le coup de Mignon qui fut entouré d’une aura blanche ainsi que la main et le bras de la femme. Quelques secondes après, la blessure cicatrisait ne laissant plus aucune trace sauf de sang.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Va laver ça et rejoins-moi. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle fut surpris du soin et de ses paroles, et comme envoûté par ce changement, il obéit. Quand il fut revenu auprès de la femme, elle était assise à côté d’un feu naissant qui commençait à crépiter. On entendait aussi de faibles sanglots un peu plus loin mais Elle ne fit aucun geste. Le jeune homme n’osant rien dire, s’assit face à elle, dans une position prostrée. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Mignon, dit-elle pour elle-même. Quel grotesque nom. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle observa le gamin qui fixait les flammes dansantes du feu.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« A partir de maintenant, tu t’appelles Dissan. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il la regarda, surpris de cette attention et surtout de la signification du nom en langue commune. Elle ne répondit pas au regard et tira de sa poche un bout de porc salé qu’elle mangea sans en donner à Dissan. Il ne dit rien lui non plus, sortant un bout de pain noir et le mangeant. Une heure passa sans que l’un ou l’autre ne dise quoi que ce soit ou ne bougea de sa position. Enfin l’adolescent regarda plus attentivement la femme et lui demanda :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Et vous, votre nom ? Nous ne le connaissons pas dans la demeure. On vous nomme Œil Changeant là-bas…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;- Car tel est mon nom.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;- Ah… ils croient que vous le cachez.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;- Mmm… »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il retourna à ses pensées, ne sachant pas trop quoi dire. Il entendait toujours sangloter un peu plus loin ce qui agaçait Œil Changeant.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Va chercher cette sotte. Elle m’agace. Fais la terre et donne lui de quoi manger. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il se leva et sans un mot se dirigea vers l’origine des pleurs. Huora s’était prostrée dans le trou d’un arbre et y était restée cachée. Quand elle vit arrivé Dissan, elle eu un cri de stupeur et sortit de sa cachette.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Tu…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Chut. Tais-toi et viens. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle le suivit, surprise et ils arrivèrent jusqu’au feu. Quand elle vit Œil Changeant elle s’affola mais Dissan la fit taire en la rassurant. Elle se calma, bien obligée, car le regard de la femme n’était guère engageant à désobéir.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Un mot de ta part… »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;La fillette hocha la tête et se blottit sur elle-même, la tête baissée. Il s’assit à un mètre d’elle, pile en face de la femme.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Pourquoi m’avoir épargné ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Pourquoi t’être échappé ? » demanda-t-elle, coupant sèchement la question de Dissan qui baissa la tête. Il ne répondit pas tout de suite. Il regarda Œil Changeant et observa ses yeux, ils avaient virés à un bleu foncé.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Il le fallait. Je veux être libre. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Elle regarda le feu, jouant avec une bûche. La jeune fille observait les deux interlocuteurs, surprise et effrayée. Œil Changeant tourna la tête vers elle.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Dégage. Va où tu veux, je m’en fous, on n’a pas besoin de pleurnicharde comme toi. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Voyant qu’elle ne bougeait pas, comme tétanisée, elle se leva et tira sa dague alors qu’impulsivement Dissan entama un mouvement de défense. Les yeux de la femme virèrent aux rouges.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Tu bouges, je te tue vraiment. Et toi, idiote, dégage je te dis où tu meures. » &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;La fillette partit sans demander son reste vers une direction qu’Oeil Changeant ne prit pas la peine de repérer.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Pourquoi l’avez-vous fait fuir ? demanda sans attendre Dissan.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Parce qu’avec elle, tu seras plus esclave qu’avant, regarde la loque qu’elle est ! Elle va se diriger vers la demeure et redevenir ce qu’elle doit être : une souillon. Tu es destiné à autre chose. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;L’adolescent regardait haineusement la femme et respirait fortement, pour montrer son énervement, ce qui fit rire Œil Changeant. Elle se rassit face au jeune homme et le regarda s’énerver pour la gamine. Il finit par dire :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Qu’attend-on ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Quelque chose.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Peut-être plus de détail ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Non.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Alors je n’ai rien à faire avec vous. » &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il se leva mais une dague atterrit à un centimètre de son pied.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Assis. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il se rassit, n’ayant pas vraiment le choix.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Tu m’appartiens. C’est moi qui t’ai payé, ce n’est pas pour te voir partir. J’avais mes raisons, sinon le maître s’en serait chargé et tu seras devenu nettoyeur de chiotte.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;- Je suis pas grand-chose d’autre. Un larbin coincé dans une cours et qui fait des allers-retours pour vous servir et répondre à vos caprices les plus extravagants.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Oui. Et…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Et je n’ai pas envie de vivre ça…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Et pourtant…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Et pourtant rien ! Vous m’avez parlé d’une destiné.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;-Oui. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;Il la regarda, fulminant de rage. Le tacite de la femme le mettait hors de lui mais il ne pouvait rien dire, ni l’offenser, elle était plus forte que lui et posséder les atouts. Lui non. Au bout d’une dizaine de minutes, elle lui dit :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;« Tu es un piètre fuyard. D’une on ne s’enfuie jamais sans armes, il faut être fou pour s’aventurer dans le monde extérieur sans un glaive, un poignard ou une once de don magique dans le sang. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;Il fut à nouveau surpris par cette soudaine intervention.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;« Et comment s’armer là-bas ? Je n’ai même pas accès à un couteau de cuisine.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-Héhé ! Evidemment, crois-tu que je ne savais pas que tu allais t’enfuir tôt ou tard. Toutes ces années je t’ai observé travailler pour moi, je voulais voir si tu étais bien celui que je cherchais.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-Arrêtez tous ces mystères ! Celui que vous cherchez, ma destiné. Dites ce que je suis et qui je suis bon sang de bonsoir !&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-Reste poli ! dit-elle tout en se levant. Tu n’as pas l’esprit très vif. »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;Elle dirigea vers le jeune homme et ramassa la dague qu’elle lui avait jetée aux pieds.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;« Tu aurais pu ramasser cette dague, et la cacher. Ou bien me menacer avec…&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-Et cela aurait servi à quoi, Œil Changeant ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-A rien.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-Sauf à me faire encore menacer par vous.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-Exact.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-Pourquoi parlez-vous si peu ? »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;Elle ne répondit pas ce qui provoqua le soupir du jeune homme. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;« Cette situation est agaçante ! On attend ici, je ne sais quoi et ne pas savoir m’insupporte !&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-Tu as bien appris tes leçons apparemment. C’est bien. Il te manque encore les réflexes aristocratiques mais tu parles bien.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-Les réflexes aristocratiques ? »&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;Une nouvelle fois il resta sans réponse à son interrogation. Il voulut se lever de sa place.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;« Bouge pas ! Soit patient ! Encore quelques temps.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-Combien ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;-Tu poses trop de questions. »&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Il se rassit et attendit sans plus rien dire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(204, 204, 204); text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat  Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0.0001pt; color: rgb(0, 0, 0);"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-4324269755324989725?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/4324269755324989725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=4324269755324989725&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/4324269755324989725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/4324269755324989725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/06/il-fut-nouveau-surpris-par-cette.html' title='Une nouvelle inachevée?'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-253249460927768741.post-8133413116519287894</id><published>2008-06-06T21:54:00.002+02:00</published><updated>2010-05-11T20:13:07.955+02:00</updated><title type='text'>Exercice: sang, or, soie, septembre</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce texte a été écrit dans le cadre d'un atelier écriture au lycée. Le but de l'exercice était d'inclure 4 mots dans un texte. Je l'ai réécrit avant de le poster, corrigeant certaines choses. Mais ce texte a été écrit originellement l'année dernière.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Il se nommait Minya, chinois habitant un petit village pauvre dans la campagne éloignée du littoral, en plein centre du pays, un coin perdu et oublié, une petite route menait à ce hameau mais seul le ravitailleur l’empruntait une fois par mois. Le reste du temps le village était coupé du reste de la Chine. Les enfants n’allaient pas à l’école et ils passaient leur temps à jouer, se roulant dans la boue avec les chiens mi-sauvage, mi-apprivoisé. Les journées étaient monotones pour les villageois. Les adultes travaillaient à leur tâche quotidienne, ceux-ci dans un champ, ceux-là dans la forêt, ce groupe-ci nourrissait les bestiaux, ce groupe-là pêchait à la rivière. Personne ne s’ennuyait mais tout le monde avait la même tâche quotidienne.&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Un petit groupe privilégié s’occupait d’une petite industrie spécifique à certaines régions de la Chine, c’était une industrie et un savoir qui remontait à des siècles, même des millénaires. Cette industrie produisait la soie de la plus fine qualité qui existe. C’est la seule richesse que ce village possédait et Minya était l’un des privilégiés qui s’occupait de la production. Sa tâche était de s’occuper de la reproduction des vers qui produisaient la soie.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Elle s’échangeait contre de l’or pur, et le village, malgré sa pauvreté apparente, en avait de grande quantité pour un hameau perdu. Seul le ravitailleur y avait accès et seul lui échangeait les ressources contre de l’or ou autre. Ainsi, lui seul encore pouvait dire à qui voudrait l’entendre que ce village était une mine d’or sans qu’on ait besoin d’y creuser. Il vendit cette information cinq pour cent du butin final.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Le mois qui suivit celui de septembre chez nous, le marchant suivi d’un groupe monté sur des chevaux arriva au village la nuit tombée. Les habitants étaient pour la plupart endormi mais il restait toujours un guetteur dont la tâche était de prévenir le village grâce au tocsin lorsqu’un visiteur arrivait à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Ainsi, lorsqu’il entendit les bruits du galop des montures, il sonna et bientôt les hommes du village se rassemblèrent sur la place. Minya était parmi eux.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Quelques instants après, le groupe monté arrivait au grand galop sans faire mine de freiner ce qui affola les hommes qui s’éparpillèrent. Les cavaliers, armés de piques, javelots et arcs ainsi que d’épées pénétrèrent dans la foule sans mal et le sang commença à gicler de toute part, les corps de femmes, enfants et hommes s’effondraient autour de Minya qui s’était caché sous une charrette. Les maisons brûlaient, ainsi que le bâtiment dans lequel les vers étaient gardés avec la soie qu’ils produisaient. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Le chinois n’était guère courageux, tremblant comme une feuille morte. Il ne bougea pas de sa cachette alors que tout le village se faisait massacrer, sa famille, ses amis, tous. Mais qu’aurait-il fait, lui, éleveur de vers à soie ? Ainsi le matin venu, lorsque les bandits furent partis avec l’or du village, les maisons n’étaient que cendre et les hommes, cadavres. Il se releva et contempla ce spectacle avec les yeux d’un coupable de lâcheté, il savait qu’il en était un. Des larmes coulaient le long de ses joues. Il ne savait plus que faire, partir ou rester, mais dans l’un ou l’autre cas, il se serait perdu dans une vie solitaire et coupable. Ils tremblaient tant sa douleur était insupportable. Ses genoux ne purent le soutenir, il se retrouva à terre, toujours pleurant sur son village et ses habitants morts, sur sa vie injuste. Jamais il n’avait été seul, jamais il n’aurait pu imaginer avant tout ceci qu’il serait autant en détresse. Son dos se convulsait sous l’effet des hoquets de sanglots qui le prenaient.  &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Il était resté quelques heures dans cette position sans pouvoir faire un geste, simplement à pleurer sur son sort et celui de son village. La pluie avait pendant ce temps-là commencé à tomber et le sol s’était fait boueux, lavant la terre des souillures du massacre. Il se releva et commença à marcher sans avoir où il allait.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;&lt;img alt="Creative Commons License" style="border-width: 0pt;" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette création est mise à disposition sous un &lt;a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"&gt;contrat Creative Commons&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/253249460927768741-8133413116519287894?l=gwen-paine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gwen-paine.blogspot.com/feeds/8133413116519287894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=253249460927768741&amp;postID=8133413116519287894&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/8133413116519287894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/253249460927768741/posts/default/8133413116519287894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gwen-paine.blogspot.com/2008/06/exercice-sang-or-soie-septembre.html' title='Exercice: sang, or, soie, septembre'/><author><name>Gwen</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
